TESTICULE
que universel. A l'alcool, aux dissolntions de potasse, et aux autres liqueurs du même genre donton a fait d’abordusage, on préfère actuellement de gros vin rouge, dans lequel on a fait quelquefois bouillir des roses de Provins , et dont l’activité est augmentée, au besoin, par l'addition d’une certaine quantité d’eau-de-vie. Ce liquide , échauffé à la température de trente-deux à trente-cinq degrés, doit être renfermé dans une seringue d’un quart de litre environ de capacité, et dont l'extrémité doit s'adapter exactement à l’ouverture de la canule du troisquarts.
Ce dernier instrument étant convenablement graissé, le liquide et la seringue, ainsi qu’un vase propre à recevoir la sérosité, ayant été préparés, et le sujet étant convenablement placé, le chirurgien, après s'être assuré encore une fois du lieu que le testicule occupe, saisit la tumeur avec la main gauche, par sa partie supérieure,.et pousse le liquide, en même temps qu'il tend la peau, vers le côté opposé. Cet endroit est presque toujours, comme on le sait, la partie antérieure supérieure de l’hydrocèle. Tenu dans la main droite, le doist indicateur étendu sur la canule jusqu’au point. où l’on veut le laisser pénétrer, le trois*quarts est plongé d’un seul coup dans la tumeur, suivant une direction telle que sa pointe remonte cnire le testicule et la paroi antérieure de la tunique vaginale. Le défaut de résistance indique la pénétration de l’instrument. On saisit alors la canule avec la main gauche, et, retirant la tige du trois-quarts, le liquide s'écoule. Pendant son évacuation, le chirurgien, qui ne doit pas.quitier un seul instant la canule, suit avec elle les progrès de la rétraction des parties, et empêche qu’en se vidant la tunique vaginale ne l’abandonne. Des pressions douces , exercées sur le scrotum, achèvent de faire sortir les derniers restes du liquide.
Si l'on veut ne procurer que la cure palliative de Ja maladie , on retire alors la canule ; le serotum est couvert d’une com-
: . PL f * $& « £ hu presse trempée dans du vin, et placé dans
un suspensoir. Quelques jours après, le malade peut reprendre ses occupations ha-
bituelles.
S'agit- il d'exécuter l'injection ? le chirur- | gien introduit le siphon de Ia seringue dans l'extrémité de la canule, et pousse graduellement le liquide irritant, jusqu’à ce que la tumeur vaginale soit distéidhe! Le doigt indicateur sert à retenir le liquide pendant trois à cinq minutes, après lesquelles on le laisse écouler. Une seconde ou même une troisième injection sont ensuite ainsi faites, excepté dans le cas où la première où la seconde ont déterminé de vives douleurs, Le malade éprouve ordinairement, pendant lesséjour du vin dans la tunique vaginale, une sensation pénible, qui se propage le long du cordon testiculaire, jusqu'aux lombes. La dernière injection étant évacuée, on retire la canule ; le scrotum est couvert de compresses trempées dans le vin, et un suspensoir complète l’appareil.
Il importe, pendant ces diverses minœuvres, de redoubler de précaution, afin que l'extrémité de la canule nabandonne pas la tunique vaginale, et ne verse pas le vin dans le tissu cellulaire du scrotum. Lorsque cet accident, toujours suivi de la gangrène, a lieu , le Hiquide s’infiltre sous la peau, et se répand au loin par diffusion ; en pénétrant dansla tuniqie vaginale, au contraire, l'injection reproduit do forme olobuleuse, circonscrite et rénitente de la fraldlte, Das le premier cas, il est instant de cesser l’émission de liquide ; dans le second, on peut ètre sans crainte et continuer l'opération.
Du troisième au cinquième jour, les parties se gonflent, deviennent chaudes, doulodreuseshtite AE pe quelquefois assez vive s'allume. Alord le sujet doit garder le repos le plus absolu ; des boissons | délayantes lui | seront A et des topiques émollients récouvriront la tumeur. On s’est démandé si le gonflement observé dans ces cas dépend de l’épanchement d’un nouveau li- | qüuidé où de la tuméfaction du testicule. :
Selon toutes les probabilités, ces deux causes contribuent , mais dans des proportions d dif. ficiles à détéréiner ; à le reproduire. Qt qu’il en soit, lorsque les accidents s’ap sént , lorsque le liquide que l’irritation vient Ÿ de faire exhaler. dans Ja tunique vaginale estrésorbé, des adhérences confondent le | feuillet pariétal de ceite membrane avec: |
CE
miettes
la surface du testicule, et la guérison est | achevée.
Quelques personnes ont récemment pré- | tendu que cette oblitération de la tuniqt vaginale n’est pas indispensable à la guéri. | son radicale de l’hydrocèle; mais aucun” | fait positif, pas même celui invoqué par.
M: Velpeau, ne justifie cette assertion,
| contre laquelle s'élèvent tous les résultats |
EST ne EN ÉENEPEE
connus de linflammation des membranes séreuses.
