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RÉFLEXIONS SUR LA GUERRE DU PELOPONESE

Les conséquences de la guerre du Péloponèse furent plus funestes à la moralité des Grecs qu'à leur politique. L'esprit de faction prit la place de l'esprit civique. L'amour de la pairie fut remplacé par l'ariimosité des peuples armés les uns contre les autres. Athènes perdit sa prépondérance, Sparte la remplaça; mais l'unité était rompue, chaque province était sous les armes attendant de nouvelles révolutions. La cruauté des trente tyrans était encore plus odieuse que celle des Athéniens. Ils furent chassés à leur tour, et l'on rétablit avec les lois de Solon l'ancien gouvernement, mais l'esprit en était banni pour toujours. Les Grecs ne devaient plus être que sujets. Depuis la bataille dVEgos-Potamos jusqu'au traité d'Anialcidas (388), cet empire exercé par les Spartiates et l'aversion qu'il inspire aux républicains helléniques, sont les deux pivots sur lesquels roulent toutes les affaires de la Grèce et de l'Asie.

Patriotisme de Tlirasybiile* — Cet illustre citoyen d'Athènes s'était réfugié à Thèbes, avec les

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autres bannis , pour se soustraire aux trente tyrans choisis par les Lacédéinoniens ; s'étant mis à la tête de cinq cents soldats levés aux dépens de l'orateur Lysias , il marcha vers le Pyrée, dont il se rendit maître. Les trente, y étant accourus avec leurs troupes, furent battus, chassés de la ville et égorgés. Aussitôt que Thrasybule fut rentré dans la ville avec tous les bannis, il proposa une amnistie générale, qui fut acceptée , avec serment d'oublier le passé. . C'est ainsi que, par la sagesse et la modération d'un seul homme , Athènes recouvra la paix avec la liberté, et que l'ancien gouvernement y fut rétabli, malgré tous les efforts de Lacédémone. Les trente avaient été remplacés par un conseil de dix membres aussi despotes que leurs prédécesseurs. Les dix appellent à leur secours Lysandre avec une armée -de mercenaires. Le roi Pausanias, à la tète d'une autre armée, vint soutenir Thrasybule et ses adhérens (403); son influence prévaut : les dix sont déposés, le gouvernement démocratique est rétabli , et une amnistie proclamée par Thrasybule (402).

Mort cTAleiliiacle. — Alcibiade , accusé par Thrasybule d'avoir ruiné les affaires de la république, fut déposé et banni d'Athènes une seconde lois. A cette nouvelle, il se réfugie dans la province de Pharnabaze, qui commandait dans la Ghersonèse. Les Athéniens , plongés dans un abîme de maux, tournèrent bientôt les yeux vers lui, et prirent des mesures pour le rappeler; mais les trente tyrans conseillèrent à Lysandre de le demander mort ou vif à Pharnabaze, qui eut la lâcheté de condescendre à leurs volontés. Les satellites que Lysandre envoya, n'ayant pas osé entrer dans la maison d' Alcibiade, y mirent le feu. Le jeune héros, après avoir tenté inutilement de l'éteindre , sortit à travers les flammes, l'épée à la main : ces barbares n'osèrent l'attendre ; mais, en se retirant, ils lui lancèrent une quantité de dards, dont il tomba mort. Ainsi périt, à quarante ans , cet homme singulier , qui réunissait dans son

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caractère les extrêmes du vice et de la vertu. Il fut tour à tour la terreur de son pays et des autres contrées de la Grèce (403). 11 joignait aune haute naissance et à de grands biens les qualités de l'esprit et du corps, savait jouer des instrumens , était habile dans tous les exercices ; mais il s'adonnait à la débauche , malgré les sages conseils de Socrate, auquel cependant il était très attaché.

Lecture.— Vie iïJlcibiade, dans Jnacharsis.— Entretiens de Socrate.

PERSE

Retraite des Rix Mille. — Artaxercès-Longue-Main, sous lequel se termina la guerre persique, eut pour successeur son fils Xercès II (424) qui fut détrôné par Sogdien ; celui-ci, après sept ans de règne, fut obligé de céder la couronne à Ochus , nommé aussi Darius 11, sous lequel commença la décadence de l'empire perse. Ce roi laissa deux fils : quoique Artaxercès II , Mnémon , fût l'aîné, néanmoins, d'après les idées reçues chez les Perses, la succession pouvait paraître douteuse , parce que son frère, le jeune Cyrus, était né après l'avènement de son père au trône ; il était gouverneur des provinces de r Asie-Mineure. Parisatis, veuve de Darius II, favorisait Cyrus , qui forma le projet de détrôner son frère. Les Grecs lui fournirent treize mille soldats commandés par Cléarque; il rassembla luimême cent mille barbares , dont le chef était Ariée.

