‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 79 sur 277 · CYRUS , OU LA GLOIRE DE LA GRÈCE · texte numérisé non relu

CYRUS , OU LA GLOIRE DE LA GRÈCE

EVENEMENT

orèce. — K98. Ëpiménide.— 594. Solon à Athènes. — 561. Pisistrate à Athènes. — 519. Exil des Pisistratides. — 565. Phalaris, tyran de Sicile.

judée. -588. Fin du royaume de Juda. Le prophète Daniel.— 536. Fin de la captivité. — 519. Eslher et Assuérus.

rome.— 578. Seryius Tullius. —509. Abolition de la royauté; consuls à Rome.

Egypte.— 570. Amasis; Psamménit. —525. Conquête de l'Egypte par Cambyse, roi de Perse.

perse.— 538. Cyrus prend Bibylone.— 536. Fondation de l'empire de Perse ; éditde Cyrus qui permet aux Juifs de retourner à Jérusalem. — 530. Cambyse.

Ï.1TDÏE.— 548. Conquête de la Lydie, Cyrus.

BÉcquvertes.— Carfes géographiques ; figure "delà terre sur un globe, par Anaximandre. — 560. Le marbre employé à Athènes pour les statues. — 540. Monocorde, table de multiplication ; mouvement de la terre, par Pythagore. — 550. Les postes, par Cyrus. — 522. Le chapiteau corinthien, par Callimaque. — 520. Cadrans solaires , par Anaximènes de Milet. — 506. Premières statues érigées à Rome , par Horatius Coclès.

IPiucioppement*

GRÈCE

ËfiiiiienÂde* — Les Athéniens , désolés par !a guerre et la peste, et croyant avoir encouru la co-

6e SIÈCLE. 133

1ère des dieux, tirent venir le philosophe Epiménide de Grêle, afin qu'il les réconciliât avec eux. Epiménide ordonna des expiations, changea la religion et quelques coutumes barbares. Ces sages mesures calmèrent pour un moment les factions; mais, après le départ du philosophe, elles se renouvelèrent avec plus de fureur. Athènes touchait à sa décadence, quand Solon vint à son secours.

^®I@ia h ^tlièiies. — Solon était d'origine royale et descendait de Codais, cher aux souvenirs des Athéniens ; obligé par sa médiocre fortune d'embrasser le commerce, il voyagea dans diverses contrées, étudiant avec soin les mœurs, les usages et le caractère des peuples. De retour dans sa patrie, il fit profiter les Athéniens des connaissances qu'il avait acquises, et leur donna desédits, qui d'abord mécontentèrent les riches et les pauvres , mais qui , mieux appréciés par les résultats , lui méritèrent la confiance et l'estime de ses concitoyens. Le sage Solon profita de ces bonnes dispositions pour donner une constitution à la république. En voici les principaux articles :

1° Partage des citoyens en quatre tribus. Les gens aisés composaient les trois premières : ils avaient les charges et les dignités; les pauvres composaient la quatrième : ils avaient droit d'opiner dans l'assemblée publique , droit qui devint puissant.

2° Augmentation de l'autorité et des privilèges de l'Aréopage.

3° Fixation des membres du sénat du Prylanée à quatre cents: les affaires étaient portées d'abord à ce tribunal et renvoyées ensuite à l'assemblée dupeuple, qui décidait. C'est à cette occasion qu'Anacharsis, philosophe scythe, disait à Solon: « Je suis surpris que vous ne laissiez aux sages que la délibération , et que vous donniez aux fous la décision. »

4° Peine d'infamie prononcée contre les dissipateurs, les UVhes et les inqrats envers leurs parens.

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Ce sénat lui augmenté par la suite de six rouis membres, parce que la population d'Athènes s'était augmentée de six nouvelles tribus; mais cinq cents membres exerçaient seuls par an ces charges, et ne siégeaient jamais à la lois. Cinquante d'entre mx gouvernaient pendant cinq semaines, ci de cette manière il était impossible de faire des aeles arbitraires.

L'Aréopage, «loin nous avons parle au 16° siècle, veillait à la stricte exécution dos lois. hix autres tribunaux étaient encore établis ; le Palladium, le Dclphhiium, la Phreattys ci la Ueliœa instruisaient

les affaires criminelles ; les six aulres s' Occupaient de

police. Chacun plaidait lui-même, sauf les femmes,

les enlans el les esclaves ; un livdroscope désignait

le temps pendant lequel ou pouvait plaider. Les lois

de Selon furent gravées sur des tables, cl mises en vers, afin qu'elles se gravassent mieux dans la mémoire ; elles furent en vigueur pendant quatre

Cents ans.

Cependant Solon , après avoir obligé par serment les athéniens de suivre sa constitution pendant cent ans, sans > rien changer, abdiqua 1rs fonctions de législateur èl s'éloigna de sa patrie; il alla en Egypte, eu Lydie, lii admirer partout sa profonde sagesse, ci revint à Athènes après dix ans d'absence. Pisistrate régnait alors en monarque absolu : tout était changé

de lace. Selon , ne pouvanl èlre témoin de ers désordres , se retira à la cour de Philocyprus, roi de Chypre, el mourut dans cette île en 558; il avait quatre-vingts ans.