L’excision constitue une opération assez longe, douloureuse, et suivie parfois d’une | violente inflammation du testicule et du | strotum. Lé premier de ces organes, tuméfié | outre mesure , a mème quelquefois déchiré | l'enveloppe fibreuse inextensible qui ren- | ferme sa substance. Quoique cette méthode \ semble devoir mettre à l'abri de toute récidive, M. Boyer l’a vue échouer une fois, sur six cas dans lesquels il à cru devoir l'employer. |
L'incision est moins susceptiblé de don- nier lieu à de violentes inflammations ; et quoique moins sûre peut-être que l’excision, élle est cependant suivie de succès dans le plus grand nombre de eas.
La cautérisation ne met point à l'abri d’une irritation trop intense des parties.
Applicable seulement lorsque lhydrocèle est devéntie volumineuse, elle exige un traitement consécutif prolongé.
Le vésicatoire ne présente ; il est-vrai, aucun de ces inconvénients, mais il faut peu compter sur son eilicacité:
Quant aux corps étrangers, tels que Ja tente, le sétonret la canule, placés à demeure dans la tunique vaginale, ils unissent au danger d’une phlogose très-violente, celui de n’enflammer les parties qu’à leur voisinage, ét de laisser lé reste de la membrane séreuée intact : ils sont donc souvent infidèles ; et; malgré les efforts d’un chi-
| rurgien , d'ailleurs habile, pour réhabiliter . le séton ; puisse en appeler de la proscription qui l’a
il est doute que ce procédé
frappé depuis longtemps. L La simplicité du procédé qui consiste à:
L introduire un liquide irritant dans la tu-
nique vaginale ; la facilité avec laquelle ce liquide pénètre dans toutes les anfractmosi- 73 F0
LÉSIONS DU TESTICULE. oi
is dé l’hydrocèle ; la possibilité de graduer la force de son action, où en prolongeant son séjour, soit eñ y mêläht de l'alcool ; enfin , le peu de danger de l'opération, qui permet d'y recourir de nou-
Veau si elle ne réüssit pas d’abord : tels sont
les motifs les plus importants qui ont fait adopter l'usage des injections comme méihode DeHURAIE pour guérir la maladie qui nous occupe. On peut y recourir sans incon- Vénient, alors même qu’il reste de la tuméfaction au testicule ou à l’épididyme :
l'injection a plusieurs fois déterminé la résolution de ces engorsements, dans les cas
où ils n'étaient pas accompagnés de la du-
reté inégale et squirreuse de l’organe,
Si, comme je l’ai vu une fois, Ia canule du trois- -quarts ayant abandonné hà tunique vaginale, on injectait le vin dans le tissu cellulaire du scrotum, il faudrait aussitôt cesser l’opératiôn , faire aux téguments une longue incision, par laquelle le liquide pût S’écouler, et recourir aux applications émollientes. Si le testicule était piqué par le trois-quarts, ce dont on s'aperçoit à la direction de l'instrument, et à ce que rien ne s'écoule par la canule, après la sortie du poincon , il conviendrait de retirer doucement cette canule, afin de la dégaser de l'organe $éminal , ce qui est annoncé par le léger ressaut qu’elle éprouve, et par l’appatition soudaine de la sérosité. Bien qu'on ait alors encore pratiqué l'injection , la prudence exige cependant qu’on s’en abstienne, et qu’on remette à une autre fois l'opération curative. L’hémorragie n’est que bien rarement à craindre. J'ai vu cependant uné exhalation sanguine remplacer presque subitement le liquide évacué, s'échapper en partie sous la peau, S'accompagner d’excitation locale très-vive, sans qué la guérison ait été empêchée. Si la collection était très-
considérable, il serait indiqué dé l'ouvrir
par l’incision , d’évacuér le liquide épanché, ét de Bhauifthe au besoin la ligature des vaisseaux ouverts.
Malgré son incontestable supériorité, l'injection n’est donc pas exémpte d'accidents, et l'expérience a démontré qu'elle est assez loin de réussir toujours. Ii serait, par conséquent , erroné de croire que les autres
soit en diminuant’
méthodes ou procédés indiqués plus haut ne puissent jamais étre mis en usage & sans transoresser là règle d’une saine pratiqué.
