LIVRE VIT MALADIES DE L'APPAREIL DE LA LOCOMOTION
tient en coupant d’abord, soit les lambeaux ;; soit le contour de l’articulation, dans toute
son étendue , excepté sur le point où exis-\ tent les gros troncs artériels et veineux.
Puis, après avoir séparé les os, et le membre ne tenant plus que par les parties jusque-là, épargnées, il divise à leur tour ces parties, après lés avoir fait saisir par les doigts d’un. aide, qui comprime immédiatement les vaisseaux qu’elles renferment.
Comme pour les amputations dans la continuité des membres, on a signalé, pour celles qui nous occupent, une méthode mixte résultant de la combinaison des méthodes ovalaire et à lambeaux. Cette méthode nouvelle consisterait, après avoir fait la première section ovalaire accoutumée, à relever les tésuments sur toute la circonférence du membre, excepté sur le point où les vaisseaux correspondent, et à couper les tissus profonds plus bas sur ce point que sur les autres. Or, c’est de cette manière
que l’on procède généralement ; et si, au genou par exemple , on conserve, en opé-
rant ainsi, un peu plus de museles, du côté du jarret, cette particularité ne constitue pas une méthode, mais bien une modification opératoire de médiocre importance.
Des trois"méthodes suivant lesquelles les amputations articulaires peuvent être pratiquées , il n’en est aucune qui mérite constamment la préférence sur les autres.
Presque toutes comptent des succès, ont des partisans, ou sont spécialement applicables dans certains cas, et dès lors, parfois, préférables aux autres. Le chirurgien doit donc se les rendre familières au même desré, afin de pouvoir constamment remplir les indications que les dispositions spéciales des blessures ou des maladies peuvent faire naître.
Il est à remarquer, toutefois, que, consiles ampulambeaux uniques ou doubles
présentent les inconvénients des mêmes .
procédés appliqués à la continuité des membres ; que les amputations circulaires, plus
| régulières, plus faciles à réunir exactement,
et permettant de mieux mesurer la longueur
des tissus absolument nécessaires pour re- |
couvrir la plaie,
sont préférables ; enfin, |