‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 264 sur 277 · INDÉPENDANCE RECONNUE DES ÉTATS-UNIS D* AMERIQUE · texte numérisé non relu

INDÉPENDANCE RECONNUE DES ÉTATS-UNIS D* AMERIQUE

La France conclut avec elles un traité d'alliance et de commerce. L'Espagne et la Hollande se joignent à la France contre l'Angleterre, et la guerre est déclarée.

CAUSES

L'acte du timbre publié en 1765, "par lord Grandviîle, fait naître des discussions sur le droit qu'avait le parlement anglais de prélever des impôts sur le peuple américain. La fermentation croissait toujours ; un congrès, réuni à New-York, au mois d'octobre de la même année, publie une déclaration des droits du peuple. Francklin se met à la tête de l'opposition qui se déclare contre la métropole, et l'insurrection de Boston donne à la résistance un caractère plus sérieux. Les provinces suivent le mouvement et convoquent un congrès national, le 5 septembre 1774, qui arrête la suspension de tous leséchangescommerciaux avec l'Angleterre. Les hostilités commencent par le combat de Lexington et finit par la défaite du général Cornwallis battu par Washington. Ce fut le 15 juillet 1776 que l'indépendance des Etats-Unis fut proclamée solennellement et fut promptement reconnue par la France, l'Espagne et la Hollande. On saisit avec empressement cette occasion pour porter un échec à la puissance navale des Anglais.

Les principaux personnages de cette guerre sont, en Amérique: Francklin, Washington; en France le comte de Rochambeau, le marquis de Lafayette, le comte d'Orvilliers, d'Estaing,

de Suffren, Lamotle-Piquet; en Angleterre, Rodney, amiral, Howe, Burgoyne, Cornwallis et William Pitt.

Les principaux événemens sont :

1° Bataille navale d'Ouessant, gagnée par les Français ; 2° Prise de la Dominique, du Sénégal, de Saint-Vincent, de la Grenade, par les Français, qui perdent Sainte-Lucie ; 5° Les flottes réunies de France et d'Espagne tentent la prise de Gibraltar et échouent. Les hostilités continuent entre la Hollande et l'Angleterre. LesHollandais perdent Négapatam, Saint-Eustache. Enfin, la bataille de York-Town est gagnée par Washington sur les Anglais ; lord Cornwallis^ dans Charles-Town, est forcé de capituler. Le traité de paix est signé entre les puissances (1783), et l'indépendance de l'Amérique est reconnue.

Lecture.— Esquisses historiques, à l'article États-Unis. TRAITÉS.

Amérique. —Les Etals-Unis d'Amérique demeurent indésndans.

FRANCE. — On restitue les conquêtes faites en Amérique; la France acquiert Tabago, Saint-Pierre et Miquelon, et le droit de pêche à l'île de Terre-Neuve. En Afrique, elle acquiert le Sénégal.

Espagne. — Elle conserve la Floride et l'île de Minorque.

hollande. — Elle cède aux Anglais Négapatam et recouvre les autres colonies.

Angleterre. — On restitue les conquêtes de part et d'autre ; l'Angleterre acquiert la navigation libre dans toutes les mers des Indes.

négociateurs : Pour l'Angleterre, lord Oswald ; pour l'Amérique, Francklin, Adams.

Pour la France, le comte de Vergennes ; pour l'Angleterre, lord Fitz-Herbert ; pour l'Espagne, le comte d'Aranda.

Pour la Hollande, Berkenrode : pour l'Angleterre , le duc de Manchester.

constitution.— Les Etals ainsi émancipés s'unirent d'un lien fédératif, et quelques légers changemens dans chacun d'eux suffirent pour les réunir dans un intérêt commun. Le gouvernement fut d'abord faible et chancelant ; mais les réformes introduites en 1789 dans la constitution lui donnèrent plus de force et de consistance. Le pouvoir exécutif fut confié à un président temporaire sous la surveillance du sénat; le pouvoir législatif

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s'exerça par le président, le sénat et un congrès composé de députés élus par chacun des Etats de l'Union. Ainsi le crédit de l'Etat fut fondé par le concours du peuple dans le règlement de toutes les affaires de ûnances. Washington,, qui fut le premier président, montra autant d'habileté dans le gouvernement qu'il avait montré de courage dans le combat, et les Etats-Unis entrèrent sous ses auspices dans une carrière de liberté et de prospérité qui va croissant de jour en jour.

