CHAPITRE II. LÉSIONS DES ARTICULATIONS
StO lieu : en haut et en dehors, en haut et | froid et de fourmillement, se propage le long en dedans, en bas et en arrière et en bas et..| de la cuisse et de la jambe.
en avant , directions principales auxquelles on peut ajouter les luxations directement.en bas.et directement en arrière. De ces modes qe de déplacements , celui qui a lieu en
ehors et en haut se présente le plus souvent dans la pratique.
Des chutes faites de lieux élevés , le membre pelvien étant écarté de sa direction normale, ou rencontrant sur son passage des obstacles susceptibles de lui imprimer de nouvelles et violentes directions , telles sont les causes les plus ordinaires des luxations du fémur. Dans beaucoup de cas, le sujet ne peut rendre compte du mécanisme qui les a déterminées , et le chirurgien, réduit aux conjectures sur.ce commémoratif, doit fonder spécialement le diagnostic sur les siones physiques actuels. Il importe de noter que la chute directe sur le trochanter ne produit jamais le déplacement , mais bien la fracture du col.
Dans les luxations en haut et en dehors,
la tête du fémur repose sur la fosse iliaque externe ; le membre est raccourci de deux pouces à deux pouces et demi, tourné dans la rotation en dedans , et le gros orteil correspond au tarse du côté opposé; le pli de la fesse est élevé ; le grand trochanter est rapproché de lépine iliaque antérieure et supérieure ; une tumeur arrondie soulève la partie supérieure et postérieure des muscles fessiers; enfin, le membre est porté dans ladduction.
Lorsque la tête du fémur s’est échappée par le côté supérieur et antérieur de sa cavité elle s'arrête sur la branche horizontale du pubis , en soulevant et poussant en dedans les muscles psoas et iliaque réunis ù ainsi que le nerfet les vaisseaux cruraux.
Le membre est raccourci comme dans le cas précédent ; maisilest écarté de celui du côté opposé; le genou et la pointe du pied sont tournés en dehors; la fesse est aplatie ; le grand trochanter se trouve sur la même ligne verticale que l’épine antérieure gt supérieure de l'os des îles ; une tumeur volu-
mineuse et dure, sur laquelle bat Fartère :
crurale , occupe le pli de laine , une douleur
yive , accompagnée d'engourdissement, de +
ss
Plus rare que la précédente , la luxation en bas et en arrière place la tête du fémur sur le sommet de l’'échancrure ischiatique.
Le membre est allongé, tourné en dedans, fortement fléchi ; une saillie rononcée soulève la partie postérieure et inférieure de la fesse ; le grand trochanter est placé plus bas et plus en arrière que sa situation normale. s a
A. Cooper conteste l'exactitude de ces signes. Il attribue l'admission de la luxation en bas et en arrière à quelque erreur anatomique. Selon lui, le sommet de l’échancrure sciatique étant supérieur à. une ligne qui passerait parde centre de la cavitécotyloïde, les déplacements sur ce point ne doivent jamaïsis’accompagner d’élongation du memnbre, mais du maintien de ses dimensions, ou même d’un léger raccourcissement. Je suis porté à croire que les chirurgiens francais ont effectivement trop insisté , dans ce cas , sur l'allongement de la cuisse, qui serait moindre.qu’ils ne lindiquent. Quant à l'opinion de Boyer , que cette luxation ne peut . être que consécutive selle est insoutenable, ainsi que le constatentelies faits rapportés par Cooper ét l'observation de M. Billard d'Angers.
Portée en bas et en avant, la tête du fémur sedoge sur le trou sous-pubien, entre le ligament qui ferme en ce sens la cavité cotyloïde et le muscle obturateur externe qu’elle repousse. Le membre est allongé, tourné fortement dans la rotation en dehors, éloigné de celui du côté opposé; la fesse .présenteun abaissement et un aplatissement notables ; les muscles adducteurs’sont fortement tendus ; la jambe reste dans la demiflexion ; une tumeur arrondie se fait sentir près de la branche ascendante de l'ischion ; enfin , le trochanter, placé sur la ligne verticale de l’épine iliaque.antérieure et supérieure , est de beaucoup abaïssé.
Excessivement rare, la luxation en bas porte la tête du fémur au-dessus de la tubé-
| rosité ischiatique. La cuisse est alors fléchie,
écartée en dehors, et inclinée dans Ia rotation interne ; le pli de Paine paraît aplati, | tiraillé 31 la fesse” est allongée et saillante ; ai”. à ; Le
l’allongément du membre ÿ masqué par sa
flexion sur le bassin. | |
Lorsque la tête “à fémur , jetée directe-
mént en arrièré, sa Ai sur le plan arrondi
qui shrmonte l'éch De ischiatique , le as
membre n pe e changement no-
table dans sa longueur ; il est incliné Eh de- y
dans et porté dans l' l'aduétién la fesse est
arrondie et très-saillante à sa partie moyérme; ù
le grand trochanter est en arrière de sa situation normale. Cette Iuxation n’a. été que rarement observée par Dupuytren, A. Cooper, Travers ; et récemment par M. Roux.
La "précédente"n®e l’a guère Eté que par B. Bell.
+ Le diagnostic des luxätions du fémur sur le bassin'® est d’une haute importance , ainsi qüe l'attestent les méprisestgraves auxquel- | les ces maladies ont ‘dénné et donnént souvent encore lieu.
S'agit- il de distinguer les luxations entre elles ? il: est à remarquer 1° que toutes celles dans lesquelles la tête estportée en dedans de la ligne verticale de lascavité cotyloïde , s’accompagnent de la rotation ‘du membre en dehors, et téciproquement pour les luxations opposées; 2° que tous les déplacements qui ont eu lieu au-dessous du diamètre horizontal delamême cavitédéterminent l’allongement du membre , tandis qué son raccourcissement résulte dés luxâtions supé- :
rieures : 3° que les déplacementsen dehors défértnétté TVadduction de la éuisse, tandis que celles en dedans provoquent son écartement ou son abduction.
Afin de ne pas confondre tes luxâtions diverses avec les fractures de la partie supérieure ou du col du fémur , le chirurgien