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SECT. NL. CHAP. II. LÉSIONS DES MÉNINGES ET DE L'ENCÉPHALE

sur, le plan d'où on les a soulevés. La suspension durable des. fonctions dites. de la vie animale caractérise ce degré ; ses nuances sont mesurées, d’un.côté, pour la durée de cette suspension, et de Lune par la participation plus ou moins marquée des fonetions dela vie organique à l’inertie extérieure.

Dans les commotions au troisième degré, le blessé est abattu sous le coup ; il tombe comme frappé de la foudre , éprouve quelques agitations convulsives , rend involontairement les matières stercorales , l’urine, et quelquefois le sperme , et suceombe sans se relever. Dans ce cas, l’ébranlement s’est étendu jusqu'aux, parties centrales et à la base du .cerveau:: les fonctions viscérales ont été atteintes comme. celles de l'intelligence des perceptions et des mouvements 33 hante Et comme elles ne sauraientêtre suspendues, même durant des instants fort courts, sans que la vie s’éteigne , la mort a dù s’ensuivre.

La gravité de la commotion est propor-

tionnée à son degré de violence. Tantôt le blessé revient à lui, après quelques minutes, et d’autres fois il reste, pendant quelques heures , ou plusieurs jours, dans un état d’anéantissement voisin de la, mort, Le re tour à la vie commence toujours par je rétablissement des fonctions viscérales : ja respiration se ranime , le sujet pousse de temps à autre de profonds soupirs, le pouls se relève, la coloration: et la chaleur de la peau reparaissent, puside malade ouvre les yeux, entend les sons ,. regarde autour, de, lui avec étonnement, Jet souvent, axani perdu le souvenir de ce qui, lui.est arrive, demande comment. il se fait qu’il soit A4 sa position actuelle. Al est de, la nature de la commotion ou de l ébranlement cérébral d'aller graduellement en, .s’affaiblissant, à mesnre que; e:le, Eng s ‘écoule ; ï maïs celte

pas “lieu toujours. d'une n manière. réguli ière.

Le

‘lu j

La

- dis i aetueliement sous A feux cas de ce genre :

au dôuzième jour d'üne chute, qui fat, accompagnée de commotion €éérébrale au «dbte degré, un soldat d’artillerie conserve encore de la PER FEUT à la tête, des

bourdonnements dans les rogilles, de, la lcateur * 4h

tant plus prononcé ,

IL n’est pas très-rare, au contraire, d’observer, tantôt des sortes de rechutes, lorsqu'on

cesse trop tôt l'emploi des moyens, théra-

peutiques, comme si l’encéphale, fatigué de ses efforts pour reprendre son influence , retombait.de lassitude dans son inertie premiere,.et tantôt un état: stationnaire plus ou moins prolongé, le blessé étant arrivé à un degré variable de rétablissement. Cette der nière circonstance semble indiquer qu’une lésion de texture a eu. lieu dans,quelque région du cerveau, et un temps, quelquefois fort long, ainsi qu’un traitement,actif, sont nécessaires pour en obtenir la guérison ‘.

Enfin, bien que n'ayant pas instantanément occasionné la mort, la commotion. jette, cependant quelquefois le centre nerveux dans un tel état, d’affaiblissement et de désordre, que la. vie, malgré, tous.les efforts tentés pour la rañimer,'s’éteint graduellement, ou après. de faibles et infructueuses réactions de l’encéphale.

L'existence de la commotion , dans. les blessures à la tête, constitue donctoujours un, fait grave. L'ébranlement. moléculaire

qui caractérise. cet élat,exerce sur l'encé-

phale.la même action que sur tous les autres organes ; c'est-à-dire qu’à l’engourdissement , à b suspension des fonctions ; succèdent une congestion, d'autant plus énergique, un engorgement vasculaire d’auune réaction irritative et inflammatoire d’ autant plus intense ; que la commotion:elle- -même a été plus considé-

rable. Cette réaction ,,qui, commence assez

souvent, alors même, que l’encéphale n'a

pas encore repris, }” exercice de.ses fonctions, est bien plus dangereuse que l'ébrantement lui-même, ei motive bien plusque la suspension, d’une partie, de: l'influence nerveuse , la gravité | du. pronostic. Le SRE gien -ne

doit jamais, perdre. de Y ue qu r'ellé a péri | constamment dieu ; et dans ses trail

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il doit» Bon: seulement pe rien faire qui, puisse. l'augmenter, mais, s'attacher à l’a-

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