‹ Nouveaux élémens de botanique et de physiologie végétaleChapitre 97 sur 129 · ARBRES · texte numérisé non relu

ARBRES

Dix-huitième Classe.

Arbres ou arbrisseaux apétales, c'està-dire dont les fleurs sont dépourvues de corolle. Ces arbres sont ou hermaphrodites , ou monoïques , comme le buis, beaucoup de Conifères, etc.; ou dioïques, comme le pistachier, le lentisque.

Dix-neuv Cerne Classe.

Amentacés. Arbres apétales , dont les fleurs sont disposées en chaton. Ils sont monoïques, comme le chêne, le

\ noyer , etc. ; dioïques , comme les sau-

\ les, etc.

Vingtième Classe.

Arbres à corolle monopétale régulière i irrégulière, tels que le lilas , le sureau, \ le catalpa, l'arbousier, etc.

Vingt-unième Classe.

Arbres ou abrisseaux à corolle poîypétale rosacée , comme le pommier , le poirier, l'oranger, le cerisier, etc.

Vingt-deuxième Classe.

Arbres ou arbrisseaux dont la corolle est papilionacée , comme dans l'acacia, le faux ébénier, l'arbre de Judée, etc., etc.

Monopétales.

Polypétales réguliers.

Polypétales irréguliers.

MÉTHODE DE TOURNEFORT. '

Telles sont les vingt -deux classes établies par Tournefort pour disposer tous les végétaux connus. Quoiqu'au premier abord , ce système paraisse simple et d'une exécution facile , cependant il offre , dans plus d'un cas , des difficultés qu'il n'est pas aisé de faire disparaître. En effet , la forme de la corolle n'est pas toujours si bien tranchée, que l'on puisse sur-le-champ décider à quelle classe elle appartient réellement ; car où est le point juste de séparation entre une corolle hypocratériforme , et une corolie infundibuliforme ; entre cette dernière et la corolle campanulée ?

Le reproche le mieux fondé que l'on puisse faire à ce système , c'est la séparation des plantes herbacées des ligneuses. En effet, les rapports les plus naturels sont par-là méconnus, et les végétaux qui ont entre eux la plus grande analogie sont souvent éloignés et rejetés à de très - grandes distances les uns des autres , à cause de cette seule différence.

Chacune de ces classes a été divisée en un nombre plus ou moins considérable de sections ou ordres, dont les caractères ont été tirés des modifications particulières que la forme de la corolle peut subir, de la consistance , de la composition et de l'origine du fruit, de la forme, de la disposition et de la composition des feuilles, etc., etc.

Enfin chacune de ces sections renferme un nombre plus ou moins considérable de genres , auxquels sont rapportées toutes les espèces connues jusqu'à l'époque où Tournefort écrivit.

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