J'ai vu maintes fois , indépendatiment de l'infiltration du sang, dé la piqüre du tésticule et de ex halition. sanguine dans la tünique vaginale, j'ai vu rdissjue l'inflammation déterthitlée pär linjection s accompagtier d'accidents sympathiques assez graves pour menacer la vie des sujets. Daris d’autres occasions, des abcès considérables du scrotum et de la tunique vaginale ont succédé à son emploi. Chez un ancien militaire, autrefois opéré par ce procédé, la tunique vaginale , devenue cartilagineusé ét contenant un liquide analogue à de la lie dé vin, simula si bien une ofE IE incurable, que lamputation du testicule fut pratidiiée D'une autre part, j'ai mis en usage; au Val-de-Grâce, sous la direction de M. Gama, chirurgien en chef de ce bel établissement!
tous les procédés conseillés contre l'hydrocèle, depuis l’excision jusqu’au caustique et au séton, et nous avons obtenu par tous la guérison ae la maladie. Après l'injection, à lädielté on doit continuer la préféréhce , l'incision est le procédé qui noûs a fourni les résultats les plus heureux, ceux que les accidents les moins fs et les moins marqués ont traversés. Nous avions même fini par en faire l’objet de notre prédilection, et, je dois le dire, nous n’avons jamais eu à nous repéntir dé l'avoir ne en usage. Si l'injection mérite la prééminen ce, ce n’est que parce qu ’ellé est plus simple à à exécuter, et moins effrayante po les ralades. 4 Pur: y Mais, ces principes étant établis , il est des cas où, de touié nécessité ,laf prudence réclame l'emploi d’autres précétléss Lorsque , par exemple, l'hydrocèle n'est pas transparente, et que l’altération du tes ticule ou de la tuniqué vaginal parait la
compliquer , il faut a absolument recourir à
l'incision de la tumeur: Ce moyen est le seul qui permette de bien reconnaître l’état du testicule et de son enveloppe. Si le premier est squirreux , on doit immédiatément l’emporter ; si la seconde est profondément altérée , il convient de l’exciser, comme ia été dit précédemment, |
Lorsque l’hydrocèle est congéniale., Viguerie voulait qu'après avoir fait rentrer le liquide dans le ventre on comprimât le cordon testiculaire avec la pelote d’un brayer, afin de déterminer l’oblitération du col de la membrane, et l'isolement de la cavité qui renferme le testicule. Ce procédé est pres-
que toujours infidèle. Desault réussissait mieux : il faisait comprimer d’abord, par le doigt d’un aide, l'origine de la tunique vaginale , que distendait la sérosité, puis il exécutait la ponction et l'injection à la manière accoutumée. Après l'opération, la main de l’aide était remplacée par un brayer, et la guérison s'opérait comme chez les adultes, La compression , dans ce cas, empêche , au moment de l'injection, le liquide de pénétrer dans le ventre ; ensuite elle contient en quelque sorte l'irritation au dehors, et provoque l'oblitération du col de la tumeur.
Avant d'opérer, il importe de s'assurer que Je testicule occupe le fond de la bourse; car s'il était à l'anneau ou dans l'abdomen, d'autres moyens devraient être employés.
L’incision, spécialement , mériterait la préférence , et même, dans tous les cas d’hydrocèle congéniale, elle me semble supérieure à l'injection. Il est plus facile de modérer, de limiter la phlogose qu'elle détermine, que celle produite par Pinjection , et elle n'expose pas, comme cette dernière, à la pénétration du liquide dans le péritoine malgré la compression exercée par l'aide.
Dans tous les cas, si une hernie congéniale existait , il est bien entendu que le chirurgien devrait d’abord la réduire exactement, afin d'empêcher l’inflammation des viscères qui la constituent.
L'hydrocèle enkystée se développe ordinairement dans l’épaisseur du cordon testiculaire ; un ancien sac herniaire, oblitéré à son sommet, ou un kyste celluleux anormal en sont fréquemment le siége. La tumeur, molle , transparente, présentant une fluctuation sensible, descend graduellement de la région inguinale, où elle nait presque toujours, vers le scrotum. L’examen attentif des caractères qu’elle présente la font assez distinguer des hernies inguinales, ainsi que
nous l'avons fait remarquer à l’occasion de
<es dernières,
Par une sorte de contraste assez singulier avec leur simplicité apparente, les hydrocèles enkystées du cordon constituent
- des tumeurs auxquelles il est assez rare de
toucher sans provoquer des accidents inflanmatoires fort intenses. La fragilité des
enveloppes de la tumeur, et la possibilité de |
déterminer une infiltration dangereuse, en poussant un peu fortement le liquide , sont deux circonstances qui me semblent contre-indiquer l'emploi de l'injection dans le traitement de cette maladie. L’incision me paraît de beaucoup préférable. IL convient même d’exciser une partie des parois du kyste, toutes les fois que celui-ci est fort étendu, et qu’on peut le faire sans dissection trop longue et trop douloureuse ; mais l’incision simple réussit toujours. Quelques coups de bistouri , destinés à découvrir et à diviser les enveloppes de la tumeur, servent à l’opérer, et l'appareil le plus simple suffit au pansement. J'ai pratiqué six à huit fois
cette légère opération; toujours la guérison
s’en est suivie ; mais elle a constamment été précédée d’un engorgement douloureux le long du cordon, prolongé au flanc d'une part, de l’autre au scrotum et au testicule, et, dans quelques cas, assez grave pour exciter de sérieuses inquiétudes. ILimporte donc d’être réservé sur le pronostic à porter, re- Jativement aux conséquences des opérations de ce genre, alors même que la partie la plus inférieure du cordon doit seule en être le siége.
