LIVRE VII. MALADIES DE L'APPAREIL DE LA LOCOMOTION
terne semblable au premier. Après la section des chairs interosseuses et des os, à la manière accoutumée , les deux parties de la plaie doivent être réunies d’un côté à l’autre,
Frappée du mème discrédit que l’amputation dans l'articulation tibio-tarsienne ; malgré les arguments de Brasdor , et les éloges de J.-L. Petit, la désarticulation du genou était généralement abandonnée, lorsque MM. Blandin , Velpeau et quelques autres chirurgiens ont cherché à la faire revivre,
La jambe étant étendue sur la cuisse et maintenue par un aide, le chirurgien pratique, au-dessous de la rotule, une incision transversale, qu'il étend jusqu'auxligaments latéraux de l'articulation. La jambe étant ensuite fléchie, les ligaments croisés sont facilement coupés, et le couteau étant parvenu derrière le tibia, l'opération s’achève par la section d’un lambeau pris aux dépens des chairs du mollet, et assez long pour recouvrir toute la plaie.
Traverser d’abord, d’un côté à l’autre,
les chairs postérieures à l'articulation , un peu au-dessous de celle-ci, puis tailler le lambeau postérieur, et terminer l'opération par la section des parties articulaires et des téguments antérieurs ; tel est le procédé de M. Blandin, absolument inverse, dans ses temps successifs , du procédé de Hoin.
D'autres personnes, entre autres M.Smith, ont pratiqué, pour recouvrir les condyles du fémur, deux lambeaux, antérieur et postérieur, réunis sur la ligne médiane et d’a “ant en arrière. M, Rossi plaça un des lamhaux en dedans et l’autre en dehors , ce qui ne permettait de leur donner qu’une épaisseur itrès-peu considérable.
M. Cornuau et M. Velpeau préfèrent la méthode circulaire. La peau étant incisée circulairement, à trois ou quatre travers de doigt au-dessous de la rotule, le chirurgien la détache et la fait relever; puis il coupe le ligament rotulien, pénètre dans la ligne interarticulaire, divise les’. ligaments latéraux et croisés, en laissant les fibrocartilages semi-lunaires adhérents au tibia, et termine par la section des chairs de la région postérieure,
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La réunion est ensuite opérée d'avant en arrière. ‘ Placé au dehors , pour l’amputation du
membre droit, et en dedans pour celle du
membre gauche , M. Baudens pratique, dans le premier temps, une section ovalaire de la peau, de manière à en conserver cinq __ travers de doigt en avant, au- -dessous de la rotule, et trois seulement à la partie posté- rieure, dans l’espace poplité. Le tissu cutané étant relevé pagielements sous forme de manchette, jusqu'au bord inférieur de la rotule, après avoir été disséqué partout, excepté au jarret, où les liens celluleux qui l’unissent aux muscles doivent être respec- . tés, le chirurgien plonge le couteau entre les surfaces articulaires et coupe successi-
vement tous Îles ligaments jusqu’au ligament postérieur. Là , un’ aide engage ses doigts, de manière à comprimer l'artère poplitée, | tandis que le couteau rase la face posté- | rieure du tibia et du péroné, pour détacher les muscles de cette région, et les diviser au | niveau des téguments. La réunion doit être - faite d'avant en arrière, de telle sorte que la cicatrice corresponde au creux du jarret, et que l'extrémité du moignon repose sur
: la peau du genou. M. Baudens ajoute que le poids du corps est d'autant mieux sup-
… portéalors par la surfacearticulaire, qu'entre ” elle et les téguments, on sent un coussinet charnu, composé des muscles pris dans | l’espace poplité. Mais si la cicatrice est en arriète, au jarret ; si la peau du genou re-
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couvre les condyles, il faut que les muscles,
postéiieurs aient dépassé cette cicatrice et se soïènt allongés, pour venir se placer sous le moignon, et lui fournir un coussinet propre à supporter le poids du corps ; circon- .stance fort heureuse sans doute, mais sur laquelle on ne devrait pas, généralement , compter beaucoup. À
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IL ne peut s'agir de comparer l’amputa-
tion àu- genou à celle de la jambe dans la continuité , même avec désarticulation du péroné, et à la hauteur des tubérosités du tibia. ‘
Mais cette opération est- ele supérieure
à celle de la cuisse, pratiquée à la partie la plus inférieure de ce membre? Là, est la question. Pour la résoudre , il ne su pas
ÉLÉMENTS DE CHIMURGIS, T, Ji.