‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 97 sur 277 · GUERRE SAMN1TE · texte numérisé non relu

GUERRE SAMN1TE

Causes. — Les Samnites avaient déclaré la guerre aux Sidicins, leurs voisins, et ceux-ci sollicitèrent les secours des Campaniens, puis ceux des Romains. Ceux-ci, déjà alliés des Samnites, après avoir fait de vains efforls pour concilier les deux peuples, sedéclarèrent pour les Sidicins, non seulement parce qu'ils étaient plus faibles, mais encore parce que les Samnites avaient paru recevoir leur intervention avec une espèce de mépris.

Cette guerre dura près de 71 ans.

Développemens. — Nous ne pouvons analyser que les principales époques de cette longue guerre.

Dans la première, les Samnites déjà vaincus près du mont Gaurus, le furent encore près de Suessula (54u2) par Valérius. On leur prit 40,000 boucliers et 170 drapeaux.

Dans la seconde, Cornélius et Publius Décius Mus firent un si grand carnage qu'il resta, dit-on, 50,000 hommes sur le champ de bataille près de Saticule.

La paix fut conclue l'année suivante (341) ; c'est pendant cette trêve qu'arrivèrent les épisodes du dévouement de Décius et celui de Manlius Torquatus.

Bans la troisième (526), les Samnites furent vainqueurs sous le général Ponlius qui, arrivé près de Caudium (auj. Arpéia), village situé entre Capoue et Bénévent, trompa les Romains et les engagea dans un défilé sans issue formant une fourche; l'armée romaine, conduite par Posthumius, se vit à la merci de ses ennemis, et obligée dépasser sous le joug. Une capitulation honteuse fut signée et les consuls revinrent à Rome.

Dans la quatrième, les Romains se vengèrent de l'ignominie qu'ils avaient subie ; ils vainquirent les Samnites à Lucérieel les tirent à leur tour passer sous le joug.

4e SIECLE. i\)o

Fabius Maximus, Dëcius Mus et le fils de Papirlus Cursor se distinguèrent dans plusieurs victoires successives ; enfin à l'époque de la retraite de Pyrrhus, l'an 272, les Samnites furent soumis entièrement.

Conséquences. Celte guerre, ainsi que celle de Tarente, que nous analyserons dans l'autre siècle, livra sans réserve l'Italie aux Romains, et étendit au loin l'idée de leur puissance.

Il y eut encore pendant ces dernières époques un beau dévouement patriotique : ce fut celui de Décius Mus, qui, voyant les divisions de l'aile gauche sur le point d'être enveloppées, se voua généreusement comme avait fait son père 40 ans auparavant. Le courage des Romains toujours1 crédules de superstition s'exalta, et la victoire se déclara en leur faveur.

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