À l’histoire de l’hydrocèle se rattache l'infiltration séreuse du tissu cellulaire du cordon des vaisseaux spermatiques. Cette maladie, nommée aussi hydrocèle diffuse du cordon , est quelquefois difficile à distinguer du cirsocèle. Elle forme une tumeur molle, oblongue, pâteuse, peu fluctuante, mal circonscrite, non accompagnée de nodosités flexueuses , et étendue de l'anneau inguinal, qu’elle dilate, au fond du serotum. Si cette tumeur, que je n’ai jamais eu l’occasion d'observer , résistait aux applications résolutives et toniques , et si elle incommodait beaucoup le malade, on pourrait l’inciser longitudinalement; mais les cas de ce genre sont fort rares. Après l'évacuation du liquide, le tissu cellulaire s’enflammerait et
die, qui,
stance,
LÉSIONS DU TESTICULE
la guérison radicale aurait vraisemblablement lieu.
Formé par la dilatation variqueuse des veines testiculaires, le cirsocèle présente une tumeur molle, pâteuse, indolente, étendue de l’abdomen au fond du scrotum. La chaleur humide, les fatioues soutenues, les travaux pénibles, la station longtemps prolongée sur les pieds, augmentent son volume, qui diminue par l'impression du froid, par le repos, par la situation horizontale.
Ni la toux, ni les violents efforts ne lui Paul d’impulsion. En la touchant, on reconnaît qu’elle est composée de cordons mous, noueux , ondulés , affaissables, formés par les veines testiculaires dilatées. Une sensation de plénitude et de pesanteur incommode se fait éprouver au scroium, quelquefois des douleurs vives et énervantes s'étendent au testicule, et des tiraillements se pr opagent aux lombes : tels sont les phénomènes les plus ordinaires de cette malapresque, toujours, attriste Îles hommes, les affaiblit, et les rend impropres à l’exercice des professions pour lesquelles un grand déploiement de forces est nécessaire.
Quoi qu'on en ait dit, le cirsocèle est aussi fréquent chez les adultes que chez les vieillards; et les hommes vigoureux en sont plus fréquemment affectés que les sujets faibles , sans doute à raison des travaux pénibles auxquels ils s’adonnent plus spécialement. La dilatation veineuse affecte plus souvent le côté gauche que le droit, ce qui dépend, suivant Morgagni, de la maniere dont la veine testiculaire gauche s'ouvre dans la veine rénale; et, suivant J.-L. Petit, Richter, Callissen, MM. Dubois et Richerand, de la pression exercée sur les vaisseaux spermatiques par l'Siliaque du colon.
Quoi qu’il en soit, le cirsocèle est susceptible d'acquérir un grand volume : on l’a vu égaler les deux poings. Les veines variqueuses pénètrent parfois jusque dans le testicule, désorganisent et font disparaître sa suben occasionnant, chez quelques sujets, de continuelles et insupportables douleurs. Dans d’autres circonstances, je
testicule, atrophié et ramolli, se perd en.
quelque sorte au milieu du paquet vari-
queux, ou devient squirreux et cancéreux-
Le cirsocèle réclame l'usage d’un suspensoir bien fait, qui soutienne exactement le testicule. Des bains froids , des applications toniques et astringentes , celles de la glace en particulier, un régime fortifiant, deg exercices modérés , l’abstinence de tout travail de force , le repos prolongé dans une situation horizontale : tels sont les moyens à l’aide desquels on parvient à le guérir quelquefois, et presque toujours à borner ou à ralentir ses progrès. Le succès , toutefois, est, même dans les cas où la maladie est récente, difficile à obtenir; et si, relativement à la vie du sujet, le pronostic n’a presque jamais rien de grave, il faut être très-réservé sous le rapport dé la guérison.
Lersque, ancienne et volumineuse, [a tumeur occasionne une gène assez ent r des douleurs tellement vives que le mal AFLA condamné à un repos absolu, veut absolu-.
ment en être débarrassé , on peu recourir à l'opération, aprés, otiterehs que l'on a essayé sans succès l'emploi des moyens indiqués plus haut.
Praitiquée par A. Paré, J.-L. Petit, J.-P. Cumano et d’autres chirurgiens, cette opération consiste à découvrir le cordon testiculaire dans toute son étendue ; à le dépouiller des enveloppes que lui fournissent le fascia superficialis, les arcades renversées du muscle crémaster et le fascia transversalis ; enfin, à séparer des autres les veines variqueuses , et à les emporter, soit immédiatement , soit après avoir placé une ligature sur chacune de leurs extrémités. Cette opération ne semble devoir être ni très-longue ni très-douloureuse, II convient de faire observer , toutefois, que des accidents graves peuvent lui succéder, qu’elle expose à des phlébites intenses, et.
