‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 125 sur 322 · ARTÈRES · texte numérisé non relu

ARTÈRES

“ P f lementabsorbé; les parties reprennentleurs | graduellenient.+Quelques-uns même, dit-

on, HPpposaRé pas d’autres moyens aux effusions sanguines qui suivent les grandes amputations des membres. Ceite pratique n’aÿpu trouver encore d’imitateurs parmi nous, et ne méritait pas d’en avoir. Les réfrigérants, qui peuvent être associés à Je compression, seraient peut-être utiles si l’on n’avait pas d'autres moyens à sa dispo- M: jamais ils sont manifestement insuffisants , surtout lorsque de gros vaisseaux sont ouverts , et doivent toujours être rejetés pour des procédés plus méthodiques et

Re plus sûrs.

Les styptiques et les astringents, tels que les acides minéraux étendus, l’eau alumineuse, etc, , ne conviennent que dans les hémorrâgies fournies par de petits vaisseaux. C’est ainsi qu’on en fait usage en gargarisme ou en injection , après la résection de la luette ou des amygdales, l’exci-

} sion des excroissances du vagin, ete, .Ces

substances irritent les tissus, et 1l conVient d'éviter d’y recourir lorsque les parties qui fournissent du sang sont. enflammées, ou lorsqu'on à un grand intérêt à prévenir leur phlosose.

Sous le nom d’absorbants, on range la colophane, l'agaric et plusieurs poudres ou corps spongieux inertes, qui s'emparent de la partie la plus liquide du sang, et favorisent la formation des eaillots à l'ouverture des vaisseaux. Ces moyens sont faibles ; ils n’agissent qu’à l’aide de la compression qui les soutient , et l’on ne doit jamais s’y con, fier dans les cas graves.

Les escarotiques , si souyent employés avtrefois, sont aujourd’hui bannis du traitement des hémorragies, Solides, leur action est lente ; on est obligé de les soutenir par une forte compression, qui réussirait sans eux; ils irritent, d’ailleurs, enflamment, et détfuisent même parfois au loin les tissus. Liquides , ils se répandent sur les plaies, en accroissent da gravité, et sont presque toujours insuffisants.

La compression est directe ou latérale, Dans le premier cas, on l’exerce sur l’orifiee méme du vaisseau, en y accumulant des bou lettes de charpie, de manière à remplir la

plaie , età former une pyramide dont la base 21"

correspond à l'appareil quifla presse , et le sommet à l'artère ouverte. Dans le second,

un tourniquet, ou tout autre instrument analogue , appliqué sur le trajet de l'artère,

y suspend le cours Me. compression

LE directe fatigue les es, excite de vives douleurs, & souvent ne réussit pas, parce

que les Las s’affaissent sous elle, et que .

e pour +

le sang retrouve ainsi de la p couler. Elle n’est employée avec avan!

que dans certains cas, comme lors dé piqure de l'artère épigastrique , lors de +. 0pération de la paracenthèse ou d’hémorragie provenant du fond des alvéoles, après extraction des dents. Un fragment de bougie introduit avec force dans la piqûre abdominale , ou de Ja cire entassée dans la cavité alvéolaire , servent alors à l’exécuter. La compression latérale, quoique plus fréquemment mise en usage , ne doit cependant inspirer qu'une sécurité fort limitée.

Pr

M. et au milieu des parties saines, les artères se dérobent assez prbtuttret à l’action exercée sur elles, les organes , et le liquide reprend son cours. Cette compression, pour être efficace , doit avoirune grande force; maïs alors elle devient douloureuse et bientôt insupportable. Le compresseur de Dupuytren , qui jouit d’un certain degré d’élasticité , et qui, sans trop fatiguer les tissus, suit les progrès de leur

affaissement , est l'instrument le plus pro-

pre à exercer avec succès les compressions de ce genre : il est préférable à toutes les espèces de tourniquets.

La cautérisation mérite généralement plus de confiance que les moyens précédents. Pour l’exécuter , on doit, de la main gauche , absterger et dessécher la plaie. Une

boulette. de éharpiés appliquée sur le vais-

seau , retient le sang, et à l'instant où on la lève, le cautère, chauffé à blanc, dont la main droite est armée, la remplace et réduit l'extrémité artérielle, ainsi que les parties les plus voisines , en une escarre sèche, solide et susceptible de résister aux efforts du sang. Si une première application paraissait insuffisante , il faudrait en faire une seconde. On ne doit pas attendre pour reti-

rer le cautère qu'il ait beaucoup perdu de

s’enfoncent entre.

sa chaleur; car alors ü pourrait enlever,

avec lui l’escarre qu’ ra de produire.

