CHAPITRE IL
Non moins compliqué que l’œil dans sa structure, mais situé plus profondément, et, en très-grande partie , inaccessible à lac:
tion des instruments chirurgicaux, l’appareil auditif peut être altéré dans ses portions cutanées, sutturales ou muqueuses, moyennes et profondes; et, indépendamment des désordres matériels que chacune de ces divisions est susceptible de présenter, sa sensibilité éprouve assez souvent des aberrations qui doivent être étudiées isolément.
$ Ir. Lésrons DE L'OREILLE EXTERNE.
Ayant pour base un fibro-cartilage qui maintient sa forme, et dont les mouvements vitaux sont peu actifs, la conque de l'oreille est une des parties que l’on prétend avoir vues se réunir au reste du corps après leur ablation complète. Ces entes animales , trop incertaines pour qu’il soit prudent de ban coup gampter sur elles, autorisent seule-
ment à tenter la réapplication des parties, toutes les fois UE des circonsta ces x do tunes sem e nt dey oi, favoriser succés.
Lorsqu es di fort étendues, sans abattre entièrement, organe, iLest difficile de se Re
courir à Ja suture ; afin de les réunir avec
rence de l'oral épfsont Er
Les chirurgiens insistaient beaucoup autre-
isions de la conque sont
fois sur l'importance de ne comprendre que la peau dansles anses des fils, et d'éviter de traverser le fibro-cartilage, dont l’inflammation leur paraissait redoutable : l'expérience paraît démontrer que ces craintes sont exagérées, Si le conduit auditif était profondément entamé, on assurerait le maintien de sa direction et de son calibre , en le remplissant de charpie. Enfin, lorsque des appareils contentifs doivent être appliqués sur l'oreille , il est utile d’interposer entre elle et la surface du crâne une quantité de charpie mollette, suffisante pour soutenir le pavillon, en même temps qu’à l'extérieur , les anfractuosités de celui-ci sont garnies et ses saillies protégées par le même moyen, Sans cette précaution, les pansements les plus attentifs ne maintiendraient pas la bonne conformation de la conque, et les plus doux seraient bientôt insupportables.
Les.enfants naissent quelquefois avec le conduit auditif imperforé , à raison de la persistance de la membrane friable et mince qui, da les premiers temps de la vie fœ- « tale, oblitère toutes les ouvertures naturellbé: IL est assez rare qu’à l'instant de la | naissance ,» cette imperfection organique soit remarquée, et ce n'es © irement que plus tard , lorsqu l'en ant Hem À des signes d'auditiontifé que , la surdité de nant manifeste, les parents en recheï Ÿ et en découvrent la cause. La me
vient de porter sur elle un bistouri, de l'inciser crucialement , et de maintente ensuite les lambeaux écartés, à l’aide de bourdonnets suffisamment volumineux, jusqu’à la cicatrisation complète de l'ouverture , qui se régularise par la rétraction de ses angles. ei de la membrane obturatrice AE il s’agit exige d'autant plus de précaution qu’elle est plus profondément située et plus rapprochée de la membrane du tympan, qu’il importe de respecter.
La maladie est incurable, toutes les fois qu’elle dépend du rapprochement des parois osseuses du conduit auditif. L'arrêt de développement qui constitue cette difformité est assez aisément reconnu par le rapprochement des parties solides extérieures , et par l’absence de souplesse et de vide, derrière le eul-de-sac placé au fond de l’entonnoir de la conque auditive. Un essai, tenté avec le trois-quarts ou le bistouri droit suffirait d’ailleurs, en cas d’incertitude , pour éclairer le diagnostic et démontrer l’impuissance de l'art.
Parfois congénital , et le plus souvent dé- ‘terminé par des inflammations prolongées , l’épaississement de la membrane interne du conduit auditif se reconnaît à l’étroitesse
* de l'ouverture qu’elle laisse libre, en même temps qu'elle est affaissable et M à Une autre disposition, également nuisible à l'audition , consiste dans le rapprochement anormal des éminences placées autour de la partie extérieure du conduit auditif, lesquelles se mettent en contact, et interceptent le passage des vibrations sonores, Be disposition morbide est assez commune chez les individus âgés, et semble, en beaucoup de cas, être la « uite d’une
| sorte d’affaiblissement comme paralytique des muscles de la conque. Aussi longtemps
flammation existent, il con
< combattre ar aide des ae Te 3 révulsifs , , voue des ir
«4 s. les” paroi:
auditif r Hits €
ente es sont depuis la naïs | &, la compression exercée sur elles au sn tentes solides ou de sondes en gomme élastique, produit ordinairement de
, dans le premier cas, des FE t de les
bons effets, en provoquant l'affaissement des parties engorgées. Enfin , le rapprochement mécanique des éminences placées à à la base de la conque, et l’oblitération qui en est le résultat, sont combattus avantageusement à l'aide de canules en or, en argent ou en platine , à parois minces, aussi longues que le conduit auditif pr 4 , etportant à leur partie extérieure une sorte de pavillon évasé, qui s'applique aux saillies convergentes de l’oreille!, et les maintient écartées. M. Larrey a fait construire, d’après ces principes , de petits cornets acoustiques, dont la présence a suffi plusieurs fois pour dissiper la surdité ou la dureté d’ouie qui résultaient de l’incommodité qui nous occupe.
