‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 100 sur 277 · AGRANDISSEMENT DE HOME · texte numérisé non relu

AGRANDISSEMENT DE HOME

EVENEMENS

home.— 280. Guerre Tarentine. — 264. Première guerre punique. — 219. Seconde guerre punique.

macédoine— État de la Macédoine depuis la bataille d'Ipsus. — 214. Première guerre de Macédoine.

Egypte. — 284. Règne de Ptolémée Philadelphie. — 248. Conquête de la Syrie et delà Judée, par Ptolémée-Evergète. — La chevelure de Bérénice. — Succession d'Evergète dans ce siècle.

parthze. — 256. Fondation du royaume des Parthes.

grèce. — 296. Prise d'Athènes par Démétrius-Poliorcètes; Conquêtes de ce prince.— 284. Ligue Achéenne. Aratus. — Agis. — Cléomène. — Philopœmen. — 279. Irruption des Gaulois en lllyric , en Grèce et en Macédoine.

découvertes. Fanaux par Ptolémée-Philadelphe.— 265. Parchemin par Eumènes de Pergame. — 250. Clepsydre , par les Egyptiens. — 234. Orgue hydraulique, pompe, horloge àroue} par Ctésibius d' Alexandrie. — 220. Les miroirs ardens , par Archimède. — 210. Fontaiyies par Héron d' Alexandrie. — 201. Papier de soie } encre et pinceaux à la Chine. — 200. Mosaïque en verre et métaux , accens , points et virgules, par Aristophane de Byzance.

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ROME

Guerre TssreiatiBie.— Causes. — Les peuples de YEtrurie et du Samnium étaient subjugués; mais les peuples du midi de l'Italie, les Tarenlins.

3e siècle. 197

avaient conservé quelque puissance; ils osèrent s'opposer à la grandeur des Romains. Tarenie avait été fondée par une colonie lacédémonienne vers le 8e siècle avant J.-C. Elle devint en peu de temps l'une des plus puissantes villes de l'Italie et la capitale des trois provinces circon voisines, YApulie, la Messapie, la Lucarne. Les lois, les lettres, le commerce florissaient dans cette ville, enrichie de superbes monumens, et la patrie de beaucoup de grands hommes. Les Tarentins ne voyaient pas sans envie la prospérité de Rome ; ils cherchaient l'occasion de l'humilier et d'arrêter ses conquêtes. Sans penser à leur mollesse et à leur dépravation , qui les rendaient incapables de se mesurer avec un peuple endurci aux fatigues de la guerre, ils insultent une flotte de Rome et outragent Posthumius, chef de l'ambassade ; mais, s'apercevant bientôt de leur témérité , ils implorent le secours de Pyrrhus, roi d'Epire, le plus grand capitaine de l'époque, et qui passait même pour l'héritier des talens militaires du grand Alexandre. Déjà son grand-oncle, Alexandre Ier, beau-frère du vainqueur d'Arbelles, avait tenté de subjuguer l'Italie méridionale ; il y avait trouvé la mort (332). Pyrrhus crut que la conquête de l'Occident lui était réservée.

DÉVELOPPEMENT

Ce prince ambitieux se hâte de se rendre à Tarenie avec des forces considérables. Il avait 20,000 hommes de pied, 2,000 archers, 500 frondeurs, 3,000 chevaux et 20 éléphans. Le consul Lévinas s'avance contre lui, et perd la bataille d'Héraclée en Campanie ; les éléphans avaient épouvanté les Romains. Les Samnites et les Lucaniens grossissent l'armée de Pyrrhus. Le sage Fabricius est envoyé comme ambassadeur pour traiter de la rançon des prisonniers ; sa vertu résiste aux séductions du roi d'Epire, qui songe sérieusement à la paix. Cynéas, son ministre, vient l'offrir de sa part ; il n'impose pour condition que de laisser libres les cités de la Grande-Grèce. Le

sénat, d'après le conseil à'Appius Cœcus, onY Aveugle, répond qu'il ne traitera de la paix que lorsque Pyrrhus aura évacué l'Italie. Cipiéas, de retour auprès de son maître, lui dit que « Rome lui avait paru un temple, cl le sénat une assemblée de rois. »

Pyrrhus , après quelques actions peu décisives, quitte l'Italie et va combattre les Carthaginois, pour secourir les Siciliens. D'abord il a des succès ; mais il est obligé de se retirer; il revient une seconde fois en Italie, rappelé par les Tarentins et leurs confédérés. 11 est vaincu près de Bénévent, par le consul Curius Dcntatus; il abandonne son camp et rentre dans l'Epire avec huit mille soldais. Ne pouvant les payer, il entreprend la conquête cle la Macédoine, en est proclamé roi pour la seconde fois (274), et périt dix ans après au siège d'Argos des mains d'une femme du peuple (272). Les Romains, délivrés de ce dangereux ennemi, soumettent à leur joug les Tarentins et les peuples de la Grande-Grèce, et marchent à grands pas vers la domination de l'Italie.

Cette guerre avait duré près de dix ans.

GUERflES PUNIQUES.

OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES

Situation de Carthage et de Rome avant les guerres puniques.

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