‹ Nouveaux élémens de botanique et de physiologie végétaleChapitre 82 sur 129 · GERMINATION. 38 I · texte numérisé non relu

GERMINATION. 38 I

clones, les deux cotylédons, qui sont très-gros et trèsépais , sont le plus souvent immédiatement soudés l'un avec l'autre. Voici alors comment s'opère la germination : la radicule, en s'enfonçant dans la terre, allonge la base des deux cotylédons et dégage ainsi la gemmule, qui ne tarde point à se montrer audessus de la terre; mais les deux cotylédons ne sont pas entraînés par la gemmule, ils restent hjpogés.

§ 2. Germination des Embryons endorhizes ou monocotjlèdonés.

Les embryons monocotylédonés éprouvent en général. moins de changemens, pendant la germination , que ceux des plantes dicotylédonées , à cause de l'uniformité de leur structure intérieure. En effet, ils se présentent fort souvent sous l'apparence d'un corps cbarnu, dans lequel on distingue avec peine les organes qui le constituent. Aussi est-on obligé de soumettre à la germination les embryons endorhizes dont on veut bien connaître la structure.

C'est ordinairement , comme dans les Dicotylédons , l'extrémité radiculaire qui se développe la première. Elle s'allonge et sa coléorhize se rompt pour laisser sortir le tubercule radicellaire qui se développe et s'enfonce dans la terre. Ordinairement plusieurs radicelles naissent des parties latérales et inférieures de la tigelle. Quand elles ont acquis un certain développement, la radicule principale se détruit et disparaît. Aussi les plantes monocotylé-

38a ORGANES DE LA FRUCTIFICATION.

donées n'offrent - elles jamais de racine pivotante comme les végétaux dicotylédons.

Le cotylédon, qui renferme la gemmule, s'accroît toujours plus ou moins avant d'être perforé par celleci. C'est le plus souvent par la partie latérale du cotylédon, presque jamais par son sommet, que sort la gemmule. En effet, elle est toujours plus rapprochée de l'un de ses côtés , et son sommet est constamment oblique. Lorsque la gemmule a perforé le cotylédon, celui-ci se change en une sorte de graine qui embrasse la gemmule à sa base. (Voyez pi. 7, fîg. 10, b, d.) C'est à cette graine que l'on a donné le nom de coléoptile.

Mais il arrive assez souvent qu'une partie du cotylédon reste engagée , soit dans l'intérieur de l'endosperme , soit dans l'épisperme ; en sorte qu'il n'y a que la partie la plus voisine de la radicule qui soit entraînée au dehors par le développement de celle-ci. (Voy. pi. 7, fîg. 10, c.)

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