A la tête de cette armée, il part de Sardes (401), traverse la Lydie , la Plirygie , la Cappadoce, la Cilicie, la Syrie, la Mésopotamie ;\\ arrive, après six cents lieues de marche, à Cunaxa, à vingt lieues de Babylone, où il livre bataille à son frère, Artaxercès Mnémon, gui était à la tête de douze cent mille hommes : il est tué dans l'action ; son armée est mise en fuite, à l'exception des Grecs, qui furent

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deux l'ois vainqueurs des troupes qui leur étaient opi3osées.

Les Grecs font alors avec Artaxercès un traité en vertu duquel ils commencèrent cette mémorable retraite , citée comme la plus étonnante que présente l'histoire.

Us franchissent les murs de Médie , le Tigre, les déserts de la Médie. Sur les bords du Zabàtés (Altonzou-Kurdistan), Cléarque et les principaux officiers sont misa mort. Xénophon, jeune Athénien, et quatre officiers sont choisis à leur place. Les Grecs continuent leur retraite en traversant les monts Carduques , le fleuve Cenlritës , le Tigre et YEuphrale à leur source ( en laissant à leur droite le lac Arsissa, aujourd'hui Van), Y Arménie, le pays des Calybes et les montagnes de ïecque et de la Colclùde , (400) ( Guriel-Mingrélie ), etc. Ils arrivent enfin à Trapezus (Trébizonde), colonie grecque placée sur les bords du Pont-Euxin . Ils se rendent par terre à Gérasonte et Cotyora (Boujouk-Kaleh), où ils s'embarquent en partie.

Ils longent les côtes de Y Asie jusqu'en Thrace, où ils s'engagent au service du prince de Salmydessus (Midjeh). Ils se rendent ensuite à Partlienium dans la Lydie , qui fut le terme de leur expédition : là, Tymbronles prit à la solde de Lacédémone (399). Ce ne fut qu'au bout de quinze mois, après avoir vaincu tous les obstacles de la nature et triomphé de toutes les attaques des hommes, que les dix mille Grecs, réduits à huit mille six cents, revirent enfin leurs rives natales. Ils avaient fait treize cents lieues, et leur retraite avait duré dix-neuf mois (20 lunes). Leur expédition et leur retraite ont donc révélé le secret de la force des Grecs et la faiblesse des Perses.

Xénophon , leur général , fut l'historien de cette retraite. La douceur de son style lui a fait donner le surnom d'Abeille àitique.

« Jamais, dit un historien, un auteur n'a possédé davantage l'art de faire aimer la vertu, qu'il pra-

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quait de sa personne autant qu'il la louait dans ses écrits. *

Voyage à tracer sur un tableau.

Lecture. — Retraite des Dix Mille , dans Rollin et dans Anacharsis.

Suivre tous les événemens du 5« siècle, sur l'Atlas historique de l'auteur.

ROME

le peuple au mont-sacre. — Au moment de la révolution politique qui abolit la royauté, le sénat eut l'adresse et la prudence de mettre le peuple dans ses intérêts, afin de l'opposer avec sécurité aux bataillons ennemis , qui s'avançaient de tous côtés pour replacer Tarquin-le-Superbe sur le trône; il lui fait de larges concessions, le décharge de toutes dettes, ne laissant à la classe indigente, dit Plutarque, d'autres soins que celui d'élever des enfans pour la défense de la patrie. Mais la crise passée, les patriciens refusèrent tout ce qu'ils avaient promis au peuple, notamment l'abolition des dettes et la création des tribuns.

Le peuple fit des réclamations : elles furent méprisées. Délivrés de la crainte du retour de Tarquin-le-Superbe, les sénateurs faisaient sentir aux plébéiens le joug dont ils les accablaient. Mais bientôt les méconlenlemens redoublèrent , et le peuple, voyant qu'on refusait obstinément de le satisfaire, se retira sur le Mont-Sacré, à trois milles de Rome ; il y établit son camp , y observa le meilleur ordre et une discipline capable d'imposer au sénat. Les grands commencèrent à craindre ; on envoya des députés aux séditieux, qui répondirent qu'ils n'étaient plus d'humeur à subir le joug tyrannique des patriciens. Cette réponse fière et naïve fit trembler le sénat. Lartius, Falérius et Mènènius- A grippa furent au nombre des dix nouveaux députés qui devaient traiter avec le peuple; ils étaient aimés, ils furent reçus avec joie. L'apologue des Membres et de l'Estomac, que leur récita Mènènïus, fit sur eux une vive impression, et personne ne résista plus lorsqu'il promit l'abolition des dettes. Seulement on demanda la création de magistrats chargés uniquement des intérêts du peuple. Ils furent nommés tribuns, et le sénat fut contraint de consentir à leur élection. Les tribuns pouvaient s'opposer aux décrets des sénateurs ; le veto d'un seul d'entre eux arrêtait tout. Ils furent d'abord cinq, ensuite dix : lleur charge était annuelle. Les nouveaux magistrats furent autorisés à convoquer les comices, avec défense aux consuls de les i troubler dans l'exercice de leurs fonctions. Par un article particulier, les patriciens furent exclus de celte nouvelle magistrature.

