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L reprend bientôt ensuite son im mobilité pre- ! mière. Chez quelques sujets , elle reste susceptible de dilatation et de mouvement; mais il importe alor$ide ne pas se laisser tromper par la"communication des mouvements de l’œil sain à l’œil malade. Dans tous les cast, lorsque l'amaurose n’affecte qu'un seul organe , l'œil sain doit être couvert, et soustrait à toute espèce de stimulation, pendant que l’on examine celui qui est malade. Enfin la pupille conserve fré- | quemment de l'irrégularité; et lorsque l'amaurose est ancienne, l'iris perd de sa coloration, ou serie s'altérer dans sa structure. " |
L’amaurose est constamment une affection grave , difficile à guérir, et qui, dans . beaucoup de cas, résiste à tous les moyen de traitement. Plus elle est ancienne et complète, et plus le chirurgien doit déses- | pérer de la dissiper. La guérison est pres= que certainement impossible lorsque l'œil a perdu l’habitude de se tourner vers les objets que veut reconnaitre le malade, et qu'il resie vague et sans direction dans l'orbite. Après avoir affecté un des yeux, l’amaurose a une tendance manifeste à atteindre l’autre, surtout lorsqu'elle dépend de causes internes, dont l’action ne cesse pas de sefaire sentir. En général, les amauroses accompagnées de lésions matérielles et appréciables , dans la rétine, le nerf | optique ou l’encéphale, sont plus certaine- | ment incurables que celles qui dépendent d’influences sympathiques, de métastases variées, ou de causes passagères et fugitives, Dans beaucoup de cas, la guérison n’est qu'incomplète ; lorsque les deux yeux sont | . affeciés, un seul recouvre quelquefois Ja | . sensibilité ; et, le plus ordinairement, les | aberrations ou imperfections de la vision, | observées au début de la maladie, persistent | pendant longtemps, ou même toujours , | alors que la sensibilité est rétablie, Les re- | : chutes sont fréquentes et faciles. à 1.
… Dans le traitement de l’'amaurose, le | premier objet du chirurgien doit être de rechercher avec une extrême attenlion ,
afin de les combattre, les causés de la ma- |
ladie. Lorsque cette première indication à été remplie, ou lorsque ces çauses sont
tellement vagues et obscures qu’il est impossible de les déterminer ; ou bien, enfin, dans les cas où elles ont été passagères , instantanées et qu'on ne voit plus dans
lamaurose que le résultat durable de leur
action, divers moyens empiriques peuvent être téntés. Les vomitifs, les drastiques , les antispasmodiques ont été souvent conseillés , et parfois suivis de succès. Les saignées locales sur l’œil ou à son voisinage , les dérivatifs sur les membres abdominaux;
les frictions stibiées au cou, entre les épaules,
derrière les oreilles ; les vésicatoires et les applications ammoniacales, ou méme les moxas promenés sur le front et les parties antérieures de la tête; les applications de la strychnine , à la dose d’un quart à un demi ou à trois quarts de grain : tels sont les moyens, souvent efficaces, qu’il convient, soit d'associer , soit d'employer successivement. Les mercuriaux, et en particulier le sublimé, ont été vivement préconisés par Langenbeck et Weidemeyer. Parmi les stimulants, on a signalé la valériane, l'arnica , les éthers, le soufre doré d’antimoine, la pulsatille, l’ellébore noir, le sumac vénéneux, le phosphore, le castoréum , le protoxyde de zinc, etc. Après les vomitifs et les purgatifs, le quinquina produit quelquefois de bons effets. L’arsenic a trouvé des partisans. (Acide arsénieux et carbonate de potusse, de chaque, douze grains; eau distillée, une once. Faites digérer au bain-marie jusqu’à dissolution complète de l’arsenic; puis ajoutez, après le refroidissement : esprit d’angélique composé, un gros; eau distillée, six gros. À prendre par goultes, de trois à huit et méme à douze , toutes les deux heures.) La bélladongg été employée avec avantage, lors-
| qu’il existait un état nerveux habituel, et
que le malade , menacé d’amaurose, avait la perception de couleurs vives et bigarrées. L'œil a été parfois soumis avec avantage à l’action de substances aromatiques, péné-
. Une poudre, comles d'a imoniaque et de
n’ont réussi que rarement,
| chaux vive, avec ado de cannelle, de poudre de Birofle et de quelques huiles volatiles actives , remplace assez bien la plupart des substances précédentes. L’électricité et le galvanisme, souvent conseillés,
douteux.
