CHAPITRE VI. AMPUTATION DES MEMBRES
suffisant, de la lumière artificielle s’il en est besoin. |
L'appareil de pansement, préparé à part, doit se composer des moyens de réunir les plaies, savoir : d’emplâtres agglutinatifs, de fils cirés, d’aiguilles à suture; puis de linge fenètré enduit de cérat, de charpie en plumasseaux, de compresses de formes et grandeurs variées , et enfin de bandages appropriés au volume des parties.
Les aides doivent, en général, être au nombre de quatre pour les amputations dans la continuité des membres, et de trois pour les autres.
De ces aides, celui qui est chargé de la compression, ou de la surveillance des moyens compressifs, doit être calme, vigoureux , et attentif à suivre les mouvements que la douleur peut provoquer , afin de ne pas laisser échapper les vaisseaux.
Après avoir constaté la situation de l'artère, et s'être assuré de la direction ainsi que du degré de force que doit recevoir son action, cet aide doit rester inactif, jusqu’à ce que le chirurgien l’avertisse de comprimer définitivement. En usant ses forces avant la section des muscles et des vaisseaux, il se fatisguerait sans utilité, et pourrait, si . quelque accident survenait , se trouver sans possibilité d'agir , alors que son concours deviendrait le plus nécessaire (1). C’est moins, au surplus, la force que la justesse et la bonne direction de la compression, qui sont alors nécessaires.
Le second aide, dont la mission est de relever les chairs, se place en dehors du membre. Il doit, avec ses deux mains, tirer la peau, perpendiculairement à la direction de l’incision première, puis s'emparer des tissus à mesure que le chirurgien les divise, de manière à découvrir toujours les parties plus profondes et à les présenter dans la disposition la plus favorable aux sections nouvelles.
Le troisième aide, à qui, dans les amputations pratiquées au milieu des os, la par-