‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 173 sur 277 · BOHEME · texte numérisé non relu

BOHEME

BOEtzxwoir en bohème. — Sous le règne d'Auguste 3 les Marcomans chassèrent les Boïens du milieu de la Germanie où. ils étaient fixés près de six siècles avant J.-G. Ces derniers furent à leur tour dispersés dans le 5e siècle par les deux frères Trichus et Léchus à la (ête d'une colonne de Sarmates (Slaves). Léchas alla fonder la Pologne, et Trichus la Bohème. Borziwoy fut le premier duc chrétien. Dans le 12e siècle, la Bohème fut érigée en royaume.

dations du nord. — Les nations du nord , fractionnées comme celles de la Germanie en un grand nombre de tribus, étaient soumises originairement à des chefs de guerre, élus par les hommes libres, et souvent qualifiés de rois. Ces rois subalternes reconnaissaient quelquefois l'autorité d'un roi supérieur, et formaient entre eux des confédérations guerrières. Les réunions successives de plusieurs peuplades sous un seul chef constituèrent les trois royaumes de Danemarck , de Suède et de Norvège.

ÉGLISE

SCHISME DES grecs. — photius.— Saint Ignace , patriarche de Constanlinople , ayant encouru la haine de Cardas , oncle de l'empereur Michel, parce qu'il l'avait excommunié à cause de ses mœurs scandaleuses , est renfermé par Michel dans une étroite prison, et le siège de Constanlinople est donné à Photius qui écrit au pape pour surprendre son consentement. Biais le pape ayant appris par quelle voie il y était parvenu , le dépose et l'excommunie. Michel meurt , et Bazile , qui lui succède, rétablit saint Ignace, et convoque le huitième concile œcuménique dans lequel Photius est condamné A la mort d'Ignace , Photius est reconnu par l'empereur Bazile et le pape Jean VIII pour patriarche. Mais, l'an 886, il est chassé de nouveau par l'empereur Léon, et transporté dans un monastère où il meurt (891). Photius, par ses accusations contre l'Eglise romaine , avait semé des germes de division qui se développèrent plus lard , et produisirent le schisme que consomma , au 12e siècle, Michel Cèrulgire , patriarche de Constanlinople.

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10e SIECLE.

caractère. — Gloire et décadence du califat d'Espagne. — Nationalité de l'Allemagne. —-Nationalité française. —Fin des invasions.

OTeOAT-LE-GRAND , ou l'ejipire d'occident passant aux allemands (936).

France. —912. Etablissement des Normands sous Charles III (le Simple). —987. Hugues-Capet, premier roi de la race capétienne.

orient.— 90S. Dynastie des Fatimites. — 998. Dynastie des Gaznévides dans l'Inde. — 946. Bouhides en Perse.

Allemagne — 911. Conrad 1er, roi de la maison de Franconie. — 919 — 936. Maison de Saxe. Henri l'Oiseleur. — 962. Conquête de l'Italie par Othon-Ie-Grand.— 984. Création du Margraviat d'Autriche et du comté de Hollande.

Russie. — 980. Wladimir, grand-duc de Russie.

Hongrie. — 912. Fondation du royaume de Hongrie.

Venise. — 1001. Agrandissement de Venise.

Espagne. — 912. Abdérame III , ou les Maures à Cordoue.

découvertes. — Armoiries. — 1100. Chiffres arabes .—Horloges à balancier.

FRANGE

Ii©g M©a*iBis&!Mls alaïas la ISfeiastrie. — Les Scandinaves, peuples du nord de l'Europe, se sont fait connaître dans leurs incursions sous le nom de

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Danois et de Normands. Depuis le règne de Charlemagne, le beau pays de France les avait tentés, et l'embouchure de la Seine et celle de la Loire leur offraient une entrée facile : ils s'étaient plus d'une fois montrés dans cette contrée.

Charlemagne, qui prévoyait leurs dévastations, avait fait construire des forts pour s'opposer à leurs ravages ; mais, à la mort de ce prince, ils redoublèrent d'audace. Sous les règnes de Louis-le- Débonnaire et de Charles-le-Chauve, Rouen, Pontoise, Paris, les virent porter dans leurs murs le fer et la flamme. Enfin, sous Gharles-le-Simple, Rollon, leur chef, qui s'était exilé de la Norwège pour ne pas plier sous le joug tyrannique d'Harold, roi de ce pays, rassemble dans la Scanie ses parens, ses amis, fait un appel aux Danois ( des Orcades et des Hébrides ) et vient en France faire tant de ravages que le faible roi Charles-le-Simple se voit obligé de lui céder, à condition qu'il embrasserait le Christianisme, celte partie de la Neustrie qui depuis fut appelée Normandie. Rollon accepta ce traité ainsi que la main de Gizèle, fille du roi de France ; mais il ne voulut pas s'humilier à rendre à Charles les hommages obligés : il fut convenu qu'un de ses officiers le remplacerait; ce dernier le fit avec une insolence qui aurait sans doute été punie, si la France eût été moins faible ; il leva si haut la jambe de Charles dont il devait baiser le pied, que ce prince tomba et fut la risée des Normands présens à cette scène.

Rollon fut un grand homme : il donna à ses peuples, pour qui le carnage était une vertu, des institutions sages qui firent leur bonheur. Une ancienne tradition nous dit qu'il sut tellement imposer à ses sujets, que les maisons restaient ouvertes sans crainte des voleurs, qu'on était à l'abri des vexations et des violences encore long-temps après sa mort, seulement en invoquant son nom, Ahl fioll, d'où Ah! Ro, et par corruption Haro. Guillaume-le-Conquérant, qui en 1066 s'empara du trône d'Angleterre, était le

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sixième descendant de Rollon de la manière suivante :

1° Raoul ou Rollon, qui épousa Gizèle, fille de Charles-le-Simple ; 2° Guillaume - Longue - Épée ; 3°Richard-sans-Peur, gendre de Rugues-le-Grand ; 4° Richard II, le Ron ; 5° Richard III; 6° Robert-le- Diable, mort en pèlerinage ; 7° Guillaume-le-Conquérant, fondateur de la monarchie normande en Angleterre, 1066.

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