que, par conséquent, elle ne doit ètre pratiquée que dans les cas où la maladie, ayant acquis un développement considérable, détermine des douleurs où des incommodités très-graves. Hors ces cas, le repos, les suspensoirs et les applications froides , astringentes , Sont avec raison ne me préférés. | *
M. Breschet s’est efforcé récemment de
rendre ce traitement plus actif et plus efficace. Selon lui, loblitération des veines ilatées du sc (cirsocèle), et surtout ‘de celles du cordon spermatique (varicocèle), ne constitue une opération dangereuse qu’à raison de la division des tissus par l'instrument tranchant, et de la section ou de la ligature des vaisseaux malades. Si ce but pouvait être atteint à l’aide d’une inflammation adhésive, locale et très-limitée , sans incision des parties molles , tout le de -suiyant cet habile observateur, da trait, et l'opération pourrait être pratiquée dans une foule de cas où l’on n'ose pas y recourir. M. Breschet, en conséquence, a fait construire des pinces courtes, solides, à branches élastiques , à mors aplais, étroits, garnis d’un matelassage à leur face interne, et portant sur leurs Lot de une he ne pression , qui permet de les serrer orce. Le malade étant couché sur le b ou placé debout devant le chirurgien, celui-ci saisit les veines variqueuses , VA -sépare.du canal déférent, qui est laissé de côté, les place sous un ds de la peau , qu'il rend , ainsi qu’elles, entre les mors de la pince. S'il s'agit de veines scrotales, Vopération est facile; plus profondément placées et réunies en faisceau avec des nerfs - et des branches artérielles , les veines testi- - culaires sont plus SPACE A isolées et saisies. Dans le premier cas, une seule pince “suffit; dans le second, il convient d’en appliquer deux, une près de l’anneau , l’autre sur Ja partie “at du cordon, afin de limiter entre elles un espace das lequel l’oblitération aura lieu.
f Les pinces de M. Breschet, imitées de l'entérotome de Dupuytren, agissent de la même manière, Graduellement serrées , elles affaissent et amincissent la peau, la re pent de mort, et y provoquent la formation d'üne escarre sèche et solide. Les veines comprises dans la pression sont aplaties, l'adhésion et ensuite la gangrène de leurs parois a lieu, et la plaie résultant de la chute l'écarté ne tarda pas à se cicatriser. Les pinces doivent être laissées en place de trois à cinq ow à sept jours, selon
l'intensité de la constriction opérée et le
degré d'épaisseur dés parties. Quelques |
PhéTAmÈnse d’inflammation se développent parfois d’abord : le testicule se tuméfie chez quelques sujets; mais ces accidents s’apaisent enpeu de jours; les yeines, remplies d’un sang devenu stagnant , se durcissent, diminuent de volume, disparaissent presque entièrement, et, la circulation de retour se continuant par la voie des anastomoses , tous les symptômes de la maladie se dissipent.
Parmi les chirurgiens qui ont essayé d’ajouter quelque perfectionnement à la méthode ingénieuse de M. Breschet, tous n’ont pas été également heureux. Si, en Allema-
one , le Autre «pd Wurzen continue l’emploi
de la ligature et de l’ablation des veines, M. Fricke agit d’une manière différente. Il saisit avec la main gauche une partie du scrotum, de. manière à y comprendre une des ‘veines dilatées; puis, avec la main droite, il enfonce à travers la peau, et à travers les parois de la veine , une aiguille
à coudre ordinaire. , qui "11 fait par Êa du côté -
opposé, el qui laisse dans les parties un fil assez long ;pour pouvoir être noué sur la peau adjacente. Toutes les veines sont successivement ainsi soulevées, saisies et traversées par un fil, être liées. Ce sont de véritables sétons introduits dans les canaux veineux, ainsi qu’on a essayé de le faire pour les artères , et qui provoquent l’oblitération de la même manière. M. Davat avait déjà proposé un procédé analogue. Le fil, quoi qu’il en soit, peut être retiré le second ou le troisième jour; la sensibilité et l'excitation du testicule se dissipent, et la guérison a lieu.
Appliquant au varicocèle un procédé déjà indiqué pour les autres variétés des varices, M. Franc de Montpellier propose de séparer les veines variqueuses, de les comprendre dans un pli de la peau, de porter derrière elles une aiguille à acupuncture, qui traverserait les parties, et autour de laquelle on entre-croiserait un fil ciré, comme dans la suture entortillée. Aile servant de point d'appui, le fil comprime sur elle les
veines dilatées, applique leurs parois les
unes contre lés autres, y fait naître l’inflammation adhésive, et mème proyoque la
section des parties , après les avoir réduites
dont les extrémités doivent
LÉSIONS: DUMPESTICULE.
en escarre.» Deux points de compression semblables, établis aux deux extrémités de la même veine , ajoutent à la sûreté de l'opération. |
. Ne pourrait-on pas , plus simplement encore, après avoir séparé les veines variqueuses , et les avoir placées dans un pli de la peau , porter derrière elles une aiguille à coudre, armée d’un fil solide en soie, lequel, noué fortement en ayant sur la peau, ou sur un cylindre de sparadrap interposé, comprimerait,. étranglerait et diviserait toutes les parties comprises dans son anse ? a te
La méthode de M. Breschet est une conquête réelle de la chirurgie ; mais ses pinces sont difficiles à bien placer, plus difficiles encore à maintenir solidement ; leur action est lente et parfois douloureuse. M. Fricke, en laissant un corps étranger dans la veine, y introduit une cause plus active de phlébite grave que ne l’est la ligature immédiate, ou même la section. Le procédé décrit par M. Franc, et imité de M. Velpeau pour les varices des membres, me semble réunir tous les avantages inhérents à la compression, moins les inconvénients attachés à l'emploi des pinces. Le simple fil, servant à lier les parties, serait peut-être plus simple, et par conséquent préférable encore.