Lorsque l’amaurose survient chez des sujets robustes, pléthoriques, qu’elle s’accompagne d’un sentiment de plénitude dans l'œil, de la vue de couleurs vives, de points lumineux très-marqués (photopsie), -de céphalalgie plus ou moins intense, de vertiges , etc., tout porte à penser qu'elle est le résultat d’une congestion sanguine dirigée
sur la rétine, et partagée graduellement
par l’encéphale. Avant l'extinction complète
de la sensibilité, les objets semblent ordinairement recouverts d’un voile noir, lors-
‘que les yeux sont dirigés vers la lumière, et rouge ou éclatant, l'obscurité.
Aussi longtemps que l’onn’observeencore,
dans ces cas, que diminution et aberration de la faculté optique , la maladie peut être assez favorablement jugée. Ii n’en est pas de même chez les sujets devenus complétement
aveugles, surtout si la cécité est déjà ancienne, à presque toujours développés, sous l'influence
de l’irritation , dans la texture de la rétine.
Les tiques les plus actifs sont alors spécialement indiqués : signées géné-
rales et locales, pédiluves sinapisés, boissons rafraîchissantes, purgatifs répétés, puis vésicatoires et emplâtres stibiés promenés à la nuque et entre les épaules, applications froides sur les yeux et le front ; enfin , plus tard , vésicatoires au-dessus des
sourcils , exposition de l’œil aux vapeurs sti-
mulantes , tel est le traitement indiqué.
Opposée à la précédente, l’amaurose sur-
vient quelquefois chez des sujets débiles , ou
profondément affaiblis et usés par des éva-
cuations abondantes, des travaux prolongés
et pénibles, une alimentation insuffisante, des excès de coït ou de masturbation. On l'a observée à la suite du typhus. Alors la vue
s’affaiblit directement, les corps paraissent En vivement éclairés ; un voile sombre et,
terne les recouvre graduellen
et dans des cas
lorsqu'ils sont dans
raison des désordres matériels
phénomène d'excitation n° accompagne cet état. Les stimulants, un repas copieux , un usage assez large des alcooliques , rendent quelquefois , passagèrement , la vision plus distincte. Les circonstances opposées la débilitent davantage, au contraire. à
Le pronostic est en général fâcheux , surtout lorsque la maladie a fait des progrès notables, et, par conséquent, lorsque l’amaurose est Canléte. %
Un régime réparateur et fortifiant , quoique composé d'aliments de digestion Fr 1 l'usage modéré des stimulants, des médications toniques , telles que celles qu'on produit avec les amers et le quinquina, des exercices soutenus , l'habitation de localités élevées et salubres, les distractions, les voyages, les stimulants dirigés sur l'œil! , sont les moyens de traitement les plus convenables. Il est inutile d'ajouter quela cessation des habitudes ou des excès qui ont pu déterminer l’affaiblissement de la vue, est Ja première condition à remplir pour obtenir la guérison. ki
Les OISE 24 sans autre cause appréciable que les progrès de l’âge , sont exposés à une forme spéciale d’amaurose , sur laquelle Beer a spécialement fixé l'attention. La vue s’affaiblit oraduellement, chez eux, sans douleur , sans phénomène d’irritation, l'iris conservant jusqu’à la fin sa mobilité, et souvent mème , lorsque la cécité est complète, continuant à se mouvoir , bien qu'avec lenteur , et de manière à rester plus dilaté que dans l’état normal. Si l’on examine attentivement le fond de l'œil, on y distingue une teinte grisâtre, ou d’un blanc jaunûtre, auclqnetais rouge, concave, d'autant plus apparente que de cécité fait D de progrès.