la révolution de saint-bomingui:. — La barbarie du commerce des Noirs excitait depuis long-temps l'indignation d'une partie de l'Europe : des factions se formèrent pour soutenir la cause des esclaves. Le Danemarck, le premier, ordonna l'abolilion de la traite des Nègres. Les Anglais déclamèrent beaucoup contre ce commerce d'hommes, mais ils ne l'abolirent que longtemps après les Français. Il se forma à Paris une société d'amis des Noirs, qui voulait l'abolition entière de l'esclavage: leur influence sur les colonies eut lieu par les Mulâtres qui se trouvaient à Paris. Dans les îles, et surtout à Saint-Domingue, les Mulâtres animèrent les Noirs, et tous se soulevèrent contre la tyrannie des Blancs. Les plantations furent ravagées, Port-au- Prince livré aux flammes. La Convention envoya des commissaires qui n'apaisèreni point les troubles ; au contraire, les dissensions des Blancs les fomentaient de plus en plus. Les ravages continuèrent; après l'incendie du cap Français, en 1785,1a liberté des Nègres fut proclamée. Les Blancs, soutenus par l'Angleterre, s'emparèrent de plusieurs places; mais le climat en fit périr un grand nombre. Ils quittèrent Saint-Domingue en 1798. Les Nègres y dominèrent sous la conduite de Toussaint-Louveriure, de Christophe, etc.

ASIE

mort de tippoo-saeb.— Tippoo-Saëb, sultan de Mysore, le plus redoutable ennemi des Anglais dans l'Inde, leur fait une guerre acharnée. Mais ceux-ci, renforcés par les troupes de Nizam et l'alliance des Marattes, après avoir réduit ses deux principales forteresses, l'investissent dans sa capitale, Seringapatnam, où il accepte le 10 mars 1792 une paix onéreuse. Tippoo-Saëb reprend bientôt les hostilités contre les Anglais, et envoie des ambassades au sultan de Caboul et à la république française, dont il accueille les citoyens. Enfin, le marquis de Wellesley, depuis lord Wellington, après s'être assuré de la neutralité des Marattes et de l'alliance de Nizam, prend Seringapatnam d'assaut le 4 mai 1799. Tippoo-Saëb s'ensevelit sous les débris de son trône et laisse par sa mort l'empire de l'Inde aux Anglais.

désastres dans L'inde. — Après la chute de l'empire du Mogol et la paix de 1748, Dupleix et Labourdonnaye avaient fait d'importantes conquêtes dans l'Inde. Mais la désunion de ces

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deux capitaines rendit leurs efforts infructueux. Dupleix, après de nombreux succès, assiège la capitale du Madtjré ; mais les Anglais, commandés par lord Clive, la délivrent et détruisent l'armée du général français. Après cette défaite, Dupleix est rappelé en France où il meurt de chagrin. Lally lui succède, prend aux Anglais le fort de Saint-David, qu'il rase; mais bientôt, assiégé dans Pondichéry, il est obligé de se rendre à discrétion en 1761. Quoique prisonnier de lAngleterre, il vint à Paris se constituer prisonnier à la Bastille. Peu de temps après, victime des calomnies de ses ennemis, il expie par une mort cruelle et injuste ses désastres dans l'Inde , où il avait perdu Chandernagor et Pondichéry. A la même époque nous perdons toutes nos colonies dans les quatre parties du monde.

chute de L'empire du mo&ol — Après la mort du fameux Aureng-Zeb, arrivée en 1707, le vaste empire créé par ce grand homme ne cessa d'être déchiré par les factions : les gouverneurs des provinces se rendirent indépendans de la couronne et les peuples secouèrent successivement leurs chaînes. ïl ne tarda pas à devenir la proie des Européens, qui profitèrent des discussions d'une multitude de chefs pour y établir leur domination.

