‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 35 sur 277 · ASSYRIE · texte numérisé non relu

ASSYRIE

La dispersion du genre humain était à peine consommée que Nemrod, sixième fils de Chus, commença à se rendre puissant. Chasseur intrépide, il devint guerrier, et avec le secours des Chusites, ses compatriotes, il s'empara de la terre de Sennaar, fit fonda Babylone (2680), dans le même temps quJssur, (ils de Sem, jetait les fondemens d'une ville qui plus tard porta le nom de Ninive. Moïse nomme trois autres villes élevées par Nemrod, Erec, decadel Catne ; mais on en ignore la position. D'ailleurs les commencemens de l'empire d'Assyrie offrent beaucoup de difficultés chronologiques et géographiques; et cependant dans le siècle où nous sommes, il était parvenu au plus haut point de gloire, puisqu'il s'étendait sur toute l'Asie, entre 1 Eu ph rate et l'Indus, et même sur l'Asie-Mineure, sur l'Asie entre la Méditerranée et l'Euphrale, et jusque sur l'Afrique orientale, et sur la partie de l'Europe la plus voisine du Pont-Euxin.

On croit que Nemrod conquit le royaume de Ninive sur Assur; qu'en 2218 les Arabes s'emparèrent des états de l'empire

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babylonien ou de Chaldée, et qu'ils les conservèrent jusqu'à l'année où Bélus , ayant vaincu ces derniers, réunit ces deux pays, et forma ainsi le premier empire d'Assyrie.

BSiiàias et SéBiafia*ami@ ire. — Ninus, fils de Bélus, agrandit Ninive, et soumet les Arméniens, les Modes et les peuples de l' Asie-Supérieure jusqu'à Bactres. Il fait le siège deBactres, et s'empare decette ville par les conseils de Sémiramis.

Ninus épouse Sémiramis, qui lui succède en 1991.

Cette princesse étend glorieusement son empire, trace des grandes routes, entoure Babylone de murailles, et y fait construire ces fameux jardins qui ont été mis au nombre des sept merveilles du monde.

Son expédition dans les Indes fut malheureuse ; elle fut vaincue sur les bords de l'Indus. — Ninias, son fils, lui succéda après l'avoir privée de son autorité et peut-être de la vie.

Lecture. — La tragédie de Sémiramis 3 par Voltaire, — Hérodote.— Ctésias. — Diodore de Sicile.

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