‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 180 sur 277 · OBSERVATIONS SUR GREGOIRE VIL · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS SUR GREGOIRE VIL

En considérant Grégoire VII, sous le rapport d'homme d'état, de souverain temporel, on ne peut lui refuser ni le génie qui conçoit devastesdesseins, nile caractère qui préside à leur exécution ; comme chef de religion, il a été jugé moins favorablement. Sa conduite hautaine envers Henri, les principes de la suprématie absolue, dont le premier il voulut étendre les conséquences jusque sur les devoirs de la fidélité des sujets envers leur souverain, font élever de vives censures contre sa mémoire. On ne doit pas oublier cependant qu'il rendit de grands services à la religion, en rétablissant sur le trône pontifical cette dignité, cette sévérité de mœurs qui, plus d'un siècle avant lui, en avaient été bannies par l'effet des intrigues les plus honteuses.

la comtesse MATHIL5E. — La comtesse Mathilde, dont nous venons de parier, était fille de Boniface, comte de Toscane et cousin de l'empereur Henri. Elle avait épousé Godefroi-le- Bossu, fils du duc de Lorraine. Elle mourut en 1116, et légua ses états au saint -siège. Ils comprenaient la Toscane, Mantoue„ Parme, R eggio, Plaisance, ?>Iodene, Ferrare, une partie de l'Ombrie, le duché de Spolette, Vérone, presque tout ce qui est appelé aujourd'hui le patrimoine de saint Pierre^ depuis Viterbe jusqu'à Orvietto, avec une partie delà marche d'Ancône. L'empereur d'Allemagne, Henri V, s'empara de cette vaste succession, en qualité de chef de l'empire et déplus proche parent de Muthilde ; il se rendit à Rome, où il se fit couronner une seconde fois par Maurice Bourdin, arebevêque de Prague et légat, qu'en revanche il fit nommer pape sous le nom de Grégoire VIII. Ces querelles finirent par le concordat de Worms. Henri V renonça à l'investiture par la crosse et l'anneau, se réservant seulement de conférer les bénéfices avec le sceptre. La mort de Henri V mit fin à la maison impériale de Franconie.

turcs SEtjoucisES. — Les Turcs Seljoucides sont sortis du Turkestan. Ils conquirent l'Asie-AIineure, une partie de la Haute-Asie, et jouèrent un grand rôle dans les croisades. Togrul-bes, petit-fils de Seljouck , prit le titre d'Emir-al-Omrah après s'être emparé de la Perse et de Bagdad, et est regardé comme le fondateur de leur empire. Après le sultan lïïalcck, qui avait achevé de soumettre l'Asie, l'empire des Seljoucides fut divisé, et de ses débris se formèrent trois grands états : 1° l'empire d'Iran; 21 celui d'Iconium ou de Roum; 5° l'empire de Syrie, qui se subdivisa en sultanies d'Alep et de Damas. Un neveu de Togrul fonda encore l'empire de Kerman, soumis plus tard par les Khowaresmiens.

LE MONDE

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