‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 42 sur 322 · HVREL. CHAPITRE JT. DES PRODUITS8DE L'INFLAMMATION · texte numérisé non relu

HVREL. CHAPITRE JT. DES PRODUITS8DE L'INFLAMMATION

ment porter le cautère actuel sur le milieu de la tumeur, y désorganiser la cause excitatrice de la phlogose, et provoquer dans les tissus voisins un mode plus salutaire d'inflammation. Le sujet est-il scorbutique ; a-t-il fait usage du seigle ergoté ? en même temps que l’on recouvre la partie enflammée de topiques appropriés àla nature des accidents dont elle est le siége, il faut revenir

à des aliments de meilleure nature. Si, dans

tous ces cas, le sujet est faible , le pouls petit et lent, le visage pâle et amaigri ; si aucun signe d'irritation gastro-intestinale ne se manifeste , on peut, sans hésiter, administrer à l’intérieur des toniques propres à relever, à soutenir les actions vitales. Dans les circonstances contraires, ces médicalions ne conviennent jamais. Enfin, lorsque la gangrène est le résultat d’un excès d'inflammation aiguë, c’est par les antiphlogistiques locaux et généraux qu'il faut, jusqu’au dernier moment, combattre les accidents qui tendent à la produire.

La gangrène est-elle déclarée aprés s’étre étendue plus ou moins loin, elle borne ses ravages; un cercle inflammatoire entoure les parties mortifiées. Celles-ci se détachent, tombent, et laissent à découvert une plaie vermeille qui tend à se cicatriser. Lorsque la maladie esi légère, le chirurgien peut abandonner ce travail à la nature, se bornant à seconder et à favoriser ses efforts par de bons aliments, par des pansements fréquemment réitérés. Il préviendra la résorption des matières putrides au moyen de scarifications, qui ouvrent une voie à l’écoulement des humeurs, de poudres d’écorce de chène ou de quinquina, qui les absorbent, de lotions avec les chlorures alcalins, qui les neutralisent. Des liqueurs stimulantes, telles que le vinet l'alcool camphrés,soutiennent et excitent l’action éliminatoire des chairs voisines. Enfin, les parties gangrenées superficielles et en partie détachées peuvent être emportées avec des ciseaux et des pinces, Jusque tout près des tissus vivants. Si la

| mortification comprend l'épaisseur entière | d’un membre, elle constitue le sphacèle, et

, r l'amputation au-dessus des parues gangrenées doit être exécutée au moment où le cer-

lammatoire a marqué les limites dumal,

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