‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 68 sur 277 · PRINCIPALES LOIS DE LYCURGUE · texte numérisé non relu

PRINCIPALES LOIS DE LYCURGUE

L'eligion, culte. — Les statues, les images de toutes les divinités se représenteront armées. — Aucun monument magnifique ne sera élevé aux morts. La tombe du brave mort au champ de bataille aura seule une inscription. Les pleurs, les cris en public sont interdits.

Gouvernement. — Deux rois gouverneront conjointement. — Vingt-huit sénateurs tiendront le milieu entre le pouvoir royal et le peuple, etc.

Propriété. — Les terres de la Laconie seront divisées en portions égales, les monnaies seront de fer.

Cité, citoyens. — Il y aura pour les Spartiates une table commune. — Les enfans appartiennent à la république. Ceux qui naissent difformes sont jetés dans un précipice, etc.

Éducation. — On élèvera les enfans de manière à fomenter dans leurs cœurs l'amour de la patrie, à leur inspirer le goût de la guerre, le mépris de la mort, l'obéissance et la pratique de toutes les vertus. Un corps sain, une ame forte et libre doivent être le fondement du bonheur. Les enfans marcheront nu-pieds. Ils n'auront qu'un seul vêtement pour toute l'année. — Dans les repas, qui seront rares, ils ne se chargeront pas l'estomac, afin de se rendre adroits, vigilans ; ils pourront dérober l'objet de leurs besoins, mais ceux qui seront pris seront punis du fouet.

L'éducation proprement dite finissait à vingt ans, quoiqu'on puisse dire qu'elle se prolongeait pendant toute la vie d'un Spartiate. Quant aux sciences, les jeunes gens n'en recevaient qu'une teinture ; mais on leur apprenait à s'exprimer avec netteté et concision, et à chanter des hymmes patriotiques.

0e SIÈCLE. il;

OBSERVATIONS

Lycurgue essaya de faire vivre l'esprit héroïque au-delà de l'époque que le progrès des siècles assignait à son existence. Il ne chercha pas à introduire de nouvelles idées ; il ranima les anciennes coutumes doriennes ; il remit en honneur les usages de la nation ; il consulta le passé surtout, puis le présent dans lequel il vivait, pas assez l'avenir ; c'est ce qui explique la longue immobilité des cinq siècles de durée des Spartiates. La garde des institutions de Lycurgue fut confiée à la mémoire et non à la lettre-morte, et il les fondit ainsi dans les habitudes de la vie. Le progrès pour les autres nations, c'était la vie; pour Sparte seule, c'était la mort; aussi tombera-t-elle sans laisser, après elle, d'autre gloire que son nom. Le gouvernement de Sparte était conforme au caractère dorien; il était éminemment empreint d'aristocratie, comme plus tard dominera à Athènes, sa rivale, la démocratie, conforme au génie ionien. Ainsi la royauté n'existe vraiment que de nom en temps de paix ; le peuple n'est compté pour rien ; le sénat, composé de trente membres, est la seule autorité combattue cependant, il est vrai , et avec acharnement, par les Ephores , qu'Aristote appelle le tribunal Spartiate.

En résumé, quelle que soit notre admiration pour l'œuvre de Lycurgue, on regrette qu'il ait sacrifié les affections domestiques, qu'il ait tendu les âmes vers le développement d'une seule vertu, la vertu militaire, qui faisait dédaigner les douces relations de la sociabilité, les arts et les lettres.

Lecture. — Lois de Lycurgue , dans Anacharsis et dans Xénophon.

OBSERVATIONS

A la fin des temps mythologiques, il serait essentiel de faire faire aux élèves un tableau synoptique des dieux de la Fable, afin qu'ils comprissent les poésies anciennes, et les allusions fréquentes que les auteurs, en général , font aux divinités du paganisme.

Travail. — Copie du tableau mythologique de l'auteur.

JUDEE.

mort D'athalie. — Athalie , fille d'Achab et de Jézabel, avait épousé Joram, roi de Juda, fils et successeur de Josaphat, Ce roi impie mourut après quatre ans de règne. Athalie alors marcha contre Jéhu , roi d'Israël , qui avait fait mourir tous les

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enfans d'Aehab, et Ochosias,lils d'Athalie. Cette princesse, voulant conserver le trône de Juda, Ct mettre à mort tous les enfans de son fils Ochosias. Joas, au berceau, échappa au massacre par les soins de Josabelh, épouse du grand-prêtre Joad. On l'éleva dans le temple jusqu'à l'âge de sept ans. Joad le fit alors reconnaître pour roi de Judée. Athalie, étant accourue dans le temple, y fut tuée par le peuple. Joas lui succéda.

Lecture. — La tragédie d'Athalie, par Racine.

AFRIQUE

carthaob fondée. — Didon, femme de Sichée, venait de perdre son époux par la cruauté dePygmalion, son frère, roi de Tyr, qui voulait s'emparer de ses trésors. Pour se soustraire à la tyrannie de ce barbare, elle s'embarqua avec ses serviteurs, et aborda en Afrique. Elle y fonda ou agrandit, sur la côte septentrionale, une ville qui fut nommée Carthage (ville nouvelle) ; elle avait obtenu ce terrain par ruse d'Iarbas , roi de Gélulie (Afrique). Quand la ville fut achevée, Iarbas demanda Didon eu mariage, et, sur son refus, il voulut l'y contraindre; mais la princesse, ayant obtenu un délai de trois mois, éleva un superbe bûcher, feignant de vouloir apaiser par un sacrifice les mânes de Sichée, à qui elle avait juré une fidélité inviolable. Lorsque ce bûcher fut achevé, elle y monta et se tua d'un coup de poignard, en présence de son peuple , ce qui , dit on, fit changer son nom d'Elise en celui de Didon, qui signifie femme courageuse. Les Carthaginois lui rendirent les honneurs divins après sa mort.

Lecture. — V Enéide de Virgile.

8e siècle. 117

8e SIECLE

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EVENEMENT

grège. — 776. lre olympiade. — 744. Première guerre de Mcssénie. — 736. Guerre entre les Lacédémoniens et les Argiens.

home. — 753. Fondation de Rome. — 714. Règne de Nurna.

assitrie. — 739. Fin du royaume d'Assyrie. — 747. Ère de Nabonassar.

judée. — 718. Tobie. — 718. Fin du royaume d'Israël.

éstt?te. — 713. Usurpation du trône par Séthos, prêtre de Vulcain.

DÉCOUVERTES. — 740. Plusieurs couleurs dans la peinture, par Bularchus, grec, —718. Le niveau, l'êquerre, par Théodore de Samos.

IPcpelappement

GRÈCE

Première ©lyiitfsiade. — Les Grecs nommaient olympiade un intervalle de quatre ans, dont les annèes commençaient au solstice d'été. Ce nom vient d'Olympie, ville d'Elide (O.du Péloponèse), où l'on célébrait des jeux connus dans toute la Grèce. Ces jeux, long-temps célèbres, étaient presque tombés dans l'oubli, lorsque Lycurgue , lphitus,roi d'Elide,

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et Cléosthènes, de Pise, les rétablirent en 884, vingt-sept olympiades après. Les Grecs choisirent pour ère l'année où un célèbre lutteur nommé Chorœbus, d'Elide, remporta le prix, le 19 juillet 776. La première olympiade est la base de la chronologie des Grecs ; dès lors leur histoire devient moins incertaine.

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