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communs, de disposition scrofuleuse, Led ploi des amers et des toniques : tels sont les principaux moyens de traitement qu'il convient d’opposer aux otites chroniques | externes. Ilest presqueinutile d'ajouter que | | toujours , le conduit auriculaire devra être | exploré avec exactitude , et que les polypes| ou les corps étrangers dû ‘il peut recéler ,. seront détruits ou extraits immédiatement.
Ant. If. Légions DE LA TROMPE D’EUSTACHI ET DE L'OREILLE MOYENNE.
Séparée à son côté externe des influences” extérieures par la membrane du tympan, et.
ne pouvant communiquer d’une manière directe avec les cavités labyrinthiques dont les ouvertures sont exactement fermées , Ian caisse du tambour, ou l'oreille Hbyérniel fait suite à la trompe d’Eustachi, est tapis
en un grand nombre de cas, desi impressions, mutbTes intenses.
Lesangines profondes ,affectantle phil oules régions tonsillaires, et s'étendant der= rière le voile du palais, s accompagnent!
assez souvent de bruissements, de pulsations , et même de douleurs aiguës dans les oreilles. La membrane muqueuse quitapisse la trompe d’Eustachi participe alors à l'iris tation des parties voisines dé son pavillons: et la chaleur, la sécrétion folliculeuse, ainsi quel’accélération du mouvement circulatoire local, dans un appareil aussi sensible , explique très-bien les symptômes observés.
L’addition de la PRICOUESE auriculaire à | celle du pharynx n’exerce, le plus ordinairement, aucune influence notable sur l’issue : de cette dernière. Le traitement n’en reçoil pas non plus de modification très-sensible s saisnées générales et locales, applications!
CU au cou, FENTE Ve sinapisés boissons Ne On révulsifs cutanés et in testinaux : tels sont les moyens principaux.
qu’il convient d'employer. La dureté de l’ouie, les bruissements d’oreilles, la sensas tion de sorte de cascade existant près dù.
malade, sont des phénomènes dont l'intens sité Dee servir à mesurer assez exactement, ‘soit le degré de l’irritation auriculaire, soit, par conséquent , la vigueur avec laquelle il
convient de poursuivre l'emploi des moyens antiphlogistiques.
L’impression habituelle du froid humide
irritation lente, qui se propage le long de la trompe d’Eustachi. Ce canal est fréquemment déplacé ou comprimé dans sa portion évasée par les amygdales hypertrophiées , ou irrité par la communication de l’inflammation chronique de ces organes à ses parois internes, Les polypes des fosses nasales sont susceptibles de produire sur lui les mêmes actions mécaniques ou vitales. Dans beaucoup de cas encore, ainsi que l’a remarqué [Saunders, les ulcères syphilitiques, étendant jusqu’à la trompe leurs ravages désorganisateurs , tantôt détruisent des portions plus ou moins considérables du pavillon ou de l’intérieur de ce conduit, et tantôt le sillonnent de cicatrices plus où moins étroites ou bridées. Enfin, l’oblitération, ou du moins le rétrécissement considérable de la trompe peut être l'effet d’une conformation primitive , et la surdité qui en résulte existe alors dès la naissance.
Ilest rare queles maladesatteintsd’inflammation chronique de la trompe éprouvent dans les parties affectées aucune sensation très-douloureuse. Une sorte de bruissement profond agite seulement de temps autre l’intérieur de l'oreille. La surdité, ordinairement proportionnée au degré d’ob- Struction de la trompe, offre cependant des variations assez fréquentes, en rapport avec Ja température extérieure, qui, lorsqu'elle est chaude et sèche , permet à la membrane muqueuse de s’affaisser, tandis que les conditions opposées accroissent et son engorsement et la viscosité ainsi que l'abondance de sa sécrétion. Si le malade, fermant Ia bouche et le nez, faitun violent effort d’expiration, il ne sent pas l’air pénétrer, comme dans l’étatnormal, jusqu’à l’oreillemoyenne, la distendre et presser sur la membrane du tympan. Enfin, l’examen direct de l’arrièrebouche et l'étude des circonstances commémoratives viennent, chez beaucoup de Sujets, éclairer le diagnostic, en rendant
manifestes l’origine et le mécanisme Ne |
maladie.
Plus Jes lésions dont la trompe d’Eustachi
occasionne parfois dans l’arrière-boucheune
subit l’mfluence sont profondes et de nature à résister aux eflorts de l’art, plus le jugement que Île chirurgien peut être appelé à porter, relativement à la surdité, doit être grave. Les cicatrices des. destructions sy- Philitiques sont presque constamment imcurables; les déplacements et les compressions opérées par des polypes ou des amygdales hypertrophiées , au contraire, cèdent avec assez de facilité à la soustraction des causes mécaniques qui les occasionnent. Enfin, les obstructions, qui sont variables encore dans leurs effets, selon les conditions de là température, cèdent moins difficilement que celles qui n’obéissent plus à aucune modification atmosphérique. PA %e
Ecarter les causes mécaniques de la compression ou de l’'irritation de la trompé :
combattre les angines qui entretiennent la phlogose de sa membrane interne ; guérir les affections syphilitiques des parties voi-
| sines ou de ses parois : telles sont, chez un
grand nombre de sujets , les premières indications à remplir, celles qu’il importe de ne jamais négliger lorsqu'elles se présentent. Aux moyens dont elles sollicitent l'emploi , il convient souvent d'ajouter les gargarismes alumineux , tant recommandés par Bennati contre les affections des organes vocaux; les aspirations de vapeurs diverses, comme celles d’infusion de fleurs de sureau, que les malades aspirent, et qu’ils s'efforcent ensuite de pousser vers les oreilles, en fermant Ja bouche et le nez, pendant qu'ils font une violente expiration ; les cautérisations #superficielles de la gorge , à l’aide de dissolutions de nitrate d'argent, et de quelques
| autres substances analogues. |
Les obstacles à l’entrée de l'air dans l’oreille moyenne qui résistent à ces trailements, peuvent encore être combattus à
l'aide de divers procédés opératoires, parmi®
lesquels le cathétérisme de la trompe d’Eustachi doit être considéré comme le plus simple et le plus efficace. Deux voies se présentent au chirurgien pour exécuter cette opération : la bouche et les cavités nasales. La première, adoptée par Guyot, maître de poste à Versailles, qui l’exécutait sur Iuimême, est manifestement la plus difficile, à
raison de la mobilité du pharynx, du voile.