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Le tribunat donna à Rome le sentiment de sa liberté et cette attitude Gère et imposante qu'elle prit depuis celte époque.

exil de coriolan. — Le peuple romain souffrait d'une grande disette ; il se plaint hautement, et accuse les sénateurs de distraire le blé à leur profit. Les tribuns répandent ce bruit ; ils sont punis par le sénat. Ils veulent se défendre ; la parole leur est interdite. Une assemblée est convoquée, et les tribuns portent cette loi : « Si quelqu'un ose interrompre ou contredire les o tribuns dans les assemblées, il sera condamné à l'amende : il « sera obligé de donner caution, et, en cas de refus, il sera puni « de mort. » Le sénat veut en vain s'opposer à cette loi; il est obligé de céder. Martius , jeune patricien , auquel les soldats avaient donné le surnom de Coriolan, parce qu'il avait vaincu les Folsques à Corioles, blâme la molle condescendance du sénat : d'un caractère fier et irascible, il traite durement le peuple, veut abolir le tribunat et annuler les conventions du Mont- Sacré. Les tribuns exaltent le peuple indigné. On jure la mort de Coriolan. L'assemblée est convoquée : il est condamné à un bannissement perpétuel.

Le peuple triomphe et se réjouit comme au jour d'une victoire ; Coriolan se retire chez les Volsques et jure de se venger. 11 leur fait prendre les armes contre Rome ; il se met à leur tête ; il bat les Romains à plusieurs reprises et vient mettre le siège devant leur capitale. Le danger est imminent. Le sénat députe vers lui : il est sourd à toutes les prières. Véturie, sa mère, se présente pour le désarmer ; les sentimens de la nature domptent enfin l'orgueil de Coriolan : « Rome est sauvée , s'écria-t-il , « mais votre fils est perdu. » Quelques écrivains prétendent qu'il fut assassiné par les Volsques. — Pour reconnaître le service rendu par Fèturie, on éleva un temple à la Fortune des femmes (448).

Lecture. — La tragédie de Coriolan, par La Harpe.

dévouement des TABius. — Le sénat, voulant faire cesser les troubles intérieurs causés par la loi agraire, ne songeait qu'à occuper le peuple, par des guerres nouvelles. Rome alors avait à combattre les Éques , les Volsques et les Véiens. C'est dans un combat contre ces derniers qu'eut lieu le beau dévouement des trois cent six Fabius : suivis de quatre mille cliens, ils tinrent pendant deux ans les Véiens en échec, par la construction du fort de Cremère ; mais surpris au milieu delà confiance du succès, ils périrent tous jusqu'au dernier (477). Le jour de ce fatal événement fut mis au nombre des jours néfastes. Remarquons que, trois ans auparavant, trois cents Spartiates se dévouaient pour leur patrie aux Thermopyles.

Dès le fatal événement de la mort des Fabius, les agressions des tribuns, momentanément contenues, éclatèrent avec succès contre les patriciens, Par suite des attaques qu'ils provoquèrent

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Ménénius , condamné , se laisse mourir de faim, et Servilius ne doit son salut qu'à sa courageuse défense. — Valérius Publicola remporte une éclatante victoire sur les Véiens et les Sabins ; les premiers obtiennent une trêve de quarante ans.

C'est alors que s'allume une guerre plus alarmante. Rome, en paix avec les Véiens, ne peut l'être a\ec elle-même. Malgré les tribuns, les consuls remettaient, depuis dix ans, l'exécution de la loi agraire. — Le jour où les consulaires accusés devaient comparaître devant le peuple, le tribun Génucius est trouvé mort dans son lit. Les patriciens redoublent leurs poursuites contre les débiteurs. — Valérius, arraché des mains des licteurs, est nommé tribun. — Il substitue les comices par tribus aux comices par centuries, pour l'élection des tribuns et la création des édiles. — Appius Claudius se déchaîne en invectives contre les plébéiens et le tribunat. — Sicinius et Duilius le mettent en jugement pour -son opposition à la loi agraire. — Pour échapper à une condamnation inévitable, Appius se donne la mort ; le tribun Génucius était vengé. — Après la prise d'Antium , Titus Quinctius Capitolinus distribue au peuple les terres des Antiates. — Nous verrons Quinctius Cincinnatus empêcher les tribuns de réclamer la loi Térentilla, lui dont le fils Céson, à la tête de jeunes patriciens , avait repoussé les plébéiens prêts à voter la loi.