C’est à l'expérience à prononcer.
Le testicule est quelquefois retenu, soit dans le ventre, soit dans le canal inguimal, soit à l'anneau sus-pubien. Dans le premier cas , il est impossible de reconnaître sa présence; et, comme aucun accident ne se manifeste , la chirurgie doit demeurer inactive. Dans le second et dans le troisième,
on doit, par des bains émollients , par des.
applications relàchantes , par des exercices modérés, chercher à favoriser Pallongement des liens qui retiennent l'organe. Lorsqu'il est descend u assez pour que le doigt puisse ètre interposé entre lui et l’anneau , 1l convient d’exercer de douces pressions de bas en haut sur la saillie qu'il forme, ou même de placer entre cette saillie et la paroi du ventre la pelote d’un brayer, destinée surtout à empêcher Ja sortie des viscères qui tendent à s'échapper de l'abdomen. Si le testicule , retenu au-dessus de l'anneau, ne
s’y engageait qu’en s’étranglant, il faudrait chercher à oblitérer cette ouverture , ou du
|'moins à provoquer son resserrempgnt , au
moyen de “bains froids , de manière à retenir l'organe au-dessus d’elle, Lorsque enfin l’organe séminal est comprimé douloureusement et étranglé par l'anneau, de manière à ce que des accidents graves se manifestent, il peut devenir nécessaire de diviser les parties qui le recouvrent, de pénétrer jusqu'à lui, d’inciser le rebord de l'ouverture trop étroite, et de le dégager.
Les testicules surnuméraires, que quelques auteurs ont décrits, sont ordinairement constilués par des productions graisseuses, ou par des portions d'épiploon, sorties à trayers l'anneau , et formant dans le scrotum des tumeurs pédiculées. La densité de ces productions ,.et l’absence du canal déférent, les font aisément reconnaître comme étrangères à l'appareil de la génération. per Nr 4
Les plaies du testicule réclament les pansements les plus doux et les plus attentifs.
L’indication la plus pressante qu'elles fassent naître consiste à prévenir une phlogose trop intense, qui détruirait la substance propre de l'organe. Il importe surtout de se bien garder de tirailler et d'extraire les filaments jaunàâtres qui se présentent souvent alors à la plaie, et qui ne sont autre.
chose que les conduits séminifères échappés de leur enveloppe albuginée. Les écrasements complets du testitule exigent l’ablation de cet organe; mais, avant de pratiquer cette opération, le chirurgien doit bien s'assurer qu’elle est indispensable, et ces cas sont rares. | ji à
La phlogose intense du testicule constitue une affection toujours grave. Quelquefois produite par des causes extérieures, elle est, chez le plus grand nombre des sujets, sympathiquement déterminée par l’inflammation de l’urètre durant la blennorragie.
Cette. maladie, dans l’un et l’autre cas, réclame l'emploi des antiphlopistiques généraux et locaux les plus actifs : les bains de siége prolongés , les topiques émollients, le repos absolu, l'attention d > maintenir le testicule toujours soulevé Vers l'aine, Vabstinence sévère des aliments et lusage
abondant des boissons délayantes, tels sont les moyens qui doivent occuper le premier rang. Quelques personnes redoutent l’application des sangsues sur le scrotum ; jamais je n’ai observé le plus léger accident produit par leur emploi , et toujours j'ai eu à m’applaudir de les avoir prescrites. Il convient même d’y revenir aussi longtemps que l'irritation conserve de l’acuité et de la violence, L'introduction d’une bougie dans l’urètre, afin de rappeler l'écoulement supprimé dont ce canal était le siége, dans les cas de blennorragie, est constamment inutile, si elle ne devient pas nuisible, en ajoutant aux douleurs, au malaise et à l’agitation des malades. Le traitement simple de l’orchite suffit dans la très-grande majorité des cas, et les sujets sont ouéris à la
fois et de l’inflammation du testicule et de
l'écoulement qui l’a précédée.
Les résolutifs ne conviennent que quand, la douleur étant entièrement dissipée , l'absorplion tarde trop à s'emparer des matériaux déposés par l'irritation. Au nombre de ces moyens doivent être cités la dissolution d’acétate de plomb, celle de sous-carbonate de potasse à la dose d’un à quatre gros pour six onces de liquide, les frictions merçurielles, les frictions iodurées. On favorise l’action de ces moyens par l'emploi de doux purgatifs , par des doses répétées de calomélas seul, ou uni à la magnésie, ou combiné avec l'extrait de ciguë.
