‹ Nouveaux élémens de botanique et de physiologie végétaleChapitre 57 sur 129 · ENVELOPPES FLORALES · texte numérisé non relu

ENVELOPPES FLORALES

Quand il est simple , on lui donne le nom de calice, quelles que soient sa couleur , sa consistance, sa forme, comme dans la tulipe, le lis, les Thymélées, etc.

Toutes les plantes monocotylédonées n'ont jamais de corolle; leur périanthe est toujours simple ; elles n'ont qu'un calice.

Quand le périanthe est double , l'enveloppe la plus intérieure, c'est-à-dire celle qui est la plus voisine des organes sexuels, prend le nom de corolle. On nomme calice l'enveloppe la plus extérieure. On a dit encore que le calice faisait suite à l'écorce du pédoncule, la corolle au corps ligneux, ou à la partie située entre la moelle et l'écorce, dans les plantes annuelles.

Telle est l'opinion généralement admise par les auteurs qui s'occupent des rapports naturels des plantes. Et, en effet, elle paraît, dans le plus grand nombre des cas, conforme à la nature. Mais remarquons cependant ici, à l'égard des Monocotylédons, que dans beaucoup de circonstances, surtout quand le périanthe se compose de segmens séparés , on pourrait croire a l'existence de deux enveloppes autour des organes sexuels. En effet, les six pièces qui forment le périanthe simple d'un grawd nombre de Monocotylédons sont le plus souvent disposées comme sur deux rangs; en sorte que trois paraissent plus intérieures, et trois plus extérieures. Si nous ajoutons à cela que les trois intérieures sont souvent colorées et pétaloïdes, tandis que les trois externes sont vertes et semblables au

l[\1 ORGANES DE LA. REPRODUCTION.

calice, nous pourrons concevoir comment on a pu admettre dans ces plantes un périanthe double, c'està-dire une corolle et un calice. Cette disposition est surtout remarquable clans l'éphémère de Virginie ( Tradescantia virginica ) : son périanthe simple est à six divisions, trois intérieures plus grandes, minces, délicates, d'une belle couleur bleue; trois extérieures plus petites, vertes, et tout à-fait différentes des premières. Il en est de même dans X Alisma Plantage-, la sagittaire, etc., qui ont toujours les trois divisions intérieures de leur périanthe colorées et pétaloïdes, tandis que les trois extérieures sont vertes et caliciformes.

Mais ces exceptions n'existent qu'en apparence : elles s'évanouissent devant une observation plus exacte. Car, bien que les six segmens du périanthe d'un grand nombre de Monocotylédons soient disposés sur deux rangs, cependant ils ne forment, sur le sommet du pédoncule qui les supporte, qu'un seul et même cercle, c'est-à-dire qu'ils n'ont qu'un point d'origine commun, et se constituent manifestement tous les six avec la partie la plus extérieure du pédoncule. Ils ne forment donc qu'un seul et même organe, c'est-à-dire un calice. En effet, s'ils constituaient deux enveloppes distinctes, un calice et une corolle, le point d'insertion de la corolle serait plus intérieur que celui du calice , puisqu'elle se continue avec la substance ligneuse de la tige ou la partie qui la représente, tandis que le calice est une suite de l'épidermc ou de la partie la plus extérieure du pé-

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