OBSERVATIONS GÉNÉRALES
SUR L'n ISTOÏRE DES DEUX ROYAUMES.
Quoique le royaume d'Israël fût le plus considérable et le plus peuplé, celui de Juda, par la possession de la capitale, était le plus riche, de sorte que la puissance des deux royaumes se trouvait à peu près égale. Aussi la lutte qui s'engagea entre eux n'en devint-elle que plus opiniâtre.
Les rois d'Israël cherchent à consolider la division de la nation, en empêchant leurs sujets de fréquenter l'ancien sanctuaire national à Jérusalem.
Les rois de Juda ne furent pas toujours fidèles au culte de Jêhovah ; cependant la persécution même le maintint, et le nombre et l'importance politique des prophètes s'accrurent d'autant plus que le besoin de recourir à Dieu se faisait sentir davantage; l'idée du Messie et de son règne prit d'autant plus de consistance, que le souvenir du règne brillant de David se retraçait plus vivement à la mémoire ; cette période est devenue célèbre par l'ëccle des prophètes. L'établissement de grands empires dans l'intérieur de l'Asie finit par anéantir ces faibles royaumes.
9e siècle. lis
9e SIECLE.
TEMPS LEGISLATIFS.
EVENEMENT
grèce. — 866. Législation de Lycurgue.
judee, — 870. Mort d'Alhalie. — 860. Fondation de Cartilage.
découvertes. — 809. La plastique , par Dibutade de Sieyone. — 8*0. La peinture monochrome, par Cléophante de Corinlhe.
GRÈGE
Ijyeui*gue sa 8f»arte« — Depuis l'usurpation des Héraclides, Sparte était toujours gouvernée par deux rois descendans de ces princes. Lycurgue, fils d'Eunonymus , roi de Lacédémonc , frère d'un roi qui venait de mourir, gouverna pendant la minorité de son neveu, et voyagea ensuite pour s'instruire : il alla en Crète méditer les lois de Minos. Les désordres croissant chaque jour à Sparte, Lycurgue fut rappelé. 11 changea en entier le gouvernement de cette ville, établit des lois sévères, et fit jurer aux Spartiates de les observer jusqu'à son retour. SI partit dans l'intention de ne pas revenir, voulant par là obliger les Lacédémoniens à s'y soumettre toujours, et oubliant qu'ils l'avaient poursuivi à coups de pierres. Ses institutions s'étendirent sur toutes les parties du gouvernement, et en embrassèrent
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depuis les sommités jusqu'aux détails les moins importans; elles respirent même la gravité, la sévérité et l'enthousiasme patriotique ; elles eurent pour but de rendre les Lacédémoniens courageux à force de sévérité, et vertueux à force d'indigence, lilluit remarquer que les lois de Lycurgue ne furent jamais écrites, ce qu'on a reproché au gouvernement de Sparte , comme prêtant à l'arbitraire et à la mauvaise foi. Lycurgue restitua à son neveu Charilaiïsle gouvernement, et le donna à Lacédémone, en 866, qui le régit depuis cette époque.