Les abcès des testicules doivent étre ouverts aussitôt que leur existence devient évidente. Ils sont ordinairement accompagués de l’engorgement squirreux ou de la fonte et de l’atrophie de ces organes.
On a souvent donné le nom de spermatocèle à des engorgements produits par l’irritation chronique du testicule ; engorgements qui doivent être traités comme toutes les affections du même genre.
À raison de sa situation , de sa textüre i et plus encore peut-être à cause des sympathies qui l’'unissent à l’urètre, et de la manière dont on peut abuser de son action,
le testicule est très-exposé aux inflamma-
tions chroniques » ainsi qu'à la dégénérescence cancéreuse. On n’a point assez remarqué que , durant une grande partie de la vie.
les testicules sont le siége d’une excitation | presque continuellement reproduite, et dont | l'intensité est très-considérable. Or, cette.
excitation doit, chez beaucoup de sujets,
laisser des traces , et préparer, pour ainsi | dire’, les éléments d’une irritation désorganisatrice , que la cause la plus légère suffira |
ensuite pour développer.
L’orchite chronique constitue donc une
des affections les plus fréquentes que le chirurgien soit appelé à traiter. Dupuytren l'avait distinguée en trois variétés, selon qu’elle résulte de cause traumatique, de cause vénérienne , ou de cause scrofuleuse.
Les circonstances de coups, de chutes, de froissements, d'efforts considérables, coincidant avec l’absence des causes vénériennes antérieures , aussi bien qu'avec la négation
de la disposition scrofuleuse, indiquent :
l'existence de la première de ces variétés de la maladie. Le corps du testicule et
l’épididyme sont susceptibles, presque au même degré, d’être affectés; la résolution
est toutefois moins facile à obtenir dans la seconde de ces parties que dans l’autre.
Les orchites vénériennes , accompagnées ou précédées d'accidents syphilitiques, spécialement de blennorragie, surviennent ordinairement sans cause déterminante appréciable, passent facilement d’un testicule à l’autre, donnent presque toujours au testicule une forme ovoide, régulière ou recourbée comme celle des reins, sans grande sensibilité à la pression.
Accompagnée de tous les signes du tempérament scrofuleux, survenant spontanément, ou par suite de l’action de causes très-lésères, affectant plus souvent l’épididyme que le corps du testicule, l’orchite scrofuleuse marche avec lenteur à la désorganisation des parties qui en sont le siége, et y détermine spécialement des tubercules plus où moins considérables et multipliés, qui sont, après les tubercules du poumon, les plus fréquents parmi ceux dont nos organes peuvent être atteints.
Tous les tissus pathologiques peuvent
exister dans le testicule enflammé à l’état
chronique. M. Bérard jeune a exposé avec bonheur les caractères par lesquels les prin-
| cipaux d’entre eux décèlent leur présence.
LÉSIONS DU TESTICULE
Aux indurations lardacées ou fibreuses appartiennent les tumeurs dures, indolentes, irrégulières, d’un poids considérable, succédant aux causes traumatiques ou vénériennes. Les tubercules sont souvent isolés, formant des tumeurs arrondies globuleüses, enchâssées, pour ainsidire, dans des portions saines de lorgane , augmentant de volume avec lenteur, se ARE, etse terminant enfin par des abcès, d’où s'échappe de la matière caséiformeramollie. Lesélancements fugitifs, les ramollissements partiels, les érosions avec développement de fongosités, signalent la présence des tissus cérébriformes et du cancer. Enfin, les fongus hématodes, les kystes, les tumeurs composées s'annoncent par des phénoménes locaux, que l'expérience n’a pas encore permis de distinguer avec une rigoureuse précision, à raison de la rareté plus grande de ces formes d’altération.
En résumé, et considéré d’une manière générale, le sarcocèle, ou la désorganisation, souvent, quoique ñon constamment cancéreuse, du testicule, quelle que soit son origine, est assez facile à reconnaitre.
Aux symptômes de la phlogose aiguë a succédé une tuméfection variable del’organe séminal , dont la pesanteur est plus considérable que son volumene semble l'indiquer.
Sa forme normale s’altère graduellement, Il est ordinairement ovoïde, sa grosse extrémité correspondant en haut et en avant, la petite, en bas et en arrière. Plus tard , la tumeur devient inégale et bosselée. Longtemps indolente et dure , des douleurs sourdes, profondes , lancinantes , s’y développent et la parcourent dans tous les sens.
Elle se ramollit enfin. La peau, jusque-là intacte, s’irrite et contracte des adhérences avec un des points saillants de sa surface ; un abcès s’y forme, et son ouverture, qui donne issue à du pus, à de la sanie ou à du sang, demeure fistuleuse. Quelquefois des végétations fongueuses s’en élèvent, et presque toujours la suppuration , la fièvre et la diathèse cancéreuse générale entrainent la mort après un temps variable, selon la constitution des sujets. Le cancer du testicule est un de ceux dont l'issue est, en général, le plus lentement funeste.