Ce moyen convient 1 Psque de médiocres vaisseaux sont ouverts dans des‘éndroits où

l'on ne peut les lier, et où la compression

serait impraticable ou acompagnée d'autres inconvénients , comme “après la section du gue , à la suite de l’opération

frein de Re de la taille Néralissé , etcs Appliquée aux

grosses artères , la cautérisation serait, infidèle , et la chute de l’escarre serait presque certainement suivie du renouvellement de l'hémorragie, si même elle suffisait, sans le secours de la compression, pour en suspendre la marche.

Préoccupés de l’idée de ne laisser dans les solutions de continuité aucun corps étranser, susceptible d’en retarder la guérison, ou de rendre leur réunion immédiate moins complète et moins sûre, plusieurs praticiens ont préconisé la torsion des artères. Cette

es dans un point quelconque de leur -[ropération , imitée de ce qui alieu dans les

plaies par arrachement , et de ce qu’on observe chez les animaux, qui contondent en le déchirant le cordon ombilical de leurs pe-

tits, est SpÉClERERs due aux travaux de

M. Amussat, qui n’a cessé d’en exagérer les avantagés, et de lutter contre l'indifférence générale, pour en répandre l'emploi.

La torsion libre, telle que l’a expérimentée M. Thierry, n’exige, pour être exécutée, qu’une pince à ligature ordinaire, dont les mors soient susceptibles d’être maintenus solidement rapprochés, au moyen d’un double boutonæglissant dans une coulisse de leurs branches. L’orifice libre du vaisseau étant saisi et convenablementisolé des parties voisines, la pince doit êtres fermée et le chirurgien lui imprime un nombre variable de régilutiens sur son axe, après lesquelles il abandonne l'extrémité de l'artère à sa rétraction élastique.

M. Amussat préfère limiter la torsion , et à cet effet le chirurgien doit se servir de deux pinces, solides, à mors allongés, et se fermant au moyen d’un verrou placé sur une de leurs branchés, Un de ces instruments a des branches arrondies, qui se touchent facilement dans toute leur longueur, et porte le nom de pinces à baguettes. L’auire ne diffère que peu des pinces à ligature

HE, LÉSIONS DES ARTÈRES. 325

AR l’affaiblissement de cours du sang.

