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CHAPITRE HE, LÉSIONS DES ARTICULATIONS

fériéure de la jambe, au-dessus de# malléoles , sert à opérer l'extraction. + *

Tout étant ainsi disposé , le chirurgien se place au côté externe du membre luxé, embrasse avec ses deux mains la base de la cuisse, et fait exercer les tractions. Lorsque

le | iv commence à Ss’ébranler, le chirursien, dans la luxation en haut et én dehors | appuie une de ses mains sur le grand trochanter et le pousse en bas et en dedans 3

en même temps qu'il imprime au membre

un mouvement de rotation en dehors.

Dans la luxation en haut ét en dedans, après l'allongement du membre, il convient de le porter dans la rotation en dedans , en même temps que le chirurgien dirige le trochanter en bas et en dehors. .

Dans la luxation en bas, l’exténsion doit être beaucoup moindre. Lorsqu'elle a dégagé et rendu mobile la tête du fémur, il suffit d’écarter la cuisse du bassin, en la tirant en dehors, et d'imprimer en même temps au membre entier un mouvement de rotation en sens contraire du déplacement, pour que, abandonné aux efforts musculaires , Pos soit reporté dans sa cavité. |

Les mêmes règles seraient applicables aux luxations directes en arrière et en bas, avec celte exception que, dans la première , le mouvement de rotation jouerait le rôle prin-

cipal, tandis qu’il serait presque inutile dans la seconde.

Les premières tractions doivent avoir lieu suivant la direction que la luxation a donnée au membre ; ce n’est qu'après l'avoir rendu mobile et dégagé , que les aides peuventle ramener graduellement à sa direction normale , et, enfin , la troisième manœuvre

consiste dans la pression exercée sur léftro-

chanter et la rotation convenable imprimée au fémur. |

Les chirurgiens anglais procèdent à la rédüction de la manière suivante :

On doit alors, dit A. Cooper, tirer douze à vingt onces de sang et même davantage, si le malade est robuste ; puis plonger celui-ci dans un bain de 36 à 40° centigrades, jusqu'à ce qu’il tombe en syncope; tandis qu’il est dans le bain , on lui donnera de dix én dix minutes un grain d'émétique, jusqu’à ce qu'il éprouve quelques nausées.

Alors on le retirera du bain ; on l’enveloppera dans une couverture et on le couchera en supination sur une table solide ; garnie d’une coüverture épaisse, entre deux poteaux a Pun de l’autre de dix pieds, et garnis d'anneaux. À défaut de poteaux, le malade doit être couché sur Je plancher, ettles anneaux fixés à celui-ci, à la distance

indiquée. Le chirurgien passe ensuite une

forte ceinture entre les parties génitales et la cuisse, et la fixe à un des anneaux ; une bande mouillée est étroitement appliquée audessus du genou , eb sur celle-ci est bouclé un bracelet de cuir,'garni de deux lanières, qui portent deux anneaux, et ‘croisent à angle droit la partie circulaire..Le genou doit être légèrement fléchi, mais non à angle droit, ‘et dirigé dé manière à croiser

‘ v y * l'autre cuisse, un peu au-dessus de la ro-

tule. Les poulies Sont alors fixées aux lanières du bracelet qui entoure le.genou , et lechirurgien exerce lüi-même l’extension en tirant sur le cordon de la moufle. Lorsqu'il voit que chaque partie de l'appareil commence à sé tendre etsle malade à se plaindre , il suspend Id traction, afinsde laisser les muscles se fatiguer; puis il recommence pour s'interrompre encore, et arriver ainsi , successivement, au point de placer la tête de l’os au niveau de la cavité cotyloïdes Lorsqu'elle est parvenue sur le rebord de cette dernière, il confie la poulie à un aide, qui doit maintenir le même degré d’extension; püis il imprime au genou et au pie une légère rotation, en ayant soin'd’éviter tout mouvement brusque, qui poufrait proyoquer la résistance des mu: les. Par ce mouvement l'os glisse dans sa position naturelle. El | Le replacement opéré à l'aide des poulies ne s'accompagne ni de bruit ni de secousse,

parce que les muscles, fatigués et maintenus

par la moufle, ne sauraient se raccourcir

brusquement. On ne peut S'assurer dé la

réduction que par le relâchement déd'appareil, et la comparaison des deux Ja bres. EE

Lorsqu'on voit les poulies employées avec -

cette prudenee, par un des plus habiles

« DT. . ° 1 1 chirurgiens de l'Europe, ilest impossible de «

ne pas comprendre qu’elles sont susceplir ,

LA

bles de présenter de grands avantages , et que la question relative à leur utilité dOit ètre de nouveau soumise à l'autorité de l’ expérience.. *

+ La solidité des symphyses Que est telle que des efforts énormes, ou des chutes faites de lieux très-élevés peuvent seuls les disjoindre. Un des os des îles est quelquefois alors t remonté sur le sacrum ; dans d’autres cas celui-ci est enfoncé et + rl du côté du bassin ; la symphysespubienne partage

fréquentinent la rupture des articulations

postérieures, et l'anneau pelvien est dis-

loqué dans toutes ses partiés.

Le: raccoureissement'du membre abdominal corres ondant , lors de l'ascension d’un des osides îles ; la saillie des parties posté-

rieures de ces af : et l'enfoncement du sa- crum dans'le cas où celui-ci est dirigé vers,

le bassin ; la mobilité anormale de ces parties’, les douleurs violentes sque le blessé rapporte aux articulations disjointes , tels sont les principaux signes des blessures de

ce genre.

Des contusions profondes, # : des ‘épanthements intérieurs considéräbles , la commotion ou là déchirure dela queue de cheval,

du rectum où de la vessie, constituent ka :

complications es re ordinaires de ces lésions.

* Elles se terminent presque tou) Jours par la mort des sujets, et les exemples de guérison que l’on possède sont fort rares.

Si le chirurgien peut, sans augmenter trop les, Tue. sans ajouter aux déchirures des tissus, sans avoir besoin d’employer des efforts trop considérables, rendre aux 0S “leursdispositions normales, il dort Lopé- . rer cette réduction, qui compensera incon- © testablement par Melues chances favorables ce que la situation du sujet a d’ailleurs ‘de grave. Mais il serait convenable d'y renoncer , malgré ses avantages y s’il fallait lacheter par des manœuvres susceptibles d'augmenter le désordre. local, et d’occa-

# *, sionner de «op vives souffrances. Après la " réduction, la compression exercée au moyen

- de bandages de corps, serrés autour de l’anneau pelvien, les antiphlopistiques, le repos bsolu, etles autres médications appropriées

aux complications à suronle, téls sont |

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