ÉGLISE

bulle unigenïtus.— Sur la fin de sa vie, Louis XIV, qui avait d'abord approuvé les quatre fameuses propositions de Bossuet, accepta la bulle Unigenitus publiée par le pape Clément Xï, en 1713, bulle qui condamnait les propositions et détruisait les libertés de l'Eglise gallicane. Elle fut le signal d'une division dans le clergé, amena une véritable scission dans l'Eglise catholique de France et devint une nouvelle cause d'agitation dans l'Etat.

exil de pie VI.' — L'assemblée constituante de France ne s'était pas contentée de publier divers décrets que le saint-siége regarda comme attentatoires à son autorité spirituelle, et qui devaient établir un schisme dans l'Eglise gallicane ; elle avait aussi réuni au territoire français la ville d'Avignon et le comtat Venaisin, que le pape possédait depuis les treizième et quatorzième siècles.

Lors de la première coalition contre la France, le pape Pie VI se rangea du côté de ses ennemis. Le 15 janvier, dans une émeute populaire à Rome, le secrétaire de la légation, Basseville, fut massacré. .Trois ans après, le général Augereau marcha sur les Etats du pape ; les hostilités cessèrent et furent reprises tour à tour ; mais, le 28 décembre 1797, une seconde émeute populaire s'éleva dans Rome contre Joseph Bonaparte, ambassadeur de France, dans laquelle le général français Duphot fut tué : l'ambassadeur, peu satisfait des mesures prises par le gouvernement papal pour le protéger, quitta Rome. Une armée fran-

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çaise, commandée par le général Berthier, y entra le 17 février 1798, et proclama le 13, sur le Campo-Vaccino , la république romaine, gouvernée par des consuls, un sénat et un tribunat. Le pape fut conduit en France, et mourut à Valence, le 17 août 1799. Cependant la république romaine n'eut pas une Iongue durée, I Après les événemens qui eurent lieu en 1799 dans la Haute-Italie, des troupes russes et napolitaines entrèrent, le 50 septembre à Rome , qui fut remise le 3 juillet à Pie VII, nommé pape, le 15 mars, par le conclave de Venise.

19e SIECLE.

caractère. — Puissance de la France. — Extension et tentatives de l'esprit de liberté. — Immense développement de l'industrie.

ÉVÉNEMENS

histoire de l'europe en général.— 1800. Campagne d'Italie.— Bataille de Marengo.— 1801. Traité de Lunéville. — 180-2. Guerre de Saint-Domingue.'— 1804. Napoléon, empereur. — 1803. Bataille d'Austerlitz.— Victoire des Anglais à Trafalgar. — 1806. Destruction de l'empire germanique. — Confédération du Rbin.— 1807. Paix de Tilsitt.— 1808. Délrônement de la famille d'Espagne. — 1809. Guerre d'Allemagne. — Révolution de Suède.— J8J;0. 2e Majiage de Napoléon.— 1811. Guerre d Espagne.—1812. Campagne de Russie.— 1814. Confédération des souverains de l'Europe. — Erection des Pays-Bas en royaume. — Déchéance de Napoléon. — Première abdication. — Rétablissement des Bourbons. — Premier traité de Paris. — Charte donnée aux Français. — Congrès de Vienne. — 1813. Retour de Napoléon. — Déclaration des alliés.— Confédération germa nique.— Bataille de Waterloo.— Seconde invasion. — Seconde abdication de Napoléon.— Chute et mort de Murât.— Guerre de Suède.— 1816. Expédition de lord Exmouth à Alger.— 1820. Assassinat du duc de Berri. — 1821. Révolution de la Grèce. — 1823, Mort de Pie VII. — Nouvelle campagne d'Espagne. — 1824. Mort de Louis XVIII.— 1826. Mort d'Alexandre.— 1827. Victoire de Navarin. — 1828. Guerre entre les Turcs et les Russes.— Expédition française en Morée. — 1830. Expédition française à Alger. — Révolution de Paris. — Révolution de Bruxelles. — Révolution de Pologne.— 1831. Léopoldde Saxe-Cobourg, roi des Belges.— 1832. Mort à Schœnbrunn du duc de Reichstadt, fils de Napoléon.

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découvertes. —1801. Planète de Cérès. — 1802. Idem de Pallas ou Olbert.—ISOG, Idem de Festa.— 4806. Colonne de la place Vendôme. — 1806. Pont d'/éna. — 1806. Abattoirs. — 1806. Planète de Junon.— 1806. Lithographie. — 1806. Enseignement mutuel. — 1807. Bateaux à vapeur. — 1834. Navire aérien de Lennox.— 1834. Eoliennes, voitures à voiles. — 1834. Pont Louis-Philippe. — 1834. Pont des Saints- Pères.

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