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CHAPITRE VI. AMPUTATION DES MEMBRES

de savoir si la désarticulation a réussi :

personne n’en doute; mais bien de constater, d’une part, si elle a réussi mieux que ne dr fait généralement l’ablation de la ‘cuisse, et surtout si, après l'avoir supportée,

les sujets ont pu prendre, pour la station et

la marche ;/ un point d’appui solide sur les condyles arrondis du fémur. MM. Velpeau , Blandin et Baudens aflirment avoir obtenu ce résultat ; s’il était constant, il ferait mafidbrenten "pencher la balance: mais il est peut-être prudent d'attendre éde de avant de se décider, que Jexpérience, + larsement interrogée, ait répondu. 59

En supposant qu’on düt pratiquer toujours cette opération, au lieu de remonter à la cuisse, la méthode circulaire serait préférable à tous les autres procédés , lesquels ne constituent que des moyens exceptionnels , applicables seulement à certains cas de destedrti étendues autour de l’artienlation.

Quant à l'amputation dans les condÿles du fémur, que M. Baudens a une fois pratiquée avec succès , en ‘suivant le procédé décrit plus haut pour l’ablation fémorotibiale, l’analogie ne semble pas lui être favorable : elle laisse à découvert une surface osseuse considérable, que des téguments minces, et un tissu cellulaire dense et fibreux, paraissent peu propres à tapisser d’une manière convenable : l’'amputation au tiers inférieur du membre, doit , vraisemblablement, continuer à fournir des résultats plus avantageux, .

La description de l’amputation cireulaire dans la continuité des membres, et du mode de pansement qu'il convient d employer après l'avoir pratiquée, telle qu’elle est tracée dans les considérations générales , convient parfaitement à à la chisser Il est At : inutile dy revenir." "Qué PA

La même réflexion s'applique aux opéra-

tions à lambeaux , multiples « où simples ,

selon les procédés de Rava , deNermalle

ou de Verduin. Ils méritent d'autant moins

d’être décrits et discutés témouveau, qu'ils

n ‘appartiennent plus u ’à l'histoire de Vart. À peine concevail-0n, vers la fin lu siècle

dernier , la possibilité d'amputer la cuisse

dans son articulation avec le bassin : le vo-

lume du membre à emporter, le voisinage du tronc, l’étendue de la plaie résultant de

l’action des instruments, tout concourait à:

effrayer les chirurgiens ds plus intrépides.

Ce grand pas à été sfr et cette opération, suivie de quelque succés, n’arrêtera plus désormais, si grave qu'elle soit, bin les chirurgiens timorés.

M. Larrey , qui pratiqua le premier l'amputation dans l'articulation hazos -fémorale, sans que la gangrène ou la cause es rante eût détruit le plus grand nombre de parties molles, commence par inciser , en avant, les téguments, et par découvrir et lier l’artère crurale, immédiatement au- dessous de son passage au devant du pubis.

Plongeant ensuite son couteau, d’avant en arrière , de manière à contourner le fémur en dedans, il taille un lambeau interne, qu’un aide relève aussitôt, en appuyant ses doigts sur les orifices béants des artères. Le fémur , porté en dehors , est alors désarticulé, le ligament rond divisé, et le couteau étane parvenu au côté externe de la tête fémorale, le chirurgien termine l’opération, en formant le sé ie lambeau. Il procède immédiatement ensuite à la ligature des vaisseaux, qui fournissent du sang surpres- . que tous les points de la plaie. L

M. Lisfranc exécute cette opération de la , même manière que M. Larrey. Seulement,

” ilcommence par former le lambeau eme en plongeant le couteau d’avant en arrière, et en lui faisant contourner le. col du fémur en dehors, au-dessus du grand trochanter.

Les vaisseaux ouverts ad ce premier temps doivent être liés avant d’alier plus loin. Ensuite, portant l'instrument de nouveau dans

la plaie, et contournant le fémur en de-.

dans, il taille le lämbeaw opposé, ‘dans l'épaisseur duquel un aide comprime l’artère fémorale , ayant sa division Ce: sécond lamb au doit à à son tour être relevé, et des ligatur 5e sont appliquées sur les | Fr ARE ouverts à sa surface! L'opération est enfin terminée par la division des ligaments articulaires. Si

Délpech , au lieu des Abbé ris de M. Larrey, se bornait 2 àen tailler un seul , interne, assez long pour recouvrir toute la plaie. | Après avoir lié l'artère crurale, le profes-

arrière un couteau étroit,

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