RE
Aux orchites traumatiques, les antiphlogistiques, les émollients, les dérivatifs sur le canalintestinal; aux orchites vénériennes, le traitement antisyphilitique tel qu’on l’admet pour toutes les lésions secondaires et profondes de nos organes; aux orchites scrofuleuses , les amers, l'iode, la baryte, combinés avec les émollients et les fondants locaux : tels sont les préceptes qui découlent des divisions précédentes. Mais , dans un très-grand nombre de cas, ces traitements ne peuvent être employés ou restent sans efficacité , à raison de l'obscurité ou de la complication des causes de la maladie. Celui qui m’a le mieux réussi est le suivant, que j'ai imité de M. Gama, chirurgien en chef du Val-de-Grâce. Il consiste : 1° à appliquer sur le testicule des sangsues au nombre de huit, six ou quatre tous les cinq à huit Jours ; 2°à maintenir les parties soutenues et couvertes de fomentations émollientes ; 8° à prescrire un bain tous les trois jours; 4° à imposer au malade un régime doux , et autant que possible lacté; 5° à administrer, à doses progressivement croissantes, des pilules de ciguë et de calomélas, dont il a été déjà question. Je n’ai sans doute pas toujours réussi par ce traitement; mais]je puis assurer qu’il opère souvent des merveilles, et sur cent cas environ dans lesquels \gra PARU cinq à six fois seulement jusqu'ici J'ai été obligé de recourir à la castration.
Applicable seulement aujourd’hui aux cas où les autres moyens de traitement ont échoué, l’ablation méthodique du testicule ne peut être pratiquée qu’autant que la maladie est entièrement locale. Il est indispensable que le cordon testiculaire soit souple, exempt de tuméfaction, de dureté et d’engorgement, ou que, du moins, ces altérations soient tellement limitées que le chirurgien ait la certitude de porter linstrument audessus d’elles, dans des parties saines de la tige séminale. Avec plus de sévérité encore devrait-on rejeter toute idée d’opérer si le bas-ventre , la région iliaque et les flancs n'étaient parfaitement libres, exempts de tuméfaction, et si des engorgements Iymphatiques s’y faisaient sentir. On ne doit pas oublier qu’assez souvent ces lésions secondaires existent, encore que le cordon, par-
faitement sain, paraisse témoigner de l’absence de toute funeste cemphcation,
L'opération , telle qu’on la pratique aujourd' hui, comporte trois temps distincts ; savoir : l’incision des parties extérieures et l'isolement de la tumeur; la ligature du cordon et des vaisseaux ; le pansement du malade.
L'appareil se compose d’un bistouri convexe, de ciseaux, de pinces à ligature, d’un ténaculum, de fils cirés, d’un linge fenêtré enduit de cérat, de charpie, de compresses et d’un suspensoir. Des éponges fines et de l’eau devront être mises également à la portée du chirurgien. Le sujet sera couché, comme s’il s'agissait de l'opération d’une hernie étranglée, sur le bord droit de son lit, convenablement garni d’alèzes, et les parties auront élé rasées d'avance avec soin.
Si la tumeur est d'un médiocre volume, et si les téguments qui la recouvrent sont.
intacts , le chirurgien, placé au côté droit du sujet, pratique , sur la partie antérieure du scrotum, une incision étendue de quel-
ues lignes au-dessus de l’anneau inouinal jusqu’au bas de la tumeur. Lorsqu’au contraire le sarcocèle est très-volumineux, ét surtout lorsque la peau qui le recouvre est altérée, ou adhère à sa surface, il convient de cerner, au moyen de deux incisions semielliptiques , et d’emporter, avec la tumeur, un lambeau tépumentaire de largeur variable. Quel que soit celui de ces deux procédés qu'il semble utile d'adopter, la peau peut être tendueavec la main gauche comme pour les incisions simples de dehors en dedans et de droite à gauche; plusieurs chirurgiens la soulèvent, en lui faisant former un pli Scania 06 à la direction que doit avoir l’incision. Ce qui est préférable “consiste à saisir fortement le scrotum avec la main gauche , placée en arrière , de manière à tendre les tésuments sur la qu meur, et à la pousser en avant. À peine “le tissu
cutané est-il incisé, que les lèvres de la di-
visi in s'écartent , et que le testicule proére elles ; il suffit de quelques traits e bistouri pour achever la section des lames v M lulenses : et la masse morbide, saisie par le cle , tandis qu'un aidé maintient en dedans les bords de l’incision , est bien-
tôt isolée du reste de ses adhérences j dus qu ’au cordon. Il est utile de roule celu:
ci des feuillets celluleux qui le han.
extérieurement , et de le réduire, autantque possible, à ses éléments vasculaires essentiels, Le lame du bistouri, glissée sous les lames celluleuses, opère cet isolement. avec une grande facilité.