‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 124 sur 322 · LL .” à | Le pronostic des plaies des artères est en · texte numérisé non relu

LL .” à | Le pronostic des plaies des artères est en

rapport, d'une part, avec le volume du

vaisseau ouvert , et de l’autre, avec l’éten-

due et la SRE Es de la plaie. Ilest mani-

feste que, toutes les circonstances étant ÉLÉMENTS DE CHIRURGIE, T. I.

| d'ailleurs égales , les blessures de l'aoriéé

des artères carotides , axillares , iliaques S, seront plus graves q 1e celles Ions secondaires ou ternairés de ces

Les simples piqüres, faites par des instruments très-acé » après avoir fourni quelqueg jets de sang , peuvent quelquefois s ‘oblitérer -eb guérir. Le liquide, échappé de l'artère, s 'épanche alors dans la g;:

celluleusé du vaisseau ; son veme ralentit, > puis cesse, et be tumeur sang if se forme. La portion solide du sang se coagule ; sa portion séreuse est absorbée; et le‘coagulum, se prolongeant dans la plaie artérielle, contracte avec ses bords des adhérences qui deviennent de plus en plus

es. Enfin , il s'organise, et constitue la LE ou l’origine d’un tissu jaunâtre , élastique; résistant , qui est la cicatrice du vaisseau.

Les plaiés transversales qui ne comprennent que le cinquième, que le quart ou même le tiers de la circonférence d’une artère , peuvent encore guérir par un mécanisme analogue ; c’est-à-dire par l’épanchement du sang, le ralentissement de son cours , sa coagulation aux environs et entre les bords de l’ouverture, et la formation d’un caillot, successivement transformé en tissu fibreux et en cicatrice. L’oblitération complète du vaisseau est, toutefois, le résultat le plus ordinaire de ce travail.

Les plaies ‘transversales , plus étendues que celles dont il vient d’être question, aussi bien que les plaies obliques et longitudinales , de dimensions analogues, sont ordinairement mortelles, lorsque des artères considérables en sont le siége, ou ne gué-

rissent que par l’oblitération de leur canal.

Les plaies dans lesquelles les artères ont été transversalement divisées d’une manière complète, présentent généralement moins de dangers que les précédentes. Elles sont suivies, en certains cas, de la rétraction des extrémités du vaisseau conpé dans leur gaine celluleuse. Le sang qui s’en, échappe Lire des jetsou des alto moins considérables, à mesure que le cœur, affaibli par l’hémorragie, le pousse avec moins de force.

Il s’infiltre graduellement dans l’enveloppe

celluleuse de l'artère, plus où moins ré- | précédées d’un tiraillement excessif des tractée ; et, cette circonstance favorisant | tüniques propres des vaisseaux , qui se dés

encore le ralentissement de son effusion, il rarré(hpaée ; et se coagule. Le caillot qui en résulte forme à

puissant à l’hémorrägie. IL présente deux parties distinctes : une extérieure au vaisseau, ayant son sommet dans l’orifice de celui:ci, et sa base dans les tissus environnanis ; l’autre intérieure, dont la base est appuyée coñtre le sommet du premier, ou plutôt lui fait suite, et dont le sommet s’6tend plus où moins loin dans la cavité arté:

rielle. Durant les premiers jours, ce caillot est mou, rouge ; cruorique si l’on peut'ainsi dire , et mobile ; ou déplacable par le plus léger effort. Mais peu à peu sa portion la plus liquide étant absorbée, il acquiertwde la consistance ; les parties extérieures avec lesquelles il est en contact, laissent exhaler, par l'irritation, une lymphe iplastique et coagulable , laquelle devient l'intermédiaire d’une adhérence de plus en plus intime entre lui et leur surface: A l'intérieur, la même absorption de la partie séreuse, la mème solidifieation dé la fibrine ont lieu :

le caillot , d’abord libre et flottant dans l’arière, s'attache à sa membrane interne ; celle-ci, irritée, se couvre d’une exsudaz tion plastique , à l’aide de laquelle l’adhérence dévient plus solide; le caillot perd Successivement sa couleur rouge, artérielle, et jaunit, à mesure que le vaisseau l’eme brasse d’une manière plus intime. L’oblitération devient enfin complète, permanente; et si, quelques mois après la blessure, on examine les parties, on trouve le vaisseau transformé en un cordon plein, fibreux, constitué par ses parois d’une part, et de l’autre par la portion organisée et solide du caillot qu’elles contiennent. Plus tard, ce cordon REA par se résoudre en tissu cellulaire et par disparaître, Ce travail s'étend toujours depuis la blessuré Jusqu'à la naissance de la branche collatérale la plus voisine du côté du cœur. *

