‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 263 sur 277 · GUERRE DES TURCS ET DES VENITIENS EN · texte numérisé non relu

GUERRE DES TURCS ET DES VENITIENS EN

Les Turcs, jaloux de posséder la Morée tout entière, cherchaient un prétexte pour déclarer la guerre aux Vénitiens; ils s'emparèrent de toute la Morée, de l'île de Cérigo, et assiégèrent Corfou. Mais pendant ce temps, l'Autriche vint au secours de son allié ; le prince Eugène fit lever le siège de Corfou et gagna la célèbre bataille de Péterwaradin : il s'empara de la Servie, de la Valachie, ensuite de Belgrade et de plusieurs autres places. Les Vénitiens de leur côté réparaient leurs pertes: ils s'emparaient des villes de l'Albanie, de l'Epire et de la Dalmatie. Ces succès amenèrent le traité de Passarowitz, en 1718, entre les puissances maritimes: 1° l'Autriche conserva Belgrade, la Valachie, la Servie; 2° les Vénitiens gardèrent les villes delà Dalmatie qu'ils avaient soumises ; 5° la Morée et Cérigo furent cédées aux Turcs par les Vénitiens. L'Autriche conclut en même temps un traité avec la Porte, qui lui donna entière liberté de commerce dans tous ses ports.

ASIE

thamas koulî-khan. — Ce chef ambitieux naquit dans le Koraçan où il était pâtre; mais, cédant à son génie actif, il devint chef de brigands. Il faisait ce métier, lorsque, avec deux ou trois mille hommes, il vint offrir ses services

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au prince- Shah-Thamas, et changea son nom de Nadir en celui de Thamas-Kouli-Khan, qui signifie esclave du prince Thamas. Il battit les Afghans et les força de se retirer sur les frontières de l'Inde. Bientôt il y pénétra lui-même en 1759, et se rendit maître de la personne du grand-mogol, enleva de ce beau pays des trésorsimmenses, garda quelques-unes des provinces conquises et ne rendit la liberté au prince indien qu'à la charge de donner une très forte somme. La guerre contre les Turcs n'ayant pas été très heureuse, il fît avec eux la paix en 1746. Depuis cette dernière guerre il se livra à son caractère féroce, et par cette conduite donna lieu à des soulèvemens. Il fut assassiné par les chefs de son armée, le 11 juin 1754. Sa taille était de plus de six pieds, mais son regard n'annonçait rien de terrible : il avait quarante ans quand il mourut.

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