CHAPITRE V. MALADIES DES
delettes placée au-dessus d’elles. A la jambe,
ces bandes de carton doivent étre assez lon-
gués pour se reployer sous la face plantaire du pied , et y former une sorte d’étrier s0lidé. Le chirurgien belge prétend réndre ainsi les appareils à fractures assez résistants, et assez légers en même temps, pour que les malades puissent, non-seulement exécuter des mouvements dans leur lit, mais se lever et marcher à l’aide de béquilles, en soutenant le pied sur une bretelle qui descend du cou jusqu’au bas du membre.
Dans la méthode de pansément par l’appareil inamovible, les plaies compliquant les fractures, après avoir été débridées , s’il en est besoin, débarrassées des corps étrangers ou des esquilles qu'elles peuvent recéler, desséchées par l’abstersion du sang dont il importe de tarir l'écoulement; ces plaies , dis-je, dont on rapproche les bords, doivent être recouvertes de substances susceptibles deles préserver du contact de l'air. M. Larrey applique sur elles un linge fenêtré et un large plumasseau, chargés d’une couche épaisse d’onguent storax.lJ’aisouvent employé ce topique, et lui ai d’autres fois substitué, sans inconvénient, plusieurs morceaux superposés , et de plus en plus larges, de sparadrap de diachylon. Lorsqu’elles ont été ainsi abritées, le bandage imbibé du liquide solidifiable est'appliqué à la manière ordinaire, et laissé en place pendant cinquante à soixante ou quatre-vingts jours. À moins qu’une excessive suppuration , le développement de quantités considérables de vers , de douleurs très-iñtenses , de fièvre, d’agitation et d’autres accidents graves, ne surviennent et ne fassent redouter des désordres profonds, rien ne doit faire lever plus tôt l'appareil. |
La dissolution d’albumine sprésente-l'avantage de se solidifier promptement par l’'évaporation de l’eau qui lui sert de base ; mais il n’est pas toujours possible, à l'armée surtout , de se la‘procurer. La fécule ou lamidon se prête mieux aux approvisionneients de guerre et,au transporten campaoñe; mais les appareils qu’elle agglutine se Re écbent lentement , quelquefois moisiséent, s'appliquent avec une diflic té que le
n , L 2 Ÿ: sd 4 défaut d'habitude me fait peut-être exagé-
| Boyer , et d’autre
snue au moyen d’attelles solides 4 DER Le , vd Pr S 2. Lieu
ARE di rer, mais qui. m'a semblé assez grande :
Li Le ; RE, de” WE 2 8 Tv 4 enfin, il est difficile de les lever, su rtout si, pour donner au liquide quelque propriété résolutive , on y a ajouté du sous-acétate de
plomb liquide ; car cette su tance rend les
« Er : EN compresses imperméablés, et dès lors presque impossibles à détacher. VA
Quant au plâtre et au sable, ils ne sauraient constituer que des procédés exceptionnels, dont un A à essayer l'usage , mais qu’on ne fera jamais entrer dans le domaine général de la pratique. .
Dans la plupart des méthodes indiquées précédemment, le chirurgien,doit apporter une attention spéciale à combattre le raccourcissement que tendent à subir les membres fracturés. Là cause la plus. active de ce raccourcissement , consiste dans l’action musculaire : divers moyens lui ont été opposés. 4 À
Et d’abord, faisons remarquer que le raccourcissement dont il s'agit n’a presque jamais lieu au bras, ou à lavant-bras, à raison, soit de la faiblesse des muscles de ces membres, soit de la manière de placer ceux-ci, soit enfin de cette circonstance que * le blessé pouvant se lever, le poids de leur partie inférieure contre-balance suflisamment l’action musculaire. Le raccourcissement est également impossible lorsqu'un des deux'os qui composent une région est seul brisé , l’autre lui servant d’attelle ou de support. Ce sont done, .en définitive , les fractures complètes dela jambe, celles
de la cuisse, et surtout celles du col du fémur , qui font spécialement naître l’indication de combattre l’action des muscles qui tendent à faire chevaucher les fragments des 05. UN 27 Les membrés étantétendus dans leur rectitude normale, leur longueur atété mainte-
long de leur côté externes et recevant à leurs
extrémités des liens, agissant en hautssur
le pli de la cuisse, en bas sur la jambe etle
cou-de-pied. L'attelle de Desault, celle d ”
ver astruites sur le même £ Q + RE ‘Se éd plan agissent de inière. 2 * D'autres personhes ont imaginé de rete-
nr, d'une part, le bassin au mgyen dd € ] : 2
‘que les i8Sbs sont plus tendres et blus-irri. L e uissu : p es et plasirri
ceinture garnie de sous-cuisses , de laquelle
monteraient des courroies allant se hisser à la tête du lit du blessé , et de l’autre , d’ap- Pliquer au pied un lien, à l'extrémité duquel pendraït un poids, destiné à rendre l’extension continue. M. Seutin propose l’emploi de ce moyen jusqu’à ce que la dessiccation de son appareil le rende inutile, dans Jes fracturés obliques du fémur.
Poit , imité en cela par la plupart des chirurgiens"les plus habiles, a pensé qu’en annihilant la puissance musculaire, on s'éparonerait la nécessité de la combattre , et Que, par là, le traitement des fractures sérait rendu plus simple, plus sûr et plus facile. La situation demi-fléchie a dès lors été érigée en méthode générale.
Seulement, Pott voulait que, pour les membres abdominaux , les sujets fussent couchés sur le côté malade, le membre fracturé reposant contre le lit, par sa face externe, Mais cette situation est incommode, difficile à supporter, surtout par les femmes, et expose à des difformités latérales, dans les fractures de la cuisse, et même ‘dans celles de la jambe. On lui a donc substitué le coucher en supination, avec l’attention de soulever le membre, de manière, à ce que, pour les fractures de la jambe , la Cuisse soit rendue presque verticale, et Ja jambe horizontalement étendue, reposant par sa face postérieure sur des coussins épais. Pour les fractures du fémur et de son col, on fléchit le membre sur un double plan incliné, dont le point le plus saillant répond au jarret, et dont les deux parties s’écartent par une pente opposée, du côté du bassin’, ét vers le talon.
"Entre ces deux modes généraux d'agir, savoir, l'extension opérée et soutenue de vive force, et la situation relàchée ou demi-
ie, les chirurgiens sont encore parta-
ch g s ; non pour la jambe’, dont Ja position”
L PCR Q Et # 4 #2 si
hié ést fäcile à Ôbtenir , mais pour.la cuisse. Dans cette dernière partie , l’extensiôn continue et forcée ne peut guère être | Me ou 0 0 à A Var , & ‘6btenuesans occasionner quelques douleurs, sans ex] les parties sur lesquelles pres-
carres , d'autant plus faciles à se produire,
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