rrêter les hémorraisondu refoulement

À ordinaires. Le chirurgien saisit avec celle-ci par conséquent e dont sa mat droite est armée, l'extrémité > . de l’artère, l’attire doucement au delà de la face saignante, et la débarrasse des por- “fibreuses, des filets nerveux ou des interne et moyenne. és qui pourraient la suivre , au moyen ait a les De une’ 501 % de l’autre pince dont il se sert pour écarter -valvi le circulaire, épaisse, ouverte du côté et refouler ces parties. ] Le dépouitlement du du FA j ’eflort du sang tend à vaisseau étaht complet, les pinces à baguet- pt de. les bords ; de l’ autre, au moyen tes sont appliquées en travers sur sa por ionvk du tourillon de la ie celluleuse, lequel saillante, de manière à la comprendre entre soutie nt le repli des autres membranes , et leurs Dranchu qui, à l’aide d'un mouve#| les ‘empêche d’être ramenées à leur situament brusque de pression, brisent leurs | tion naturelle®Par ce double mécanisme, le tuniques interne et moyenne. Une légère | sang ne pouvant s'échapper du vaisseau, secousse ressentié par. Ja main, saine | que | s'y EX et contracte bientôt de solides ce résultat est Rue | La pression doit être He avec les extrémités brisées des dès lors un peu moindre, sans cesser entiè- membranes, en même temps que le tourilrement ; et, la pince Taverne restant én | lon, refoulé dans la gaîne celluleuse, est + l’autre pince sert à imprimer à l'extré- raMienu par le RNA des parties, té artérielle Ja torsion jugée nécessaire, | aidé des exsudations plastiques qu’elles Par cette manœuvre; l'artère tordue est at- | fournissent, et auxquelles il participe, de tirée de plus en plus au dehors ; : mais la pince | manière à re en peu de temps impossilimitatrice ne pérmel qu’à la rte cellu- | ble*lé retour de lexirémité vasculaire à sa leuse d’obéir à ce mouvement, tandis qüe disposition première. % les deux autres membranes sont refoulées à En comparant entre eux les deux procédés la manière d’un“doigt de gant, dans le tube | de torsion libre et de torsion limitée, il est vasculaire, Ales c FR et à oblitérer. | manifeste que la première est de beaucoup Tordèe D le motae lmemira tes ne | inférieure à l’autre, en ce qu’elle brise les ét enfin abandonnée; et le tourillon qu’elle - tuniques artérielles sans les refouler, et us est refoulé dans les parties.s .| surtout en ce que, se propageant sans oborsqu’on n’a qu’une pince à sa disposi- stacle le long du vaisseau , jusqu’à ce que a la torsion peut être Hi avecle pouce | les. branches qu’il fournit l’arrêtent, elle et le doigt indicateur de la main gauche. expose à entraîner avec elle des filets ner- L englé du premier de ces organes brise les | veux, des ramifications veineuses ou d’autres tuniques internes contre la pulpe de l’autre, parties étrangères. et tous deux , en restant en place, opèrent COR Ue en elle-même, la torsion n’est le refoulement indiqué, pendant que la tor- | pas un procédé qu’il convienne de dédaïsion est exécutée, à la manière accoutumée, | gner. Elle offre d’incontestables avantages, avec les pinces tenues de la main droite. soit lorsqu'il s’agit d’artères sur lesquelles , à Il importe’, durant la torsion, de ne res- | raison de la profondeur ae leur situation, treindre ni multiplier le nombre des révo- | des ligatures ne peuvent être portées ; soit lutions des Ress au delà de ce qui est | dans les cas plus embarrassants où le chirigoureusement essaire. Quatre tours | rurgien, privé d’aides intelligents, doit agir suffiser t pour les petites artères ; à mesure | seul, et se trouve dans l'impossibilité de qu’elles augmentent de volume, il convient | placer et de serrer convenablement les fils de les Pr x: six, huit ou même douze, | destinés à étreindre les vaisseaux. Mais lors- Trop peu aoMbreut . ils.exposeraient le | qu’on a le choix, la ligature, mHétROGIqUEE Vaisseau à Se AE sous l'influence des | ment pratiquée, sera toujours plus sûre dans ions, du. cœur; portés au delà de ce | ses effets que la torsion , et devra lui être CO] porte la résistance des tissus , ils | préférée. | éraient la rupture du ob c lou) el La Jigature des artères à la surface des

LS

plaies, la seule qui dciveons occuper ici, constitue une des opérations les plus simples de la chirurgie.Poür a pratiquer converniablement, le chirurgien, doi être muni d’une bonn e à ligat

longées, à ve détitele |

s’e ngrenant ave

une grande exactitüde. Le lienle meilleur,

$e compose d’un fil ciré de lin, de chänvre

ôu de soie, suffisamment solide pour supporter un effort médiocre, etn ayant d'autre volume que celui qui est nécessaire pour 1 lui assurer cette solidité.

Le chirurgien säisit avec Mines l'extré- |

mité de l'artère qu’il s'agit de lier , l’attire au delà des tissus environnants, ét la présente ainsi à l’aide, armé du fil ciré. Il importe, en saisissant l vaisseau, de le dégager autant que possible des parties étrangères qui l’avoisinent, et s’il en amenait avec lui, le chirurgien , avec une seconde pince ,

. placée dans sa main gauche, les séparerait

du tube artériel, et les repousserait vers la.

surface de la DIEU convient encore de saisir l’artère, non de manière à ce que la pince fasse suite à son axe, mais de telle sorte que cet instrument ainsi que la main qui le fait agir, soient inclinés en bas ou de côté, et laissent parfaitement à à découvert le point sur lequel le fil doit être porté.

L'aide , armé de celui-ci, plate d’abord son :

anse au delà de la main du chirurgien, sans la déranger , puis en réunit les"extrémités supérieurement, les croise, forme le nœud, rétrécit le cercle qu’il constitue, et, tenant chaque bout de la ligature dans une de ses mains, tandis que les indicateurs sont étendus près du nœud, porte ce dernier au delà de la pince, où il le serre. Un second nœud, fait immédiatement , a pour effet d’assurer la constriction du premier, et'de la rendre invariable.

