L'APPAREIL AUDITIF
n est pas rare de trouver le périoste détruit | Hi di
et los mis à découvert. Je viens d’avoir, à la clinique de notre hôpital militaire, deux cas de ce genre sous les yeux.
L’otite externe, aiguë, n’est presque Jjamais une maladie dangereuse, Les abcès même qui lui succèdent guérissent avec assez de rapidité. Dans un des cas que je viens de citer, los, privé de son périoste * s’est recouvert , et la guérison a eu lieu en vingt-cinq jours. L’autre malade est encore en traitement.
Des saignées locales répétées , des applications émollientes , des boissons acidulées, des pédiluves sinapisés, une abstinence sévére , le repos le plus absolu et le silence le plus complet autour du malade, tels sont les moyens qu’il convient d’opposer à l’otite aiguë externe. La saignée générale n’est indispensable que chez les sujets vigoureux, ou lorsque l'excitation vasculaire estintense, S'il existe au fond du conduit auditif une douleur très-vive , occasionnée par l’inflammation de la membrane du tympan, l’instillation de quelque liquide mucilagmeux ou huileux , rendu narcotique par l'addition de l’opium , sera utile. En général, il convient d’être sobre d’injections et d’introductions mécaniques dans loreille : ces moyens sont souvent alors plus nuisibles, par le choc ou les distensions qu’ils occasionnent, qu'avantageux par leurs propriétés calmantes. Moins on tourmente l'oreille enflammée, mieux s’en trouvent les malades.
Les abcès a s’ouvrent spontanément , guérissent presque Loujours sans autre traitement que l'emploi des moyens de propreté et des injections émoilientes, faites avec précaution, afin d’entraiîner au dehors le pus qui remplit le conduit auriculaire. Ceux qui font saillie dans ce canal, pourront être ouverts par la ‘ponction. Enfin, les collections, plus considérables et plus graves, de la région mastigo-temporale, ‘doivent être RAM ouvertes ; J'Y ai FAZEX pratiqué même des Las cruciales , afin de mettre mieux à découvert toute l'étendue de la maladie, et de produire des débridements plus complets. Des pansements simples et émollients suffisent ensuite pour conduire le sujet à la guéri-
son , toutes les fois que l’os n’est pas profondément altéré; car il ne s’agit pas ici des abcès consécutifs à la carie de l’apophyse mastoïde , que j'ai également observés , et dont je traiterai plus loin.
Occasionnées et entretenues par des causes analogues à celles dont il vient d’être question , les otites chroniques externessont ordinairement accompagnées de douleurs sourdes , habituelles ou passagères, parfois prurigineuses, dans le conduit auriculaire.
Une sécrétion plus ou moins abondante de matière muqueuse, puriforme , souvent fétide , salit l'ouverture de la conque et irrite sa Erface interne. J’ai vu plusieurs fois des douleurs très-vives, avec écoulément dé pus et démangeaison continuelle au fond des oreilles, ne reconnaître d’autre cause que l'introduction trop rude et trop fréquente de corps étrangers dans le conduit auditif.
Quelques injections émollientes, et l’attention de ne nettoyer les oreilles qu’avec des corps assez volumineux pour ne pouvoir pénétrer profondément, et assez mous pour être inoffensifs, ont toujours suffi pour dissiper ces maladies.
Il importe , toutefois, avant de porter un jugement sur la nature et la gravité des écoulements auriculaires chroniques , d’interroger avec une grande attention les symptômes qui les accompagnent. Le chirurgien s’assurera de l’état de la membrane du tympan, en faisant fermer le nez pendant que le malade exerce un violent effort pour se moucher;ilexploreralarégion mastoïdienne, s’assurera que la tête est exempte de douleurs , examinera le pus, afin de reconnaître si des parcelles d’os n’y sont pas mélées ; et ce ne sera qu'après avoir acquis la certitude que la maladie, exempte de complication profonde, est bornée à un catarrhe externe, qu’il pourra rassurer le malade sur ses résultats.
Des injections émollientes, ET TA , faites avec précaution; des saignées locales répétées aux environs de l'oreille ; des révulsifs, comme le vésicatoire, le séton, l’emplâtre émétisé, appliqués à la nuque; les délayants, les purgatifs à l’intérieur ; l'attention d’avoir le corps couvert de vêtements de flanelle; et, dans les cas assez
sée par la même membrane, et recoit d'elle,"