cincinnatus, — Rome était toujours en proie à des troubles domestiques. Herdonius, riche Sabin, en profite pour s'emparer du Capitole. Le peuple rentre dans l'obéissance ; il prend les armes, et le Capilole est déliyré. Le consul Valérius ayant été tué à l'assaut, on tire de la charrue Quinctius Cincinnatus pour le remplacer. Son caractère ferme d'une part, et de l'autre ses vertus paisibles , le rendent cher au peuple : l'ordre se rétablit, et les tribuns sont en quelque sorte .oubliés. Le temps du consulat expire ; on déclare la guerre aux Éques. Ceux-ci enveloppent le consul Minucius; l'armée romaine est dans le plus grand danger; on crée un dictateur, le choix tombe sur Cincinnatus; il vole au secours des Romains, les délivre, et rentre triomphant dans Rome. Il abdique la dictature, et va reprendre sa charrue.

décemvirs. — Les décemvirs veulent arrêter en vain des disputes politiques entre les patriciens et les plébéiens; ces derniers demandèrent des lois fixes et invariables. Le sénat y consentit, on envoya à Athènes trois ambassadeurs chargés de recueillir les lois de Solon et celles des autres législateurs célèbres de la Grèce. A leur retour, on élut dix magistrats, nommés décemvirs, à qui l'on confia le soin de rédiger le nouveau code. On leur donna une puissance absolue sur tous les citoyens; on suspendit de leurs fonctions tous les autres magistrats, et on les nomma administrateurs uniques de la république. Ainsi revêtus en même temps des deux dignités consulaire et tribunitienne, par l'une, ils eurent le droit de convoquer le sénat, par l'autre, celui

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d'assembler le peuple. Ces nouveaux magistrats entrèrent en charge l'an de Rome 503. Ils usèrent d'abord de leur pouvoir avec modération. Ils rendaient la justice chacun à leur tour pendant dix jours; on portait douze faisceaux devant celui qui présidait; ses neuf collègues n'étaient précédés que d'un officier nommé Accensus. En peu de temps ils rédigèrent un code de lois sages et impartiales, dont toutes les dispositions furent rati-" fiées par le consentement du peuple, et l'approbation des prêtres et des augures. Ces lois, divisées d'abord en dix titres (auxquels on en ajouta deux autres les années suivantes), furent gravées sur dix tables d'airain, et prirent le nom de Lois décemvirales .

Les Romains, satisfaits de la sagesse des nouveaux législateurs, et désirant compléter ce code de lois qu'ils avaient rédigé, voulurent nommer encore des décemvirs, et choisirent presque les mêmes ; mais peu à peu la justice et l'intégrité disparurent, et firent place à l'orgueil et k la partialité la plus révoltante. Appius Claudius surtout se rendit odieux par l'inflexibilité de son caractère et le despotisme qui dirigeait toutes ses actions. Enfin l'année du décemvirat expira ; on s'attendait à voir ces premiers magistrats abdiquer la puissance dont ils n'avaient été revêtus que pour un an ; mais ils la gardèrent et n'assemblèrent ni le peuple ni le sénat ; s'entourant d'une garde formidable et d'une nombreuse clientèle de jeunes patriciens, ils étouffèrent toutes les plaintes comme séditieuses.

Cette tyrannie pesait depuis neuf mois sur un peuple muet et tremblant , lorsqu'enfin l'audace avec laquelle Appius Claudius, le roi des décemvirs, osa attenter à l'innocence et à la liberté de Virginie, acheva d'irriter les esprits; la mort tragique de cette jeune fille immolée par son père lui-même, qui ne voyait pas d'autre moyen de la soustraire au déshonneur, devint le signal du réveil des Romains et de la ruine des décemvirs. L'armée et le peuple étaient si exaspérés contre leur tyrannie qu'ils voulaient, sans les entendre, condamner ces magistratsprévaricateurs au supplice du feu; on parvintcependant à modérer cette fureur aveugle. Les décemvirs abdiquèrent (1 an 30Ï de Rome), et furent libres de s'exiler où ils voudraient. Ainsi finit la puissance décemvirale, après avoir duré deux ans : on nomma des consuls, et la tranquillité fut rétablie dans la république.

Lecture. — Virgifiius, par Shakspeare, — Tite-Live,

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