Lorsqu’elle est complète, la surface profonde de l’œil présente parfoistun réseau vascu-
laire très-délié. L'iris pâlit, à mesure que
ces changements s’opèrent. Enfin ,,si l'œil est examiné dans l'obscurité ét dans certaines positions , il reflète vers l’observateur
une lumière rousse ou jaunâtre , analo-
pue à celle qu ’on observe dans les yeux de plusieurs animaux, grue qui a fait donner par Beer à cette varié mala-
a 2 su i DE
Hs
| étudinaires et émaciés, en quelquefois atteints ; elle succède aussi, dans certains cas, aux violences exercées sur œil. 11 semble que cette variété de l’amaurose soit liée à l’altération et à l'absorption du pigment noir de la choroïde , non que le dent be cette substance OLIS produiré la maladie , mais sans doute parce que in participe à la lésion de la choroïde,
nt la détérioration de son enduit est le résultat,
. Il est rare que cette affection rétrograde et guérisse : mais ses progrès sont presque toujours fort lents, et, chez beaucoup de sujets, elle se borne au degré de l’amblyopie.
Le traitement de cette variété de l’amaurose est entièrement empirique : l’art est encore privé de moyens propres à modifier la nutrition de la choroïde , de manière à rétablir sa sécrétion pistedtetsé , et à rendre à la rétine son état normal.
Le glaucôme , l’état variqueux de l’œil, l'atrofhie de fe organe, le fongus médullaire de la rétine ou de la TRE LR sont autant d’affections qui précèdent l'amaurose, la déterminent consécutivement, ou lui succèdent, suivant que les altérations qui les constituent se propagent vers la pulpe nerveuse, ou qu'elles ont, au contraire, leur origine dans son tissu. Dans l’un comme dans l’autre de ces cas , la paralysie est subordonnée aux lésions concomitantes de l'œil, qui entretiennent ; et comme ces lésions sont elles-mêmes difficilement curables , le pronostic est constamment désavantageux.
Des tumeurs développées dans le sinus maxillaire, dans les fosses nasales, dans les parois de l'orbite, sont susceptibles de déplacer l'œil, d’allonger, de comprimer le nerf optique, et d'altérer tellement son tissu, qu’il devient incapable de remplir s68 fonctions. La vue alors s’affaiblit graduellement, le malade éprouvant de la gène, un senti-
ment de distension , et une ar
raîné quelque changement dans | situaa seulaire. nt plus S 4
| contractions des mit
à VI. CHAPITRE I. MALADIES DE L'APP. DES SENSATIONS.
environs du trou optique, ainsi que dans’ ceux où l'atrophie du nerf est spontanée.
Alors, le praticien n’a pour se guider que les signes négatifs d’autres variétés de la maladie , c’est-à-dire des présomptions plus ou moins vagues et incértainés.
La vue peut ne s’exécuter que d’une manière très-imparfaite , et même être entièrement abolie , sans que la guérison cesse d’étre encore possible par l’ablation destumeurs qui génent et comprimént l’organe conducteur des impressions visuelles. Leur enlèvement étant opéré, et l'œil ayant repris sa place, l’art peut favoriser le rétablissement de la fonction, à l’aide des stimulants locaux dont il a été question. La maladie est incurable, toutes les fois que sa cause ést hors de la portée des instruments , ou que l’atrophie du nerf s’est opérée sans désordre mécanique appréciable.
- Plusieurs lésions, passagères ou durables, du cerveau, peuvent, l'organe de la vision et son nerf principal étant intacts, déterminer l’amaurose. |
Les narcotico-âcres, tels que la belladone, le datura-stramonium, les préparations saturnines, déterminent, en même temps qu’une stimulation encéphalique spéciale plus ou moins intense, une turgescence marquée de la conjonctive et de la sclérotique : la pupille se dilate, devient immobile , irrégulière , et prend souvent la forme propre à celle des animaux ruminants; l'œil est le siége d’une sensation manifeste de plénitude et de distension ; et bien que la couleur normale de la pupille ne soit en rien altérée , les objets sont vus comme enveloppés et recouverts d’un voile obscur ou noir, comme velouté. À ces symptômes s'ajoutent le tremblement des membres, les spasmes passagers des muscles du dos, une longueur notable dans les fonctions intellectuelles. Les paupières sont paresseuses , bouffies , relâchées, ce qui donne une expression particulière au visage. À ces symptômes s'ajoutent encore, ab l'empoisonnement par le plomb, les coliques, la rétraction du ventre, la constipation , les etc. 1" tion des substances véné te et qu'il n'existe encore
LU à l'ing e
qu’amblyopie , le pronostic ne doit pas être très-grave. Il le devient au contraire, à mesure que la maladie, d’ailleurs plus ancienne, a été précédée d’une exposition plus prolongée à l’influence des causes morbides, ét que la cécité est plus complète.