Lorsque les artères sont placées profohdément, ou dans des anfractuosités de plaies nhicolières, il est parfois difficile, la pince qui saisit l’artère occupant une partie de l’espace dans lequel on manœuvre, de porter

la ligature au delà de ses mors. Les chirur-

giens anglais nous ont transmis un instrument fort utile dans ces circonstances et

dont l’usage se répand de plus en plus. C’est | le tenaculum de Bromfield , sorte de tige

branches al- :

de l'habitude pour être employé convéna=\

È « * fort aiguë, délice, recourbée en demi- cercle, | et montée sur tintiché ? à la manière del bistouris. Cette aiguille accroche aisément le vaisseau, l’attire, et lorsque | l’anse du fil} fotmée sur le manche, a été jetée au Fc

de la pointe de la tige, Wa courbure de line strument conduit det toute nécessité le nœud," à, mesure qu’on le serre, sur le vaisseau | qu’il s'agit d'étreindre. Le tenaculum exige, | blement; mais lorsque cette habitude est!

cquise, il est peu d’ instruments en chirürel

ge qui puissent rendre plus de services.

Les pinces à à ligature , de a 0 préconisées daté ces dertitera temps pour atteindre au même but, ne le font qu'a sez | imparfaitement. Je dotée en excepter Cepen-\ dant celles” de M. Lacauchie , lesquelles!

offrent , sur la face externe de Jeurs bran® ches, déné ressorts articulés , qui portent! | le UE UE à l’artère saisie, à peu près!

comme le fait Ja courbure du tenaculum.) Cet instrument est d'un usage à ce points

facile et sûr, que la personne la plus igno* rante pourrait à la Meur suffire, le ‘chili rurgien ayant saisi les vaisseaux j) pour) cer des ligatures dans les plaies les plus | étroites. " «|

Quelques chirurgiens, soucieux de voir “des fils rester dans les plaies, et yconstituer des corps étrangers, se sont efforcés de trouver, pour composer les ligatures, des!

substances susceptibles d’être attaq que es par l'absorption , et, par Conséquent , de pou:

voir être abandonnées dans les solutions dé continuité, réunies immédiatement sur elles, | Diverses matières animales, telles que les!

intestins de ver à soie, des lanièrés de peaül de daim non tannée, des fils de soie écruél très-fins, ont été employées à cêt effet; etl tel a été le résultat de ces tentatives il depuis plusieurs annéés aucun € hirurgien,| du moins en France, n a cru convenäble d'y.

recourir.

La mème proscription a frappéddès " naissance les ligatures métalliques, quel M. Levert, d'après Physick, croyait pros pres à rester incarcérées et inertes, à la manière des balles de plomb, dans, nos pa ties. , . |

Lu

bles et si réfractaires à l'absorption qu’elles soient, lorsqu'on les abandonne au fond des plaies, Y déterminent, dans le plus gra nombre des cas, des abcès secondaires, avec le pus desquels elles sont éliminées, Aussi la chirurgie n’a-t-elle pas accepté le perfectionnement prétendu qu'elles devaient apporter à une de ses opérations les plus importantes comme les plus journa- # élle en est restée, ayec raison, sous ce rapport, aux made aux préceptes d’Ambroise Paré, de J. L. Petit et de tous les grands chirurgiens du siècle dernier. | |

* Les praticiens attachaient naguère encore une grande importance à la forme des ligatures. Ils croyaient que les rubans aplatis, résultant de la réunion de plusieurs brins de fils cirés, coupaient les artères moins vite que les liens arrondis et minces. Jones, en Angleterre, avait inutilement démontré le contraire ; M. Richerand avait fait observer vainement que les ligatures plates deviennent rondes: lorsqu'on les noue sur les

LÉSIONS DES ARTERES.

Lorsque plusieurs fils ont dù être placés sur plusieurs artères, il n’est plus admis de les répnir en faisceau , de les placer à l'angle déclive de la solution de continuité et de les envelopper dans un morceau de linge. Les chirurgiens les plus habiles conduisent cha.

.cune de ces ligatures par le trajet le plus direct vers les bords de la plaie, et ceux-ci étant réunis, ils les coupent à un demi-pouce de longueur, et appliquent l'appareil de pansement par-dessus. Les fils, de cette manière, ne forment pas un volume considérable, ne tonte Ed de suppuration abondante le long de leur trajet, ne sont pas tiraillés pendant les pansements, se dé.

tachent et tombent avec facilité, sans avoir besoin de s'attendre les uns les autres.

