CAUSES.— DÉVELOPPEMENT. — CQ .Y SÉQUENCES
GRÈGE
Les Messéniens avaient mis à leur tète h* célèbre Àristoméne, doué des plus rares talons militaires. Ce général, après de grands succès, s'introduit dans
126 7e SIÈCLE.
Sparle pendant la nuit ; il attache à la porte du temple de Minerve un bouclier dont l'inscription désignait que c'était un présent des dépouilles des Spartiates, consacré à la déesse par Âristomène. Sparte, indignée de cette insulte, et suivant les conseils de l'oracle , demanda aux Athéniens Tyrléc, poète célèbre , dont les dehors étaient communs et repoussans, mais dont le talent était sublime. A peine arrivé , Tvrtéc récite aux soldats des vers qui ne respirent que la gloire et le mépris de la mort. Son enthousiasme se communique aux Spartiates : on vole au combat , et les Messéniens , renfermés dans la ville dira , sont obligés de se rendre, après avoir été trahis une deuxième fois par Aristocrate. Une partie de ce peuple" demeure en Arcadie ; les autres vont s'établir à Zancle, en Sicile, et lui donnent leur nom.
Lecture. — Rollin. — Jnacharsis.
jPfie5&e©M à Athènes. — Les Athéniens , sentant la nécessité d'un code de lois , chargèrent de ce soin l'archonte Dracon , citoyen recommandable par ses vertus , mais d'une sévérité extrême : il fit des lois dont la rigueur révolta. L'assassin , le sacrilège et le citoyen convaincu d'oisiveté, étaient également punis de mort. On disait que « sa législation était écrite avec du sang. » On commença d'abord par adoucir ses lois ; bientôt cette condescendance mena à la licence et à l'impunité. Solon finit heureusement cette anarchie. Dracon se vit contraint de se retirer à Egine ( golfe Saronique ).