PÉDONCULES KT BRACTÉES
pelle çalicule ou calice extérieur, comme dans la mauve, la guimauve; les fleurs qui ontuw calitule&oni dites caliculèes {flores caliculati).
La spathe {spalhci) est un involucre membraneux, renfermant une ou plusieurs fleurs, qu'il recouvre entièrement avant leur épanouissement, et qui ne se montrent à l'extérieur qu'après son déroulement ou son déchirement. Par exemple, dans les narcisses, les différentes espèces à'Allium, telles que 1'ognon commun, etc.
La spathe est monophjlle , c'est-à-dire composée , d'une seule pièce, comme dans le gouet {Arum maculatum); composée de deux pièces, ou diphylle , dans l'ail, l'ognon, etc.
Elle est cuculliforme {s. cucullata), ou roulée en cornet , dans l'Arum.
Ruptile, c'est-à-dire se déchirant irrégulièrement pour laisser sortir les fleurs, comme dans les narcisses.
Biflore ou multiflore , suivant qu'elle renferme deux ou un grand nombre de fleurs.
Membraneuse , quand elle est mince et demitransparente, comme dans les narcisses, les Allium.
Ligneuse, quand elle offre la consistance et le tissu du bois, comme dans plusieurs palmiers. Par exemple, le dattier {Phœnix dactylifera) , etc.
Pélaloïde, quand elle est molle et colorée comme la corolle. Exemple : le Calla œlhiopica , etc.
Quelquefois les fleurs contenues dans une spathe sont enveloppées chacune dans une petite spathe
23o ORGANES DE LA REPRODUCTION.
particulière, qui porte le nom de spathille , comme la plupart des Iridées.
Les Graminées et les Cypéracées, qui s'éloignent tant des autres familles de plantes par leur aspect général et la structure de leurs organes, n'ont ni calice ni corolle proprement dits. Les parties auxquelles on avait donné ce nom diffèrent essentiellement de ces mêmes organes dans les autres végétaux phanérogames. Ce ne sont que de véritables involucres, mais qui affectent une disposition particulière, qu'on ne retrouve pas clans les autres végétaux; aussi leur a-t-on donné des noms particuliers.
Ainsi on appelle glume {gluma) les deux écailles, de forme très-variée , qui sont les plus voisines des organes sexuels. (Voy. pi. 6, fîg. i/i5 b b.) Quelquefois ces deux paillettes sont soudées en una seule, qui alors est bifide, comme dans YAiopecuru\, le Cornucopiœ. Toutes les autres paillettes qui sont en dehors de la glume constituent la lépicène [lepicenct). Leur nombre est très-variable. Ainsi il y en a une dans XAgrostis canina, L. ; deux dans le plus grand nombre des autres Àgrostis, le Cynodon, etc. (Voy. pi. 6, fig. i4? # a.) Souvent, en dehors des organes sexuels, on trouve un ou deux petits corps de forme très-variable ; ils portent le nom de palêoles , et leur ensemble constitue la. gàimclle (glumella). (Voy. pi. G, fig. i5, a a.)
Lorsque, dans les Graminées, deux ou un plus grand nombre de fleurs sont réunies de manière à former une sorte de petit épi nommé èpiet {spiculd)
PÉDONCULES ET BRACTÉES. l'5l
ou lodicule, leur enveloppe commune reçoit également le nom de lépicene; elle peut être unipaléacée, -comme dans le Lolium, ou bipalèacèe, comme dans le Paa; ou multipaléacêe , comme dans quelques espèces à'CJniola. 11 résulte de là que chaque petite fleur en particulier est dépourvue de lépicene propre, et n'est entourée que d'une glume, qui, dans ce cas, est toujours bipaléacée. On dit alors que Yépiet ou la lépicene est biflore , triflore , etc. , suivant le nombre des fleurs qu'ils renferment.
Revenons encore à quelques considérations sur le pédoncule.
Le Pédoncule , ou support particulier des fleurs, affecte différentes modifications qu'il est utile de faire connaître.
Ainsi, suivant sa situation, il est radical, quand il part de l'aisselle d'une feuille radicale, comme dans le pissenlit {Taraxacam dens leonis), la primevère (Primula veris).
On lui donne le nom spécial de hampe (scapus), quand il part immédiatement d'un assemblage de feuilles radicales, comme dans la jacinthe, les narcisses, etc.
Il est caulinaire ou ramaire, suivant qu'il naît de la tige ou des rameaux; ce qui est la disposition la plus ordinaire.
Il est pétiolaire quand il fait corps, dans une partie de sa longueur, avec le pétiole.
Epiphylle, lorsqu'au lieu de naître sur la tige ou les rameaux, il prend origine sur la surface même
!i3a ORGAIV.ES DE LA REPRODUCTION.
des feuilles; tel est celui du petit houx [Ruscus aculeatas).
Axillaire, lorsqu'il naît sur la tige ou les rameaux dans l'aisselle des feuilles.
Extraxillaire ou latéral, quand il prend naissance sur les parties latérales du point d'insertion de la feuille, comme dans les Solanées.
Terminal, quand il termine le sommet de la tige, dont il ne paraît être que la continuation.
Le Pédoncule est unif/ore, biflorey triflore, multiflore , suivant le nombre des fleurs qu'il supporte.
Ii est quelquefois roulé en spirale ou en tire-bouchon, comme dans le Vallisneria spiralis; le pain de pourceau {Cyclamen europœum) offre aussi cette singulière disposition , lorsque son fruit approche de la maturité.