LES PERSONNAGES REMARQUABLES SONT
1° Du côté des Athéniens,
2° Du côté des Spartiates.
Périclès. — Alcibiade. — Cléon. — Nicias.
Callicratidas. — Brasidas.
— Lysandre.
'La conséquence : la défaite des Athéniens. — La domination des Spartiates.
Lecture. — Dans Ségur et dans les Esquisses historiques.
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DÉVELOPPEMENT
Peste d'Athènes. — La victoire , long-temps incertaine, semble pencher du côté de Sparte. Athènes , en proie aux horreurs de la guerre , est encore ravagée par le fléau de la peste, qui lui enlève ses généraux. Périclès , regardé comme l'auteur de leurs maux , est déposé et condamné à une amende ; mais bientôt les Athéniens le supplièrent de reprendre les rênes du gouvernement. Périclès ne jouit pas long-temps de son triomphe ; il est atteint lui-même de la peste, et meurt après avoir conservé trente ans l'autorité dans Athènes (429).
Lecture. — Peste d'Athènes , dans Jnacharsis. — Xénophon. — Thucydide.
Expédition de Sicile» — Cléon avait succédé au grand Périclès , et une démocratie sans frein devait entraîner à des conséquences funestes. Sparte, de son côté, avait pour général le jeune et brave Brasiclas, qui présageait aux Athéniens un rival dangereux ; mais il périt trop tôt, victime de son courage. Il avait pris Amplùpolis, lorsque Cléon vint le combattre près de cette ville : les deux généraux y trouvèrent la mort.
Une paix de cinquante ans , conclue à cette époque, n'eut aucune consistance, parce qu'elle mécontenta la plupart des alliés. Athènes pouvait-elle d'ailleurs être tranquille lorsqu'elle avait donné le gouvernement à un jeune homme comme Alcibiade, neveu de Périclès, qui ne respirait que la guerre, l'intrigue et l'ambition ? Que pouvait alors la prudence de Nicias?
Il fallut, d'après le conseil d' Alcibiade, conquérir la Sicile. Une flotte fut envoyée contre cette île, sous les ordres de Lamachus , d' Alcibiade et de Nicias. Cependant Alcibiade est accusé et rappelé à Athènes ; il se réfugie à Sparte, et devient l'ennemi de son pays. Pendant ce temps , la flotte et l'armée des Athéniens furent détruites après le siège fatal de Syracuse , par les conseils et les secours des
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Spartiates , commandés par Gy lippe . en 413. Cette expédition insensée porta le coup le plus funeste à la puissance d'Athènes : elle ne put jamais s'en relever entièrement. — Alcibiade fut rappelé, et l'époque de son second commandement fut la plus brillante de cette guerre (411 à 407). Les victoires réitérées des Athéniens sur les Spartiates commandés par Mindarus , qui, se défiant de Tissapherne, s'était allié avec Pharnabaze , satrape de la partie septentrionale de l'Asie-Mineure , obligent enfin les Lacédémoniens à proposer eux-mêmes une paix que l'orgueilleuse Athènes rejette pour son malheur. Elle remporte encore (406) une victoire navale près de File des Arginuses , entre Mytilène et l'Asie. Callicraditas, amiral lacédémonien , y perd la vie.
Victoire «le I^ysantlre. — L'année suivante, Lysandre , amiral des Lacédémoniens , détacha Ephèse du parti des Athéniens, et fit alliance avec Cyrus-le-Jeune , gouverneur de l'Asie occidentale. Fort du secours de ce prince , dont il sut obtenir des subsides avec adresse , il livra un combat naval aux Athéniens, l'an 405 avant J.-C, battit leur flotte à JEcjos-Poiamos , dans la Chersonèse de Thracc, tua trois mille hommes , emporta diverses villes et alla attaquer Athènes. Cette ville, pressée par terre et par mer, sévit contrainte de se rendre l'année suivante. La paix ne lui fut accordée qu'à condition qu'on démolirait les fortifications du Pyrée ; qu'on livrerait toutes les galères à la réserve de douze ; que les villes qui lui payaient tribut seraient affranchies ; que les bannis seraient rappelés, et qu'elle ne ferait plus la guerre que sous les ordres de Lacédémone. Athènes, pour comble de douleur, vit son gouvernement changé par Lysnndre (404). La démocratie fut détruite, et toute l'autorité remise entre les mains de trente archontes. Après la bataille d'^Egos-Potamos, Lysandre avait établi, dans toutes les villes delà Carie, de l'ionie, de l'Hellespont et de la Thrace. dont il s'étak saisi, un gouverneur lacédé-
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nionien et dix archontes. C'est ainsi que finit la guerre du Péloponèse , après avoir duré vingt-sept ans. Le vainqueur alla soumettre ensuite l'île de Samos, alliée d'Athènes , et retourna triomphant à Sparte, avec des richesses immenses, fruit de ses conquêtes. Son ambition n'était pas satisfaite; il chercha à s'emparer de la couronne, mais moins en tyran qu'en politique. Après avoir tenté en vain de faire parler en sa faveur les oracles de Delphes, de Dodone et de Jupiter Ammon, il fut obligé de renoncer à ses prétentions. Ce despote asiatique voit le gouvernement démocratique reprendre son influence primitive. Lysandre, abandonné de ses partisans, est rappelé à Sparte; et bientôt une révolution fomentée en secret rend Athènes à la liberté.
La guerre s'étant rallumée entre les Athéniens et les Lacédémoniens , Lysandre fut un des chefs que ceux-ci leur opposèrent. Il fut tué dans une bataille, Tan 366 avant J.-C. Comme on lui reprochait de faire des choses indignes d'Hercule , de qui les Lacédémoniens se flattaient de descendre : Faute, ditil, de coudre la peau du renard, on manque celle du lion; faisant allusion au lion d'Hercule.