‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 62 sur 277 · OBSERVATIONS SUR LE PEUPLE HÉBREU · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS SUR LE PEUPLE HÉBREU

Avec Débora commence la seconde période du peuple hébreu ; son cantique en manifeste les aptitudes intellectuelles et morales; le chant, la poésie lyrique, les progrès de l'imagination et du sentiment; cette impulsion est indiquée par la science des choses et des évènemens que possède Jephté, les genres littéraires si conformes à celle division; les chroniques des Juges, les apologies de Joathan , les énigmes de Samson, l'usage du chant et des instrumens de musique. L'institution des écoles date aussi de cette époque; il y en avaitàNajoth de Ramatha, sous Samuel. « Les enfans d'Israël croissant tous les jours en vigueur, « la fortifiaient de plus en plus, » dit l'écrivain sacré; mais aussi il ajoute que chacun souvent faisait ce qui lui venait dans l'esprit.

sauï.. — Les Hébreux, lassés du gouvernement des Juges, demandèrent un roi. Dieu ayant désigné à Samuel celui qu'il avait choisi pour régner sur son peuple, ce prophète sacra Saiil et le montra aux Juifs comme leur roi. Ce prince se conduisit d'abord avec assez de sagesse ; mais l'orgueil s'empara de son cœur, et lui fit commettre bien des fautes. Il désobéit en épargnant Agag, roi des Amalécites, que Dieu lui avait commandé d'exterminer. Samuel lui reprocha sa faute. La pénitence extérieure de Saul ne le mit pas à l'abri des jugemens de Dieu. Il périt avec son fils Jonathas dans une bataille contre les Philistins. David, jeune pasteur de Bethléem, fut appelé à lui succéder et fut secrètement élu et consacré roi à seize ans.

savid, fils d'Isaï et de Jossé de la tribu de Juda et de la petite ville de Bethléem, se signala dans sa jeunesse par des actions décourage; le géant Goliath et les Philistins éprouvèrent la puissance de son bras. Devenu roi, il gouverna sagement ; mais un crime effaça toute sa gloire: le prophète Nathan lui en'montra l'énormité. David en fit pénitence toute sa vie, et composa ses Psaumes. Quoique Dieu lui eût pardonné, il s'affligea de toutes les manières; et mourut apFès avoir fait sacrer son fils. David

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a composé cent cinquante psaumes qui passent chez tous les peuples pour l'ouvrage le plus parlait qu'a produit la poésie lyrique. C'est avec les paroles de David que les chrétiens ont raconté à leur Dieu leurs tribulations et leurs espérances; c'est avec elles qu'ils ont adouci pour l'homme les angoisses de la mort, et qu'ils lui ont fait le dernier adieu sur la tombe. Ainsi c'est au 11e siècle avant J.-C. qu'est sorti de la Palestine ce précieux recueil qui a servi d'interprète à tous les sentimens que font naître les différentes situations de la vie.

David mourut à soixante-dix ans après un règne effectif de quarante ans.

salomon succéda à David, son père. Ce jeune prinee donna d'abord les plus belles espérances. Dieu lui ayant promis d'accomplir un de ses vœux, Salomon lui demanda la sagesse. Il éleva au Seigneur le temple magnifique de Jérusalem, qui atteste le degré de perfection où les arts étaient parvenus à une époque si reculée dans la civilisation des peuples. Salomon avait hérité d'une partie du génie poétique de son père; il avait trouvé d'utiles secours dans l'amitié de ses voisins. Hiram , roi de Tjr , fit hommage au Dieu d'Israël , des cèdres du Liban ; élaborés d'avance, ils venaient, pour ainsi dire, se placer sur la montagne de Moria. «On n'entendait ni le bruit du marteau, ni ce- « lui des autres instrumens. Unreligieux silence présidait à cette « cérémonie d'architecture. Sept années suffirent à la construc- « tion de ce monument que Dieu lui-même trouva digne de sa « majesté et que l'admiration des hommes plaça au nombre des « merveilles du monde. » Le nombre des poèmes qu'il composa s'élève à cinq mille, ce qui ne l'empêcha pas d'être l'auteur de plusieurs ouvrages de philosophie morale. Dans la suite, il se laissa entraîner à l'idolâtrie et abandonna le culte du vrai Dieu.

Salomon mourut à soixante ans, après en avoir régné quarante.

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