Humeur excrémentitielle, solidifiable, et, chez quelques sujets , abondamment sécrétée, le cérumen s’accumule et se durcit assez souvent dans le conduit auditif externe, au point d'y former des concrétions épaisses, dont la présence intercepte le passage des vibrations sonores , occasionne une dureté d’ouïe considérable , ou même une surdité complète. Il est de notoriété dans la science que , plus d’un médecin des oreilles a acquis une vaste célébrité par l'extraction de cette sorte de corps étranger et le rétablissement de l’ouïe qui en était le résultat presque merveilleux. Il est assez facile de reconnaître la concrétion anormale, en exposant l'oreille à une vive lumière , et en redressant le canal par la traction du pavillon en haut. Une substance brune , insensible au toucher, plus ou. moins avancée jusqu’ à l’orifice externe, se présente alors
à l'observateur , et caractérise l'obstacle ‘qu’il s’agit de combattre. De l’huile ou de l'eau de savon tièdes , portées dans l'oreille, suffisent, s’il en est hésoi ce qui est rare, pour ramollir la masse étrangère, qué l’on extrait ensuite à l’aide d'une -curette. L’opération doit êtr 4 conti pos -ce : 4
se montre la surface unie et ‘un blanc gl néâtre de la membrane d d’ailleurs *d’autan cher, sans y provoquer :
qu’elle à été pendant pl servée de toute ee 2 ngère , nôrmale ou accidentelle, ..
Des accidents graves sont presque toujours la conséquence de l'introduction de corps étrangers dans l’oreille, Vivants , ces corps agacent parfois les parois de l'organe et provoquent des mouvements nerveux insupportables ; volumineux etinertes, comme les boules de verre , les noyaux de cerise, ils distendent et irritent les parties veu lesquelles ils sont en contact, de manière à propager souvent au loin la phlogose que eur présence détermine. Quelques -uns d’entre eux , comme les épis des graminées, ont une tendance bien connue à pénétrer graduellement dans les parties profondes de l'appareil auditif ; et plus d’un sujet, par accident ou par suite de quelque manœuvre frauduleuse , a été victime des otites internes provoquées par les causes de ce genre.
L’indication générale de retirer le plus promptement possible les corps étrangers est donc spécialement pressante pour ceux de cette catégorie , aussi bien que pour ceux qui, comme le pois et d’autres graines légumineuses , sont susceptibles de se sonfler dans les parties , et d’occasionner ainsi des accidents de plus en plus graves, en même temps qu’ildevient plus difficile deles retirer. Les petits animaux qui pénètrent dans le conduit auriculaire, peuvent être, ou enchevétrés, pour ainsi dire, dans une méche de coton ou de laine, et retirés ainsi, ou englumés avec du miel et d’autres corps poisseux, ou privés d'air, au moyen de l’huile versée et maintenue pendant quelques heures dans le conduit qu'ils irritent,. De l'huile, instillée dans le conduit auditif, favorise constamment la sortie des corps étrangers inertes. Selon leur nature, on les” attaque ensuite à l’aide de crochets mousses, d'instruments tranchants qui les divisent , de pinces déliéesgeti à crochets, lestinées à les saisir, ou d’ autres instruments analo A | Deux fois , en 1834, je suis parvenu, 4 iséments, à or des r oyaux "ROUE aient | 1 du conduit, auditif
fer , mince ‘et lé-
t Épiitiée le long de la pa- | canal jusque derrière le corps étranger, qu’un mouvement de bascule
instrumeñt
ét 11" ap avec #.
PT
à 4 imprimé à l'instrument fit aussitôt parvenir
au dehors. L’instrument doit être délié, quoique résistant, et l’on est assez souvent
obligé; pour le Évu parvenir au delà du
corps à extraire, d'exercer une pression latérale assez forte sur le conduit, dont la paroi inférieure se prête mieux que les autres à cette dépression. On a conseillé aussi de fixer par l'aspiration le corps étranger à l'extrémité d’un tube, dans lequel on ferait le vide au moyen d’un piston; des tire-fonds, simples ou contenus dans des canules gar- :
nies de dentelures à leur rebord, afin de :
fixer le corps à extraire , ont été également | préconisés; mais ces procédés sont incertains | ou compliqués , et moins sûrs que la curette ou le crochet. Quelques chirurgiens , enfin, ont recommandé , en cas d’insuccès des tentatives précédentes , d’inciser la paroi postérieure du conduit auditif, derrière la conque , et de parvenir, par cette voie, au delà du corps etranger , afin de le pousser directement au dehors. Cette opération serait une dernière ressource, dont il im- .
porte de prévenir la nécessité. Ordinairement petits ; rougeâtres , de texture charnue, et inégaux à leur surface, les polypes du dit auditif éxtérhé sônE assez rares. Îls occupent tantôt l'entrée, tantôt la partie moyenne et plus fréquemment le fond de ce canal. Dans le premier cas, il est facile de les saisir avec des pinces déliées, garnies d’aspérités à leurs mors, et de les arracher, après les avoir tordus sur leur pédicule. bi ligature , souvent im- PRAMEADIE esttoujours hé difcile et moin sûre que ce procédé dans ses résultats. Lors que les polypes ont un siége plus profond, etsurtout lorsqu'ils touchent àla membrane du tympan , leur texture est presque tou- | fur éluent molle et friable > qu ils cèdent et se déchirent sous la pression.
s'destinés à les saisies J'en ai détruit plages qui présents ent < ce Po à | e
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