Solon rsi l'un des plus grands hommes du (»'" siècle. Comme général, il s'était distingué à Salamine; comme poète, il composa avec succès un poème sur

la perle de Salamine ; comme législateur, SOtl nom

est immortel ; comme homme, il s'attira et mérita l'estime el la considération des Athéniens. Sa devise était : En tout considérez lit fin.

Solon ne iil aucune loi contre le sacrilège ni a>n~

ir siï;<u;. 135

ire le parricide, t parce que, disait-il, le premier crime a été jusqu'ici inconnu à Athènes, et le second rsi si horrible, <jn<', i<i ue crois pas qu'on puisse l<i commettre! »

&aisàsiimi%4t* m Athène*. Pisistrate , descendant de Codrus ci parent do Solon, s'était distingue à la prise de Salamine ; il avait une politesse affable qui gagna il tous les cœurs, etil possédait cette facilité d'élocution si nécessaire dans un état <>ù le peuple esl le maître des délibérations. Solon s'opposa autant qu'il le put à l'artifice de son éloquence. i Vous ne faites attention, disait-il aux Athéniens, qu'aux discours séducteurs «le cet homme; vous nous endormez au son flatteur do ses paroles, et ne considérez pas le but où tendent ses actions. Mais

PisistratC n'en réussit pas moins; son ambition le

porta a s'emparer du gouvernement d'Athènes, et

par SOU adresse il sul se rendre maître de la eil;i

délie. Trois l'ois il fut contraint «le fuir ; et trois fois il recouvra le pouvoir. Cependant il excita à Athènes le ffotlt des lettres et des ans; il y fonda une belle bibliothèque, ei éleva de superbes édifices. Ses deux lils, W/>/>itis et Hipparque, régnèrent après lui.

b<;*bB tien HBBsiwfa*!*di<ifl4'iM. Hippartiue , fils aine de Pisistrate, lui succède dans le gouvernement d'Athènes; proteéteur des arts, il attire à sa cour tncicféon , SinwYiide et plusieurs sa vans ; <|ui inspirent aux Athéniens le goot de la vertu et des sciences, ïiipparque lui-môme fait ériger, au milieu des chemins publics, des statues de pierre, appelées Mercurrs, ou étaient inscrites des sentences et des maximes

pour l'instruction des voyageurs. Deux jeunes ei-

toyens, Harmodius et Aristogiton, dont il avait outragé la sœur, le poignardèrent. Cependant lu douceur du règne d'Hipparque a fait dire au philo sophe Platon que ce prince avait rappelé les beaux

jours de Sahirne.

136 6e SIÈCLE.

^ Hippias échappa aux assassins de son frère ; mais, aigri par ce meurtre , il devint cruel et méfiant. 11 se saisit d'Harniodius et d'Aristogiton , et les fit mettre à la torture pour connaître leurs complices. Une femme nommée Lionne supporta des tourmens inouïs, et commençant à se défier de ses forces elle se coupa elle-même la langue, de peur que son secret ne lui échappât. Le peuple chassa Hippias de la ville, et rétablit la république. Hippias alors se réfugia auprès de Darius, roi de Perse. Après l'expulsion des Pisistralides ( un an avant celle des Tarquins à Rome ), on éleva des statues à Lionne, à Harmodius et à Aristogiton, comme les défenseurs de la liberté publique, honneur qui n'avait encore été accordé à personne.

Phalaris ? tyran de Sicile. — Pliai avis se distingua dans sa jeunesse par des succès dans les armes ; mais, chassé par les Levantins, il se réfugia chez les Gamariens. Timocrates , chef suprême de la république d'Agrigente , avait répudié sa femme. Phalaris l'épousa et voulut la venger. A la tête d'une armée de Gamariens, il s'empare d'Agrigente, et se fait proclamer chef de l'état. Son règne ne fut qu'une suite de cruautés, et son nom est aussi tristement fameux que le devinrent dans la suite ceux de Néron et de Tibère. C'est lui qui fit forger ce taureau d'airain dans lequel on brûlait vive , mais à petit feu , la victime qu'on y renfermait; Pécille, artiste athénien, auteur de cette horrible invention, en fit le premier l'essai. Les Agrigentins , révoltés de tant d'infamies, firent périr Phalaris par le même supplice ; il avait régné 16 ans; le taureau d'airain fut transporté à Carthage, par Amilcar Barca, père d'Annibal ; mais après la destruction de cette ville , les Romains le rendirent aux Agrigentins.

6e SIÈCLE, 137

JUDÉE

fin du royaume de juda. — Nabuchodonosor assiège Jérusalem pour la quatrième fois, sous le règne du dernier roi, Sédécias ; la ville est pillée, incendiée, le roi chargé de fers, avec toute la nation, et le royaume de Juda détruit ; Sédécias le souverain pontife , et la plus grande partie du peuple, furent conduits captifs à Babylone ; les plus illustres de ces captifs sont Ezéchiel et Daniel; on compte parmi eux trois jeunes Hébreux, Ananie, Azarias et Misaël , que Nabuchodonosor condamna au feu pour avoir refusé d'adorer sa statue.

Lecture. — La Bible.

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