‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 259 sur 322 · LIV. VII. MALADIES DE L'APPAREIL DE IA LOCOMOTION · texte numérisé non relu

LIV. VII. MALADIES DE L'APPAREIL DE IA LOCOMOTION

adroïts, des porteurs attentifs, feront évi- … ter, avec les moyens les plus simples, tous les accidents résultant des inégalités du terrain ou de la nécessité de monter ou de descendre des escaliers, tandis que la com-.

plication des machines ne fait souvent qu’ajouter des chances d’oscillation , de dérangement ou de chute pour le blessé,

Le lit sur lequel, dans les fractures des membres inférieurs surtout, devra rester si longtemps couché le blessé, mérite une attention spéciale. Il doit être étroit , presque horizontal , ferme, et dépourvu aux pieds de traverse susceptible de gêner durant les pansements. Des sommiers de crin , ou bien encore des matelas élastiques doivent être préférés, pour leur composition, aux matelas ordinaires et aux lits de plumes. Ces derniers doivent toujours être proscrits. Dans quelques hôpitaux, une large planche placée entre deux matelas, donne au lit la consistance désirée, et s’oppose à l’affaissement de son milieu sous le poids du bassin; mais cette addition rend le coucher souvent trop dur, et -dès lors fatiguant ou insupportable.

On a senti la nécessité de pouvoir changer parfois le couchage des malades, et, pour cela, divers lits mécaniques ont été imaginés, Des cadres mobiles , garnis de sangles, composés d'une seule pièce, comme celui de Daujon, ou brisés, comme celui de Earle , destinés à recevoir le blessé , et qui, à l’aide de poulies, peuvent être soulevés sur les colonnes du lit principal , constituent la base de ces appareils. Soulévé par ce mécanisme , le blessé abandonne sa couche, qu’il est facile de renouveler, Mais, quelque grande que paraisse, au premier abord, lPutilité de ces lits mécaniques , la chirurgie n’en fait que rarement usage, soit parce qu'il est difficile de se les procurer dans tous les lieux, soit parce que le transport du blessé d’un lit à l’autre ne présente pas d’insurmontables difficultés. Une corde descendant du plafond , et terminée par un bâton transversal, est d’un grand secoursau blessé, à qui elle fournit un point d’appui pour se soulever et changer lésèrement de position.

Avant de procéder à la réduction des fractures, spécialement de celles des mem-

Page 1