On concoit aisément que certaines plaies artérielles soient plus que d’autres disposées à se terminer d’une manière aussi heureuse. Celles qui ont eu lieu par arrachement, en particulier ,

étant toujours

son tour un obstacle.

tachentjau loin de leur gaine celluleusé ; sont'suiVies d’un recroquevillement considé-

, COAST SE h + 0 rable desces mêmes tuniques , lesquelles sè

roulent en quelque sortesur ellés-mêmés } s'enfoncent'au milieu des parties, ét oppo+ sent ainsi une digue puissante à l'effusion, du sang. Les plaies de ce geñfe, faites aux artères les plus volumineuses , telles que la brachiale où l’axillaire, par exemple, se sofit souventiguéries sans hémorragie et sans nécessiter Matures 5 FE % |

Les projectiles lancés par là poudre à canon agissent d’une manière analogue : ils” froissent , ils eontondent , ils déchirent less br , et les disposent à revenir sur elles=.

mêmes. Mais ce mécanisme n’esteficace ques pour les vaisseaux d'un faible volume. Les artères considérables fournissent , dans les plaies paï aïmes à feu, des hémorragies.

aussi abondantes , aussi soudaines , èt aussi dangereuses!, qué. si lés divisions étaient faites par des armes piquarites ou tranchan< tes. Dans quelques circonstances, toutefois, le tube artériel n’ayant été que violemment contus, où brisé dans une faible étendue ; l'effusion du sang ne se fait que vers le cinquième jour'ou au delà, lorsque la na“ ture se débarrasse des parties frappées de mort qué recèle la plaie, et que la süppu ration devient abondante. On conçoit qu’a= lors la blessure étantitelle que la circulation s'est maintenue dans le vaisseau jusqu’à las chute des escarres , et que, l’obstacle op= posé par CeMé-ci à l’hémorragie n’existant plus, l’accident qu'on redoutait a dù se!

manifester. Aussi est-ce une règle impor tante de pratique chirurgicale militaire , que celle qui prescrit. de surveiller attentivement les blessés , et d’avoir constamment, “déjà disposés pour en faire usage, des moyens hémostatiques convenables, jusqu’à l’établissement-complet de la süppuration , toutes les fois que la situation et la direction des plaies font craindre la lésion d’une artère yolumineuse.

Lorsque la plaie artérielle s’oblitère, spontanément ou par suite des efforts de l'art, le sang extravasé et formant des tumeurs diffuses ou cirçonscrites est 7 1

| sent sous lui, si la circul reprend de l'énergie, alors le caillot, à |

formesainsi que leurs dimensions normales, et la guérison a lie ne :

IL serait dangeréux, dans, la pratique, de eroire trop légèrement à leflicacité des ressources de la nature pour amener les plaies artérielles à guérison. Cette confiance a causé plus d’un accident funeste. Il arrive souvent, sans doute , que, par l'effet d’une compression d’abord exacte, ou par. l’affaiblissement graduel de la circulation , l'hémorragie cesse d’avoir lieu : mais si l'agent compressif se relâche , si les Pa s’affais-

tion ; enfin,

ka *

peine formé et encore mobile, se déplace et le sang reparaît. Ces hémorragies se succèdent à des intervalles variables, mais se rapprochent de plus en plus, à mesure que, par leur renouvellement, le sang perd de sa plasticitéet les tissus de leur force rétractile. Les extravasations font alors successivement

pr Es . x EL :

d'énormes progrès , menacent les parties de

gangrène, s'étendent jusqu’à la base des membres , et les sujets sont graduellement

amenés , par une conduite trop timide, au ”

| point que les ligatures ne peuvent plus être

pratiquées , à raison de l'étendue du désordre produit, ou de l’excessive faiblesse qui s’est emparée d’eux. Sans puiser dans les auteurs, je pourrais citer un assez grand nombre d'exemples de ces terminaisons dé-

plorables, qu’il aurait été facile de prévenir,

par une conduite plus hardie, à l’origine

des accidents. ..

La thérapeutique des plaies des artères doit donc être toujours active. On peut op-

| poser à ces lésions le froid, les absorbants, les styptiques ou astringents, les escaroti-

ques , le cautère actuel, la compression, et

enfin la ligature. |

Plusieurs chirurgiens allemands ont émis cette opinion que le froid suffit pour arrêter les hémorragies traumatiques les plus graves. Se fondant sur je ne sais quelle hypothèse , par laquelle le sang serait attiré par les parties auxquellés il se rend, au lieu d'y être poussé par le cœur , ils laissent les plaies récentes exposées à l'air, ou se contentent de les arroser d’eau froide, et at-

tendent ainsi que l’écoulement se tarisse

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