‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 82 sur 277 · RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

RÉPUBLIQUE

Deux magistrats sont élus sous le nom de consuls : ce sont Junius Brutus et Tarquin Collatin , mari de Lucrèce. Les deux lils de Brutus se laissent entraîner dans une conspiration en faveur de Tarquin , qui s'était retiré chez Porsenna, roi d Etrurie. Le consul romain les condamne à mort , et les fait exécuter en sa présence. Porsenna cependant met le siège devant Rome ; Jloratius Coclès sauva la ville, et Mutius Sca;vola, par son dévouement héroïque, porta le roi à terminer la guerre avec les Sabins, les Etrusques et les Romains. Cependant des troubles agitent Rome. Un dictateur est créé avec un pouvoir absolu (407) : c'est Titus Lartius. Le peuple, qui avait refusé de s'enrôler, se soumet; mais tout présage une nouvelle résistance.

Lecture. —La tragédie de Brutus , par Voltaire.— 7'ile-live.

Cornélius Nepos.

ÉOTPTE,

amasss, roi d'Egypte, fut le successeur d'Apriès, qui! avait précipité du trône (570). Dans le commencement de son règne, les peuples le méprisaient à cause de sa basse naissance; mais il sut ménager les esprits et gagner les cœurs par son adresse et ses attentions. L'exemple du bassin d'or produisit surtout un grand effet sur les Egyptiens. L'Egypte fut heureuse sous son gouvernement; il suffit d'énumérer en peu de mots les droits qu'il eut à sa reconnaissance: 1° il obligea les particuliers, dans chaque ville, d'inscrire leurs noms chez le magistrat, et de désigner leur profession (Solonîui emprunta cette ordonnance) ; 2° il permit aux Grecs de s'établir dans le port de Naucrale, et leur accorda beaucoup de privilèges; 5* il éleva plusieurs temples, principalement à Sais, lieu de sa naissance; 4° il secoua le joug des Perses ; mais sa perfidie envers Cyrus, qui lui avait fait de •

mander sa fille en mariage, et auquel il avait envoyé Is'itélis, la plus jeune tille d'Apriès, attira ces peuples en Egypte., et fut la cause de la chute de l'antique monarchie de Menés.

PSAMMENITE VAINCU PAR CAMBYSE. — Psammén'lte,

fils d'Amasis, lui succéda au même moment où Cambyse, par ambition plutôt que pour se venger de la perfidie d'Amasis, s'avançait à la tête d'une puissante armée, pour envahir l'Egypte, en 523. Psamménite essaya d'arrêter le roi de Perse près de la branche pélusiaqae du Nil; mais il fut complètement défait. Les restes de son armée s'enfuirent en désordre, et lui-même fut fait prisonnier. Cambyse souilla d'abord sa victoire par sa cruauté; il abreuva d'outrages Psamménite, fit égorger son fils, traita ses filles en esclaves. Mais, contraint d'admirer la grandeur d'ame de Psamménite, il le traita avec bonté, le retint à sa cour et chercha à lui faire oublier ses infortunes. Cependant dans la suite, accusé d'avoir soulevé les Egyptiens, le roi captif fut obligé de boire du sang de taureau, et il mourut.

Psamménite fut le 479e et dernier des rois de l'Egypte ; il appartenait à la dynastie des Saïtes, la 26e des races royales qui gouvernèrent ce pays depuis Menés (525).

Ces 26 dynasties avaient duré plus de 19 siècles.

Lire les Esquisses historiques pour les détails sur les lois, le gouvernement, la religion, et le Tableau de l'auteur sur l'Egypte ancienne.

Lecture. — Rollin, Histoire ancienne. — Champollion le jeune, — Histoire de Ségur.

PERSE

cyrus. — Astyage, roi des Mèdes, était fils de Cyaxare 1er, auquel il succéda ; son règne fut pacifique ; il donna sa fille, Mandane, en mariage à Cambyse, roi d'un petit pays qu'on appelait la Perse : de ce mariage naquit Cyrus. Ce dernier prince agrandit considérablement les états de son grand-père, et ensuite ceux de son oncle, Cyaxare, dont il commandait l'armée; il ne leur laissait que le vain titre de roi. Il vainquit Crésus, roi de Lydie, dans la plaine de Tymbrée, soumit la Syrie et une partie de l'Arabie. Cyrus, après ses nouvelles conquêtes, tourna ses forces contre l'Assyrie, et assiégea Babylone, sous le règne de Balthasar ou Labynit. Il imagina de détourner le cours de l'Euphrate, qui traversait Babylone, et de faire entrer ses troupes par le lit de ce fleuve. Ce moyen réussit; la ville fut prise et le roi fut tué dans son palais avec tous les officiers auxquels il donnait un grand festin (553). Avec Balthasar finit ce deuxième empire des Assyriens, après avoir duré 221 ans depuis la mort de Sardanapale.

Deux ans après cette victoire , Cyaxare mourut, et laissa Cyrus seul matfre d'un vaste empire compris entre la mer Caspienne et

6e SIECLE. 141

la mer des Indes, le golfe Persique et la Méditerranée. 11 réunit tous ces pays sous le nom de royaume des Perse?, et en fut le premier roi; il institua les postes, et divisa ses états en cent vingt provinces. L'historien Hérodote a écrit que ce conquérant fut vaincu et tué par Tomyrls, reine des Massagètes.

cabibyse succéda à son père Cyrus, en ov>0. Cinq ans après, il s'empara en six mois de l'Egypte sur Psamménite, dont il fit périr le fils. Il forma le projet de soumettre Carlhage, de conquérir l'Ethiopie, et de s'emparer du temple de Jupiter Ammon. Ces deux expéditions furent malheureuses. Les déserts et la famine détruisirent son armée, qui fut, dit-on, ensevelie sous une montagne de sable. Ces désastres aigrirent son caractère naturellement colère; sans respect pour les croyances des Egyptiens, il tua de sa main le bœuf Apis, fit battre de verges les prêtres, fit assassiner son frère Smerdis, dont il était jaloux, tua d'un coup de pied à la fois sa sœur et sa femme. II se disposait à retourner en Perse pour punir le mage Smerdis, qui avait usurpé son trône pendant son absence, lorsqu'il se blessa à la cuisse avec son sabre. Il mourut peu de temps après à Ecbatane, dans l'Assyrie, des suites de cette blessure, l'an 5±2; il ne laissa point d'enfant.

GÉNÉALOGIE

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