‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 36 sur 277 · OBSERVATIONS SUR SEMIRAMIS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS SUR SEMIRAMIS

Los historiens tant anciens que modernes ne sont d'accord ni sur les exploits, ni sur l'époque de Sémiramis; les uns font vivre cette princesse dans le 20e siècle (Diodore, Ctésias, Justin, Eusèbe) ; les autres dans le 15' (Miot) ; Hérodote dans le 8e et Volney dans le 6e. — Peut-être pourrait-on admettre plusieurs Ninus et plusieurs Sémiramis. Quoi qu'il en soit, nous devons avertir nos jeunes lecteurs de l'obscurité qui règne dans la chronologie des souverains de Babylone. Si notre opinion n'était pas si faible, nous soutiendrions la version d'Hérodote qui fait Sémiramis contemporaine de Nabonassar, dont l'ère, époque aujourd'hui certaine, commence en 747; elle serait donc antérieure de -45 ans à la première ruine de Ninive. Ce serait alors seulement qu'elle aurait exécuté, soit comme reine, sojt comme régente, les travaux que son génie, son goût pour les grandes choses, et surtout sa politique ont dû lui faire entreprendre. Quant à Nitocris, dont parle Hérodote, et qui régnait sous la minorité d'un Labynète II, sous lequel, suivant l'historien grec, Cyrus s'empara de Babylone, les historiens n'en font aucune mention.

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GBECE.

isachos, Egyptien ou Phénicien d'origine, vint s'établir avec une colonie dans le pays appelé depuis Argolide, et régna sur des peuples sauvages. Ses fils et ses petits-fils, nommés Inachides, firent plusieurs fondations.

1° Pkoronée, son Ois, rassembla les peuples dans une ville qu'd nomma Phoronique.

2° Argos, son arrière petit-fils, changea le nom de Phoronique en celui d'Argos, et appela la contrée Argolide.

5° Ephyre, sa sœur, fonda Corinlhe.

4° Phégée, son fils, bâtit Phègesen Arcadie.

o° Pélasgus, son petit-fils, fonda, en 1885, le royaume d'Arcadie; il apprit aux Arcadiens à se vêtir de peaux de sangliers, à se bâtir des cabanes, et à se nourrir de glands au lieu de feuilles d'arbres. Il émigra en Thessalie avec les Arcadiens, qui prirent le nom de Pélasges.

6° Spartus ouSparton, son petit-fils, jette les premiers fondemensde Sparte en 1710.

7° Mycénéus , son arrière-petit-fils, par Sparton, son père, donna naissance à Mycènc, en 1884.

8° Lycaon, fils de Pélasgus, bâtit la ville de Lycosure, et y éleva un autel à Jupiter, auquel il commença à sacrifier des victimes humaines : c'est pour cela que les poètes le font métamorphoser en loup.

9° ïo, sa fille , .que des marchands phéniciens enlevèrent et emmenèrent en Egypte, où sa bonté la rendit digne d'Osiris, surnommé Jupiter, ce qui donna lieu à l'épisode de la fable.

10° Danails , l'un de ses descendant , qui s'établit à Argos (voirie 16e siècle) ; comme il était fils de Bélus l'Égyptien , il l'ut le chef de la famille des rois Bélides.

il° Acrisius, petit-fils de Lyncée, dont la fille Danaè épousa Persce. (Voyez le 14e siècle.)

12° Mégapmthe, fille de Prétus, arrière-petit-fils de Danaïis; il est le chef delà troisième maison d' Argos, nommée Prétide.

13° Agénor , arrière-petit-fils d'Inachus , et fondateur des Phéniciens. (Voyez le 17* siècle.)

Lecture. — Précis historique, de MM. Poirson et Cayx.

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EVENEMENS

grecs. — 1835. Premiers peuples de la Grèce. — Les Pélasges. — Fondation de Sicyonc par Égialée.

Egypte. — Propagation tje la Philosophie égyptienne chez les Grecs et chez les Hébreux.

découvertes.— 1850. Invention des caractères d'écriture attribuée aux Siésmens.

ÏDendoppem-fnt.

GRÈCE

l*e& Pélasges. — Les fables inventées par les Grecs sur les hommes qui les premiers habitèrent leur pays n'offrent à l'esprit rien qui puisse le satisfaire. Observons seulement que le souvenir d'un déluge s'était conservé chez eux. H parait que Javàn, fils de Japliet , fut le père des familles qui vinrent s'établir dans la Grèce, au temps de la dispersion des peuples.

Ces peuples paraissent être issus des Thraces, nation considérable dont le pays s'étendait du nord de la Grèce au nord du Ponl-Euxin. Ainsi c'est par terre et non par mer que les Pélasges seraient venus dans l'Occident. Les descendans de Javan, établis dans la Grèce, portèrent long-temps le nom de Pélasges ; ils vivaient errans dans les forêts ( comme aujourd'hui les sauvages de l'Amérique); ils se nourrissaient du produit de leur pêche, de fruits champêtres qu'ils disputaient aux animaux. Nous ne connaissons rien de leur histoire, de leurs mœurs ni de leur religion.

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Ces peuples primitifs restèrent pendant plusieurs siècles dans cet état d'ignorance et de grossièreté. Pendant ce temps les sciences et les arts se formaient dans l'Orient, et surtout dans les Indes, en Phénicie et en Egypte.

Diverses colonies, sorties de ces deux derniers pays principalement , abordèrent de clifférens côtés dans la Grèce. Elles communiquèrent par degrés leurs connaissances aux habitans du pays, et parvinrent enfin à les civiliser. Ces colonies asiatiques et égyptiennes n'étaient dans le commencement que des troupes d'aventuriers, ayant chacune leurs chefs pour se défendre.