Au début, les antiphlosistiques proportionnés à l'intensité de la congestion céré- | brale et aux forces des sujets , ainsi que les | boissons délayantes acidulées , et les applications locales froides , tels sont les moyens les plus convenables. Plus tard , les purgatifs, le camphre , les éthers , les stimulants directs de l'œil , devront être mis en usage. Enfin, dans les cas d’empoisonnement par le plomb, le traitement général, indiqué contre l’entérite qu’il provoque, doit constiluer la base des médications réclamées par l’'amaurose.
J'ai vu, sur un enfant, des accès de con- vulsion être suivis d’une amaurose complète, presque subite et irremédiable sur les deux yeux. La vie fut conservée.
La colère concentrée ébranle parfois tellement l’encéphale , que la perte de la sensibilité oculaire peut en être le résultat. La maladie se manifeste alors tout à coup, s'accompagne d’une dilatation régulière et d’une parfaite immobilité de l'iris, du dé- veloppement d’un réseau vasculaire assez considérable autour de la conjonctive , et, chez quelques sujets , de suffusions sanguines sous cette membrane. Souvent , on observe en même temps une teinte ictérique répandue sur tout le corps , et une paralysie partielle des muscles de la face.
Récente et incomplète, cette variété de l’amaurose est rarement incurable. Dans les cas opposés, le pronostic est plus grave et plus incertain.
__ Au début de la lésion, les vomitifs sont fréquemment indiqués ; les délayants et les Jaxatifs , les bains, accompagnés d’affusions | froides sur la tête, les antispasmodiques, les exutoires, les stimulants directs sont | ensuite les moyens auxquels il convient spéialement d’avoir recours.
lume | Fa tête , d : aux autres
de la maladie principale. ai qui
dépend du développement de tumeurs dans le crâne, peut assez souvent être soupçonnée, aux douleurs habituelles que les malades éprouvent à la tête, à l’état parfaitement normal de l’œil , à la persistance de la mobilité de l'iris, qui se contracte parfois, quoiqu’avec lenteur, d’une manière presque aussi complète que dans l’état normal; à un cachet remarquable de tristesse et de stupeur imprimé sur les traits du visage ; enfin , à l'absence complète de toute autre cause prochaine ou éloignée de la maladie.
Dans ces cas, éminemment graves, le pronostic est aussi défavorable que possible, et aucun traitement ne peut être dirigé contre la paralysie oculaire. |
Lorsque l’amaurose succède à l'ébranlement direct de l'œil: ou à une plaie du soureil placée sur le trajet de la branche frontale du nerf ophthalmique , elle survient presque toujours Fe de temps après l'accident , fait des progrès rapides , et, chez quelques sujets, reste bornée ébbetalift à l'amblyopie. Les circonstances de Paccident ou de la blessure , ajoutées à l’état sain de l'œil et à l'aspect normal des parties situées derrière la pupille, sont ordinairement suffisantes pour établir le diagnostic.
La guérison est, en général, difficile à obtenir, bien que l'on en possède d'assez nombreux exemples.
Les moyens de traitement les plus convenables sont , les antiphlogistiques au début, et les dérivatifs sur le canal intestinal, afin d'arrêter l’irritation qui succède ordinairement à la commotion de nos parties ; viendrontensuite les vésicatoires volants, répétés en grand nombre sur la région antérieure de la tête , et les stimulants directs de l'œil ; enfin la strychnine, par la méthode endermique, pourra devenir utile pour ranimer directement la sensibilité oculaire.
Lorsque l’hypocondrie et l' hystérie , d’ailleurs caractérisées par leurssymptômes propres, déterminent l’amaurose , la pupille est très-dilatée , l'iris semble incliné en avant, l'œil est immobile; les paupières, ouvertes ou fermées , sont +. de contractions con-
In
les paupières sont affectées de clignotiements irréguliers. Des symptômes analogues signalent l amaurose PPIOmAtIqUe de l’épilepsie.
Il est manifeste de ces paralysies , souvent bornées à la durée des accès, ne peuvent guérir qu’autant que les maladies qui les provoquent cessent elles-mêmes d’exister. Lorsque , par une longue et fréquente répétition des accès, la maladie de l’œil est devenue permanente , les sujets ne recouvrent presque jamais la vue, au moins d’une manière complète.