Aussi cette pratique est-elle généralement adoptée. | |

Il résulte de ces considérations que les

- ligatures sont inapplicables : 1° dans les cas

d’inflammation, d’ulcéralion ou de dégénérescence des parois artérielles ; 2 toutesles

fois que les tissus au milieu desquels on

artères ; le préjugé restait tout-puissant. If | voudrait les lier, sont eux-mêmes le siége

s’efface toutefois depuis quelques années, et

Yon n’attache guère plus d'importance au- :

jourd’hui à la disposition rubanée qu’à la matière des ligatures. Il est évident ‘pour ‘tout le-monde que ces liens rompent constamment, lorsqu'on les applique, les tuniques interne et moyenne des artères ; que la tunique celluleuse , Em est sâine, leur résiste au contrairesét que la section de celle-ci, qui détermine la chutedu de est un acte, non pas mécanique, mais vital, qui consistedans la séparation de la portion de tissu comprimée, frappée de mort et réduite à l'état d'en par le lien employé. Ce travailMéliminateur est dès lors subordonné, non laforme de la ligature, mais à l'énergie organique de l'individu, à la nature des parties accidentellement comprises dans de nœud, et enfin à l'état sain ou malagg des tuniques artérielles liées.

- Les ligatures en fille chanvre, delin ou de soie étant placées, le chirurgien. doit séparer leurs deux : 140 l’un près du nœud, et ramener l’autre sur les bords de la plaie. TIdiminue ainsi de moitié le volume - du corps étranger, que celle-ci doit recéler. %

d’une Vive irritation. La phlogose, en effet, se propage toujours alors à latunique celluleuse des artères, et la rend facile à se coûper sous les fils. Or, la ligature, divisant toujeurs les tuniques interne et moyenne, il est manifeste que, si la tunique externe ne peut supporter son action sans se rompre prématurément, l’opération doit demeurer sans succès. Ce n’est jamais, par conséquent, à la surface des ulcères ou des plaies, irritée ou envahie par la suppuration, qu’il faut lier les artères, mais bien à une distance plus ou moins considérable, et au delà des limites du travail morbide.

Les tumeurs sanguines diffuses peuvent être combattues à l'aide des moyens conseillés contre les hémorragies extérieures.

Les praticiens, toutefois, omptent peu sur les réfrigérants ; les styptiquessont inapplicables , et la cautérisation ne pourrait être employée qu’autant que, par des incisions convenables, l'ouverture de l'artère serait mise à découvert. La compression et la ligature restent done à peu près seules. La compéession, vantée par Foubert, à la suite des

anévrisnies faux , résultant de la saignée & “

au pli du bras w était exercée à travers la

peau, sur l'ouxerture artérielle. Une pyra-

mide de linge, rendue plus solide au moyen

d’une pièce de monnaie, était appliquée sur

la blessure. Des tours de bande établis-

saient la compression, et un bandage roulé,

étendu de j’extrémité des doigts jusqu’à la, base du membre, avait pour effet de préve:.

nir, d’une part, l’ensorgement des parties inférieures, et, de l’autre, de modérer l’abord du sang dans l'artère ouverte. Ce mode de traitement n’a réussique dans des cas exceptionnels : il est lo douloureux, souvent insupportable , plus souvent encore inefficace, et expose à la gangrène des parties ou à de telles infiltrations que la ligature ne peut plus être pratiquée. Cette dernière opération, d’ailleurs , est aujourd’huf tellement simple, ses résuliats sont généralement si heureux, que l’on serait inexcusable de lui préférerla compression.

Mais, dans les plaies artérielles , avec suffusion sanguine, faut-il opérer sur le lieu même de la blessure, et rechercher les bouts : divisés des vaisseaux, ou doit-on négliger ja lésion traumatique pour aller plus" haut, recouvrir et lier le tronc de l'artère ouverte? Plusieurs chirurgiens anglais, M. Guthrie, entre autres, préfèrent encore Ma première méthode. Ce chirurgien ,- par exemple, n’a pas craint de faire, à la partie portérieure de la jambe, une incision de sept pouces environ, pour aller, àtravers Pépaisseur des muscles jumeaux et soléaire, saisir et lier l’artère tibiale postérieure , ouverte par un coup de feu. En France, le second des procédés indiqués réunit la presque unanimité des suffrages, et l'opération du praticien britannique ne trouverait pas d’imitateur, En incisant sur la blessure et au centre de latumeur sanguine, on tombe sur des parties infiltrées etdéfigurés par le sans ; les caillots doivent être expulsés et ce n’est Jamais qu’avec beaucoup de peine et de temps que l’on parvient à l'artère. La plaie qui résulte de l'opération est étendue, froissée, engorgée d’un liquidévétranger, et disposée à fournir une suppuration abondante, ainsi qu'à devenir le siége d'accidents graves. En opérant au-dessus des limites du mal, au contraire , on met à nu l'artère au |

rité, avec sûreté; la plaie qu’on a faite se à À

-engourdissement du membre, sont des in-

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