Attirées par la beauté du climat, par la fertilité de la terre et la facilité de former des habitations, elles vinrent s'établir en Grèce. Tout prouve qu'elles prirent paisiblement possession du pays. Ces colons employèrent la douceur , les bienfaits et la confiance pour s'attacher les Pélascfes, auxquels ils communiquèrent les sciences et les arts qui étaient cultivés clans leur patrie. Ils bâtirent des villes qu'ils ornèrent, et attirèrent les indigènes qu'ils finirent par civiliser, en leur faisant embrasser des lois sages et la religion symbolique de l'Orient.

Du côté du sud étaient venus l'agriculture et les arts ; du côté du nord, par l'ïlellespont, des croyances religieuses avaient été apportées; alors à l'adoration muette des Pélasges ils substituèrent un culte plus expressif et plus rationnel. Là, comme en Orient, ce fut l'imagination qui entra d'abord en exercice. Ce fut ainsi que les peuples primitifs de l'Occident et les nouvelles colonies orientales se trouvèrent unis par tous les liens civils et religieux qui attachent les hommes. Ils ne formèrent plus qu'une seule nation, la nation grecque.

Suivant Hérodote, il se détacha des Pélasges un corps de peuple sous le nom d'Hellènes; les premiers restèrent dans la barbarie, les seconds se civilisèrent ; les Pélasges furent toujours considérés comme la

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tige des Ioniens, les Hellènes comme celle des italiens; les Athéniens ne voulaient pas se dire Ioniens (Voij. le î6e siècle). Quant à leur langue, elle paraissait venir du sanscrit. Ces peuples avaient emprunté l'écriture dos Asiatiques occidentaux, eu conservant néanmoins l'usage de tracer les caractères de gauche à droit c comme les Indiens, au lieu de prendre celui des Arabes, des Egyptiens, des Phéniciens, de droite à gauche. Le mol Pélasges, suivant les uns, signifie Dieu, venant de theos, dont le radical est le mot sanscrit tkeonra, dit M. Adciung ; et suivant les autres il serait synonyme de premier habitant, du grec pellas, vieux, et gdïa, terre.

On c oit que le royaume de Sicyone (Péloponèse) lut le premier formé en Grèce, et on lui donne pour roi Egialée ; mais ces commencemens sont trop obscurs pour s'y arrêter. Ce pays ne devint célèbre qu'à l'époque de la ligue achéenne.

Lecture. — Histoire ancienne de Roliin. — Origine des Lois, ?s Sciences et des Art sanias et dans Hérodote.

EGYPTE

PBftifioso|»Baâe égyptienue. — On croit remarquer qu'à cette époque les Hébreux et les Grecs ont ouvert avec les Egyptiens leurs premières relations. Joseph et les patriarches hébreux, d'une part, et les Pélasges, de l'autre, ont cherché des asiles en Egypte. Les Hébreux étaient alors desimpies pasteurs arabes, et les Pélasges , des Scythes ou Thraces, qui étaient venus s'établir sur un sol rajeuni par quelques révolutions du globe. Les uns et les autres étaient des peuples nouveaux , tandis que déjà les Chat" déens, les Sidoniens et les Egyptiens étaient ou astronomes, ou navigateurs, ou philosophes et savans dans la théologie, la morale, la politique, la guerre, le commerce maritime, etc. C'est par suite de ces corn-

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munications, et pendant leur séjour en Egypte, que les Hébreux et les Grecs puisent ensemble leurs premières connaissances.

Les Grecs donnent à leur culte le génie des peuples occidentaux, c'est-à-dire qu'ils mêlent aux idées des Égyptiens celles des Slaves et des Druides. Ainsi les Hébreux auront une idée plus pure, plus vraie de la Divinité ; les Grecs la symboliseront dans tout ce qui frappera leurs sens; ceux-ci seront panthéistes, ceux-là déistes.

Lecture. — Du Polythéisme, par l'auteur.

18e SIECLE.

EVEXEMENS.

GF.ècs. — 1764. Déluge d.'Ogygès. Egypte. — 1723. Naissauce de Moïse. — Culte de Sérapis.

découvertes. — Épiméthée invente l'art défaire des vases de terre. — Hcspérus invente les règles du jardinage.

EGYPTE

Moïse. — Après la mort de Joseph, les Israélites, devenus puissans, excitèrent la jalousie des Égyptiens qui, pour détruire leur race, exercèrent sur eux les plus violentes persécutions; ils les occupèrent à bâtir les villes de Pilliom et Ramessès, ainsi qu'à d'autres travaux très rudes. Ces moyens ne, suffirent pas; le Pharaon Aménophis , à qui, dit l'Écriture, Joseph était inconnu , ordonna qu'on fit mourir tous les en-

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fans mâles de ce peuple. Moïse venait de naître à Tards, d'Àinram et de Jocabed, de la tribu de Lévi. Sa mère le tint caché pendant trois mois ; mais craignant enfin d'être découverte, elle le mit dans une corbeille et l'exposa ainsi sur le Nil. 11 fut sauvé par Tliermutis, fille du roi, qui le donna à nourrir à Jocabed elle-même. Devenu grand, Moïse fut adopté par la princesse et élevé dans le palais de Pharaon.

GRECE

Itéliige d'Ogygrès. — Ogygès , venu des pays orientaux, Seythe-Cimmérien d'origine, était roi de l'Altique et de la Béotie. On rapporte que, dans son temps, une inondation submergea ses états; elle fut causée sans doute parle débordement du lac Copaïs. Les historiens ne sont pas d'accord sur cet événement. Ce qu'il y a de certain , c'est qu'au temps de Sylla (lfr siècle), on célébrait encore à Athènes une fête qui rappelait cet événement.

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