Chez les sujets nerveux, les irritations chroniques des viscères abdominaux, ac- ‘compagnées ou non d’engorgement du foie, de la rate et des ganglions mésentériques , déterminent, quoique rarement, entre autres phénomènes sympathiques , l’amblyopie et l’amaurose. La pupille, alors dilatée , estsouvent anguleuse, la sclérotique j Jaunâtre ou d'un Ph nie la conjonctive injectée, les yeux PES Les malades éprouvent assez souvent des éructations et de la tension aux hypocondres, symptômes de l’inflammation chronique des organes digestifs. À cette variété de l’amaurose se rapportent celles que provoquent les affections vermineuses , si communes chez les enfants, et dont les phénomènes suffisent pour caractériser la nature de la paralysie oculaire.
Plus les affections abdominales sont anciennes, graves et accompagnées de lésions ROME profondes, et plus l’amaurose qui les complique estelle-mème difficile à guérir. Les vers ne déterminent presque jamais qu’une amblyopie assez facile à se dissiper.
La principale indication consiste alors à combattre les lésions intérieures qui constituent la cause de la maladie. Lorsque ces lésions sont dissipées, si l’'amaurose persiste, les stimulants locaux, les vésicatoires volants, les antispasmodiques à l’intérieur seront employés avec avantage.
Lorsque l’amaurose reconnaît une cause rhumatismale, elle survient ordinairement après un refroidissement subit : il est rare qu’elle soit complète.
-Des tiraillements se font sentir dans l'œil,
oya qui esti je ét larmoÿ
direction de l'œil est souvent changée : le muscle releveur de la paupière supérieure semble ordinairement paresseux ou frappé
d'inertie. A ces caractères il convient, dit-
état dans lequel un. seul œil
on, d'ajouter que l’amaurose arthritique s'accompagne d’un allongement de la pupille dans le sens transversal; que les malades éprouvent dans l'orbite et dans tout le crâne des tiraillements qui augmentent pendant la nuit, lorsque la tête repose sur un oreiller de plume, ou sous l'influence d’une alimentation trop copieuse et indigeste ; enfin, quel’intérieur de l’œils’altère facilement. L’amaurose rhumatismale , surtout lorsqu’elle est incomplète , n’a pas une grande gravité. La paralysie arthritique, au contraire, est plus rebelle, et rarement curable. Le chirurgien doit, dans les cas de ce genre , s’efforcer d’abord de détruire les affections dont le déplacement a occasionné l’'amaurose, ou qui, accompagnant celle-ci, lui communiquent leur caractère. Il en a été question à l’occasion des ophthalmies du même genre. | Les exanthétiies aigus, tels que la variole, la rougeole et la A 0e les éruptions et les suppurations chroniques du derme che-.
velu, les coryzas avec ou sans sécrétion purulente considérable, les hémorroïdes , les menstrues, la lactation , peuvent , en se supprimant brusquement, déterminer l’amaurose. Il est manifeste que, dans ces cas, le diagnostic se déduit spécialement du fait de lné suppression elle-même; que le pronostic est d'autant moins détatarable que le déplacement est plus récent, et que la maladie est de nature à être plus facilement rappelée à son premier siége ; enfin, que le traitement consiste, d’une part, à combattre l'irritation encéphalique ou oculaire, s’il en existe, ainsi que cela a lieu dans la plupart des cas, puis à exciter, par des moyens convenables, la réapparition des phlogoses , des suppurations ou des écoulements sanguins, dans les parties primitivement affectées, bé plus tard lorsque ces premières indications sont re à ranimer, à l’aide de stimulants directs énpBiques , la sensibilité oculaire. | ‘4 Sous le nom de strabisme on désigne cet, ou les :
yeux sont écartés de leur direction normale.
Tantôt les yeux sont convergents, tantôt ils
s’écartent trop l’un de l’autre. Dans quelques cas plus rares , un d’eux est dirigé en haut et l’autre en bas; et d’autres fois, plus rarement encore , tous deux sont renversés sous les paupières supérieures et les
sourcils.
