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D A EE

(1) Dans une amputation de jambe, durant laquelle je comprimais l'artère crurale, les vaisseaux, qui étaient osifiés, né purent être saisis ct liés à la manière ordi-

tie inférieure du membre ‘est confiée , doit la soutenir dans la situation que le chirurgien lui à donnée , sans l’abaisser ou l’élever, de manière à éviter, d’une part, l'éclat du tissu osseux, vers la fin de la section faite par la scie, et, de l’autre l'arrêt de celle-ci entre les deux pièces, rapprochées sur la voie qu’elle parcourt.

Cet aide est, lors de la plupart des amputations pratiquées dans la contiguité des membres, remplacé par le chirurgien luimême , qui s'empare de la partie à retrancher, la soutient, et la dirige , selon le besoin, avec la main gauche, tandis que de la droite il fait agir les instruments.

Enfin, le quatrième aide a pour fonction de présenter les instruments dans l’ordre suivant lequel ils doivent être employés, et de retirer ceux dont le chirurgien n’a plus besoin.

Pour les membres à un seul os, comme la cuisse et le bras, le chirurgien doit, en général, être placé au côté externe de la partie à retrancher; il occupe le côté interne, au contraire, lors de la division des membres à deux os, comme l’avant-bras et la jambe.

On a fait observer, toutefois, qu’il serait plus utile que la main gauche du chirurgien fût toujours dirigée vers le tronc du malade, de manière à pouvoir contribuer avec l’aide chargé de la rétraction des chairs, à relever celles-ci. Suivant ce système, la position du chirurgien serait en dehors pour les deux membres droits, et en dedans pour ceux du côté gauche. Dans ce cas encore, afin de ne pas amonceler trois personnes, du même côté, sur une longueur de membre peu considérable , l’aide chargé de la rétraction des chairs, ou de la compression des vaisseaux , se placerait quelquefois au côté opposé à celui que le chirurgien occupe. |

Dans les amputations articulaires, ce dernier se place généralement en dehors ou en avant de la Jointure.

naire. I] fallut aller chercher dans la collection des instruments plusieurs aiguilles courbes, et la compression dut être prolongée pendant un,quart d'heure environ.

Les amputations, ainsi que je lai déjà fait pressentir, peuvent être exécutées dans la continuité des membres ou dans les articulations ; et à chacune de cés principales

divisions se rapportent plusieurs méthodes,

dont il importe d'étudier le mécanisme et d'apprécier les avantages ou les inconvénients. |

Lorsqu'il opère sur la continuité, le chirurgien peut choisir entre les amputations circulaires et les amputations à lambeaux.

Les anciens coupaient d’un seul trait, et quelquefois avec un couteau rougi au feu, ou avec une lame tranchante qu’ils laissaient tomber sur le membre, toutes les parties quiscomposent celui-ci. J.-L. Petit , en France , et Cheselden, en Angleterre, substituërent à ces procédés barbares celui de couper, d’abord la peau, et ensuite les muscles , afin de conserver une plus grande étendue de la première ; mais cette manière d'agir ne prévenait point encore sûrement la saillie de l’os après l’opération. Louis prescrivit, afin d'atteindre ce but, de couper d’un même trait la peau et les muscles superficiels, puis ; favorisant la rétraction de ces derniers, de diviser, d’un second coup, au niveau de leur masse relevée, lés muscles profonds , jusqu’à l'os. Valentin crut mieux faire encore, en donnant au membre des situations telles que ses muscles fussent successivement tendus à l'instant où ils sont divisés. Ainsi, il faisait porter la cuisse, par exemple, en dehors pendant qu’il coupait les chairs internes; en avant, lorsque le couteau agissait sur la partie postérieure du membre ; enfin, en dedans et ensuite en arrière , durant la section des muscles externes et antérieurs. Ce procédé n’a jamais été adopté. Celui d’Alanson , plus méthodique, consistait, après avoir coupé circulairement la peau, à tenir, en divisant les muscles, le tranchant du couteau tellement incliné vers la partie supérieure du membre, que celui-ci présentât une section oblique , de toutes parts dirigée vers le centre du moignon , où l'os devait se trouver. B. Bell, qui croyait cette manière de diviserles chairs difficile à exécuter, coupait d’abord la peau, puis les muscles jusqu’à l'os ; détachant ensuite les fibres implantées à cet organe, il

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