DATES
| Solitaires ,
Saint Paul, crmUe,
vers 300
j Cénobites,
Saint Antoine , abbé,
Religieuses,
Sainte Syncilétiqne;
Maronites
Saint Maron ,
De saint Basile,
Saint Basile,
Carmes ( bienheureux
Albert) ,
Prophète Êlie,
Carmes déchaussés,
Saint Jean de la Croix,
Augustins ,
Saint Augustin ,
Bénédictins,
Saint Benoît ,
Bernardins,
Saint Bernard,
Prémontrés ,
Saint Norbert,
De la Merci ,
Saint Pierre Nolasquc ,
Trinitaires,
Saint Jean de Matba ,
Célestins ,
Saint Célestin,
Franciscains,
Saint François d'Assises ,
Cordeliers,
Id.
Capucins,
Id.
Dominicains ,
Saint Dominique,
Charireux ,
Saint Bruno,
Minimes,
Saint François de Paule ,
Jésuites ,
Saint Ignace de Loyola,
Trappistes,
De Kancé.
L'horreur qu'inspiraient naturellement aux âmes vertueuses les crimes du paganisme expirant, la mélancolie profonde causée par les désastres d'un monde en dissolution, enfin le désir d'approcher sans trouble de la perfection chrétienne, engagèrent un grand nombre de pieux personnages à fuir dans les déserts de la Thébaïde pour y vivre dans la solitude.
Saint Paul, premier ermite, vécut quatre-vingtdix ans sans communication avec les hommes.
Telle fut l'origine du mot moine, dérivé du grec monos , seul.
Le véritable instituteur des congrégations religieuses est saint Pacôme, qui le premier réunit les religieux sous un même chef et une même règle, après
430 12e SIÈCLE.
qu'ils curent renoncé à vivre isolément, pour mener la vie commune dans des maisons nommées originairement cœnobium, puis monastères (habitations des cénobites ou moines), et plus tard dans le moyenâge, couverts (réunions), et cloîtres (maisons fermées).
Saint Basile organisa les moines dans tout TOrient; sa règle est encore en vigueur dans l'Église grecque. Les moines grecs portent le nom de caloyers.
Au commencement du moyen âge, le dégoût du monde causé par les fléaux inouïs déchaînés sur cette malheureuse époque multiplia les moines dans les contrées de l'Occident ; des princes appelés au trône par leur naissance préférèrent le cloître ; saint Cloud, l'un des Mérovingiens, en est un exemple mémorable.
Saint Benoît fut alors le grand instituteur et organisateur des moines en Occident, comme saint Basile l'avait été pour l'Orient deux siècles plus tôt.
On doit aux moines de l'ordre de saint Benoît la conservation de quelques lueurs de science dans les temps les plus barbares, et d'immenses travaux d'érudition dans des temps plus paisibles et moins éloignés de notre époque.
Après l'invasion des barbares, les moines de tous les ordres ont puissamment contribué au défrichement des terres laissées incultes par la destruction des populations européennes réduites à rien dans les plus belles contrées de la Gaule et de l'Italie.
Les Carmes devraient être regardés comme le plus ancien des ordres religieux, puisqu'ils remontent jusqu'au prophète Élie qui les aurait institués sur le mont Carmel.
Dans le moyen âge ils furent reconstitués par le bienheureux Albert, en 1204.
Les Auqustins prennent le nom de saint Augustin, évêque d'Hippone; leur organisation est l'ouvrage du pape Alexandre IV, en 1256,
Les frères de la Merci et les l'rinilaires, institués pour la rédemption des captifs retenus en esclavage dans les pays musulmans, portaient aussi, en France, le nom de Mathurins, du nom de leur fondateur saint Jean deMatha.
Les Dominicains de Paris, ayant eu leur premier couvent rue Saint-Jacques, étaient désignés en France sous le nom de Jacobins et sous celui de frères Prêcheurs, à cause de la prédication à laquelle ils se livraient assidûment.
Les Capucins, les Cordeliers, les Récollels, étaient tous des Franciscains, reconnaissant pour chef saint François d'Assises, dont ils suivaient les règles avec de légères modifications.
Les Minimes étaient aussi désignés sous le nom de Bonshommes, du surnom donné par le peuple à saint François de Paule, leur fondateur.
M. de Rancé, instituteur des Trappistes, l'un des ordres les plus récens, n'a reçu de l'Eglise ni le titre de saint, ni celui de bienheureux.
438 13e siècle,
13e SIECLE.
caractère.— Apogée et décadence de la papauté. — Extension et alfermissement du pouvoir royal sur la féodalité.-— Apparition du peuple dans les affaires politiques.
EVÉNEMENS
France. — 1214. Bataille de Bouvincs. — 1226. Règne de saint Louis. — 1255. Etablissement de l'inquisition sous saint Louis. — 1269. Pragmatique-sanction.
Angleterre. — 1215. Grande Charte signée par Jean-sans- Terre. — 1281. Conquête du pays de Galles par Edouard Ier.
empire d'orient. — 1204. Quatrième croisade; les Latins à Consiantinople. — 1261. Nouvel empire grec. — Michel Paléologue. —1217. Cinquième croisade. — 1270. Sixième croisade (voir le onzième siècle).
Allemagne. — 1241. Ligue Anséatique. — 1268. Mort de Conradin. — 1273. Rodolphe, maison de Hapsbourg.
Italie. — 12)9. Les Torriani et les Visconti à Milan. — 1266. Charles d'Anjou, roi de Naples. — I2S2. Vêpres Siciliennes.— 1290. Destruction de Pise par les Génois.
Amérique. — Les Incas au Pérou.
asie.— 1215. Conquêtes de Gengis-Khan.— 1230. Les Mamelouks en Egypte. — 1280. Les Mongols à la Chine. — 1300. Maison Ottomane en Bithynie.
église. — 1294. PonliOcat de Boniface VIII. — 1503. Institution du Jubilé.
découvertes. — 1270. Miroirs de verre. — 1204. Écluses.
FRANCE