Les causes de cette affection sont, l° une sorte d’inégalité congénitale de force des deux organes, laquelle porte les enfants ou les sujets adultes à ne diriger que l’un d’eux vers les objets, et à laisser l’autre s’écarter
dans un sens contraire, afin qu’il ne trouble pas la vision ; 2° l'éducation vicieuse des
yeux, et les mauvaises habitudes contrac-
tées dans le jeune âge : c’est ce qu’on oh-
serve chez les enfants dont on place le berceau de manière à ce que la lumière y arrive toujours d’un seul et du même côté, ou lorsque quelque objet, le balancier d’une
pendule, par exemple, attire leur attention
etse meut au-dessus d'eux, etc.; 3° des
taies de la cornée, la cônicité de cette membrane, quelques cataractes commencçantes ,
la déviation de la pupille , et toutes les
lésions qui, en apportant quelque obstacle à la vision directe, obligent l'œil à se tourner de certains côtés pour mieux distinguer les objets ; 4° diverses affections convulsives des muscles moteurs du globe oculaire, presque toujours accompagnées de lésions plus générales du système nerveux, comme l’épilepsie, l’hémiplégie, la catalepsie, les affections vermineuses, etc. Il est d'observation que, dans le plus grand nombre de cas, un seul œil est éloigné de sa direction normale et se trouve plus faible que l’autre, soit que cette faiblesse l’ait fait laisser à l'écart, soit que l’inaction à laquelle le strabisme l’a condamné, ait diminué son excitabilité et son énergie.
Dans le jeune âge, la guérisôe est assez facile à obtenir; quelquefois même elle a lieu naturellement ; mais, plus tard, et surtout chez les adultes , le Strabisme qui date de l’enfäânce est presque constamment inable , quelle qu'ait été d’ailieurs son
aitement du strabisme, dans les cas reconnait pour cause une affection
+ # . E 4 xl | a une perception confuse
convulsive des muscles des yeux , consiste d’abord à combattre la cause générale ou éloignée de cette affection ; et ce traitement, lorsque la maladie est récente, suffit ordinairement pour procurer une guérison complète. Fortifier loœil le plus faible, et le ramener graduellement à sa direction normale, tel est le double but que l’on doit s’efforcer d'atteindre dans les autres cas, M. Roux a proposé de recouvrir les yeux de deux coques de plomb , percées de telle sorte que , pour voir, ces organes doivent prendre une direction droite et devenir parallèles. L'expérience n’a pas prononcé en faveur de ce moyen. Lorsque le strabisme est divergent, M. Weller conseille de recouvrir les deux yeux avec un entonnoir en carton, à base large et échancré, pour loger la saillie nasale, à sommet court, incliné en bas, placé sur la ligne médiane et percé d'une ouverture d’un pouce environ de diamètre. Les malades sont obligés de regarder à travers cette espèce de lunette, et par conséquent de ramener les axes visuels en dedans. Ce moyen est incontestablement préférable à la mouche de taffetas aggluti-" natif collée sur le nez, à la présence de laquelle les sujets s’habituent bientôt, et qui finit par ne plus être regardée. Lorsque le strabisme est convergent, au contraire, or fait porter au sujet une visière large et abaissée sur le nez, qui ne lui permet de voir que de côté. Mais ces divers moyens restent assez souvent insuflisants, par cette raison que les malades , ayant un œil plus actif et plus exercé que l’autre , continuent à ne pas faire usage de ce dernier, quigarde, malgré la présence des appareils indiqués , sa direction vicieuse. Un des meilleurs moyens à employer , consiste à provoquer, à entretenir l’action de l'œil lerplus faible, et pour cela, il suffit de plac er sur l'autre un bandeau qui le cond ne au repos. Le malade, d'abord, ne disti que : en ; i des objets, puis
l'œil louche ,se portetvers ‘sa direction normale et commence à fonctionner régulièrement. Cet exercice Das lieu sans diffi-.
culté : il détermine souvent de la tension dans l'orbite, de la céphalalgie , des vertiges ; etil convient, afin d'éviter ces inconvénients,
de ne faire porter d’abord le bandeau que durant une demi-heure, puis une heure, deux ou trois fois par jour, jusqu’à ce que,
par gradation , l’œil faible s’habitue à agir, se fortifie et conserve sa position, en partageant avec l’autre les fonctions visuelles,