‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 253 sur 277 · GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

GÉNÉRAUX

Bonaparte, Menou, Berlhier, Desaix, Kléber, Régnier, Dammarlin, Cafarelli-Dufalga, Murât, Lannes, Davoust, Junot, Marmont, Belliard, Friand.

Berthollet, chimiste ; Desgeneltes et Larrey, médecins ; Thouin, Geoffroy , Delisle, naturalistes; Conté, Champy, physiciens; Monge, Fourier, Costaz, Gérard, mathématiciens; Parceval de Grandmaison, Arnaud, poètes ; Denon, dessinateur ; Redouté, peintre de fleurs.

iSe siècle. 599

Consulat. — L'expédition d'Egypte avait de nouveau soulevé l'Europe contre laErance ; le congrès de Rastadt avait été dissous et les négociateurs français massacrés. La nouvelle coalition se compose de l'Autriche, de la Russie, de l'Angleterre et de la Porte. La Prusse garde la neutralité. L'Italie est de nouveau le théâtre de la guerre. Le général Mack est battu, Naples prise par Championnet et la république parîhénapêenne proclamée. Cependant la présence de Souwarow et de l'archiduc Charles rétablit bientôt la fortune des alliés ; Macdonakl et Joubert sont défaits, toutes les places sont reprises et il ne reste plus aux mains des Français que Gênes et Ancône. En même temps les armées françaises sont battues sur le Rhin. Le faible Directoire est cause de tous ces désastres, et, loin de chercher à les réparer, ses mesures brutales et impolitiques ne servent qu'à augmenter ses embarras. Masséna à Zurich, Lecourbe en Italie et Brune en Hollande ont vainement rétabli les affaires de la république. Les soldats sont mal vêtus, mal nourris et indisciplinés. La Provence est menacée, tandis que les Vendéens, les chauffeurs et les assassins du midi organisent la guerre civile. Tout semblait désespéré lorsque Bonaparte débarque à Fréjus. Arrivé à Paris, il dissout le conseil des Cinq- Cents par la force, et le 13 décembre 1799 il est nommé premier consul d'abord avec Sieyès et Ducos, ensuite avec Cambacérès et Lebrun. On décrète la constitution consulaire de l'an VIII. L'initiative des lois réservée au gouvernement fit cesser la séparation de la puissance législative et du pouvoir exécutif. C'était manifester l'intention de détruire la constitution avant même qu'elle fût achevée.

OBSERVATIONS

L'ancien gouvernement succombe par la force du temps et des choses. On eut à déplorer dans cet effroyable cataclysme politique bien des tyrannies, bien des crimes qui sont à peine rachetés par les vertus qui brillèrent d'un vif éclat dans ces temps d'orage.

(500 18e SIÈCLE.

La révolution française est le plus grand événement des temps modernes. Des trois élémens qui constituaient auparavant la société, l'aristocratie et la royauté, deux ont succombé : le lierséîat, ou autrement le peuple, est seul resté debout. « Ainsi, dit « IVl.de Chateaubriand, se sont succédé en France, dans un ordre « régulier, l'aristocratie, la monarchie et la république, le noble, « le roi et le \ peuple ; tous les trois ayant abusé de la puissance « ont enfin consenti à vivre en paix dans un gouvernement com- « posé de leurs trois élémens. » C'est le gouvernement constitutionnel. Une ère nouvelle commence.

CONSÉQUENCES

1. Abolition du régime et des droits féodaux, ainsi que des privilèges de la naissance.

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