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LIVRE 1. CHAPITRE Nil. DES PRODUITS DE L'INFLAMMATION

Le prenier, moyen, est le plus rapide ; le $econd, non moins sûr, est plus généralement éMployé, et CÉRVIUHE mieux lorsque la tumeür est volüumineuse, en ce qu'il prévient sûrement l’hémortagie. La ligature alors, composée où d’un fil tiré, où d’un fil de soie, doit ètre fortement serrée : en rar Bt les parties qu’elle embrasse, elle prive de noürriture le reste dé la tumeur, qui se flé-

|trit et tombe. Si une première ligature ne

suffisait pas pour produire cet effet, et

qu'elle laissät vivre le centre du Hetrédle aprés avoir circulairement ulcéré sa circonférence, il faudrait en appliquer üné autre par-déssus , ou continuer de serrer la première à mesure que les tissus qu'elle émbrasse diminuent de volume:

Continuant le travail désorganisateur dont elle est la soûrce , Haiti . devenue chronique, alière de plus en plüs les tissus, pervertit leur nütrition, et tantôt leur donne l'aspect et la texture des parties fibreuses, cartilagineuses, osseuses où muqueuses normales ; tantôt au contraire , les träns forme en Haliehes et en tissus nouveaux, plus ou moins denses, tels que les squirres, les

| caicers, les tissus mélaniques, tuberculeux,

céfrébriformes, etc. Caractérisé par une trame fibreuse, infiltrée d’un liquide séreux, le squirre, én se ramollissant, par la sécrétion de plus en plüs considérable

d’une matière pultacée, jauñâtre ou Plan-

che, qui l’envahit et détrüit son parenchyme, acquiert les caractères des tissus cancéreux et cérébriformes. Qu’une portion ou la totalité de la tumeur prenne en se transformant üune couleur noire, on lui donne le nom dé mélanose. Que l'organe soit comme infiltré de petites tumeurs, blänchâtres, enkystées, globuleuses, remplies de matière d’abord blanche conime diaphane et élastique, puis pultacée et presque calcaire, on dit qu'il est tuberculeux. Dans tous té cas, ces matières étrangères ausmentent de volünie sous l'influencé dé la phlogose qui a déterminé leur première fo HAL elles envahissent peu.à peu tout l'organe, et devenant elles-mémestüne cause nouvelle et puissante d’irritation , elles ÿ réproduisent, y! entretiennent un mouvement inflamma-

CEE

cä$iohne la mort en un temps assez court.

L'expérience n'a pas décidé encore jusqu'às quel point il faut que les transformations organiques ahormäles $oiéht arrivées pour cesser d'être susceptibles de résolution, et par conséquent de güérison complète sans, opération chirurgicale. Ce que l’on peut établir de plus positif, c'est que le fraitement antiphlogistique local et général doit être

éntrepris ét continué avec persévérance

toutes les fois que la constitution du sujet n’est point altérée, que la maladie ne semble pas encore près de se terminer par ulcération , où que celle-ci fait des progrès peu rapides , et n’a pas exercé d'influence manifeste et dangereuse sur les viscéres et la nütrition générale. La ciguë , ünie au calomélas, produit Souvent alors d'excellents effets ; et dans un grand nombre de Cas, on à vu des cancers déjà caractérisés céder à lèur influence , ainsi qu'aux saighées et aux applications emolliéntéé locales *. Mais lors- ‘ que ces moyens , aidés dés révulsifs externes, tels quelescautères établis au loin, etc. sont demeurés säns éuccès, et lorsque la maladie paräit au-dessus des ressources médicales, il faut procéder à l'extirpation dés tissus nouveaux. Cette opération pathologique ne doit être tentée toutefois que lorsque là vie n’ést pas déjà compromise par l'irritation sympathique des organes intérieurs et par uñe détérioration pholontlé de la conétilution ; car dans cès cas elle ne saurait réussir, et comprofmettrail l'art sans étre profitable du malade.

Afin d'emporter méthodiquement les tumeurs cancéreuses où autres , il faut 1° les découvrir au moyen d'üné division simple dés téguments, où, si elles sont volumineuses , pratiquer sur elles des incisions SR éATÉ en T ou en V, suivant la disposi-

tion des parties, mais toujours en ména-

ge Has

1 Le trâitement dont il s'agit, que j'ai employé sou- Vent, à l'exemple dé M. Gama, et que je mets encore journellement en usage avec succès consiste à unirl’extrait de ciguë dans la proportion de quatre parties contre une partie de calomélas. On fait des pilules d’un grain chäque. Le malade en prend d'abord une ati el süir , puis deux, puis trois ; augmentant chaque j pie d' une le + et d’une le soir. Vers le douzième jour, 1 m.

dés selles plus ou moins abondantes ou ün Got

|, geant le plus possible la peau ; 2° laisser sûr la tumeür et circonsérire avec soin , à

l’aide d’incisions elliptiques, les portions LÉ téguments qui sont altérées ou adhérentes à sa surface ; 3° disséquer ensuite le tissu cellulaire environnant à rands coups ; en ménageant les D Le nerfs, les tendons et toutés les parties importantes 544° si letissu cellulaire est lâche et mou, et que la maladie soit bien circonscrite, on peut : sub-

‘ stituer à la dissection la déchirure faite avec

le doigt, promené autour de «la production nosbtde : 5° lier les vaisseaux à mesure qu’on les divise ; 6° rechercher, après l'extirpation de la tfhett principale, si d’autres altérations semblables, ou quelques portions de là premièré , ne seraient pas réslées dans les pariies ; ; 7° nettoyer la plaie, achiever.la ligature dés vaisseatix, rapprocher les téguriéhté au moyen d’em plâtres CANAL et placer un appareil composé de plumasseaux enduits de cérat, décomprésses et d’un bandage approprié. Il faut procéder suivant les. mèmes regles. soit que l'on ait affaire à ün squirre, à un cancer, à une tumeur enkystée, à une loupe, ou enfin à des productions fonoueuses nées de la profondeur de nos parties. Dans ce dernier cas seulement , il importe presque toujours de désorganiser, avec le cautère actuel, les points d'où naissait la tumeur, afin dé prévenir sa récidive. Les opéralions les plus importantes de ce genre seront décrites plus loin en particulier, L’excès d’inflammation a souvent pour résultat la mort des parties qui en sont le siéoe : c'est ce que l’on nomme gangrène.

Lorsque les parties frappées de mort se râcornissent en devenant plus denses ét plus solides , on dit que la gangrèné est, séché : elle est appelée humide, au Contraire, quand les tissus sont infiltrés de liquides séreux, el que leur “mortification est accompagnée

cement d'affections dela bouche, et l'effet révulsif ou fondant se prononce. I! convierit älors d’insister, en suspendant ou, en reprenant le remèc e, selon l'intensité de lirritation bucca le où le nombrédes évactations alvines. Les bains, les Saignées localés , le ppliéations émollientés, le tèpôl et ui régime severe doivent être ajoutés à ce traitement, auquel, il est très-rare que les orchites chponintis et lesautres lésions des glandes résistent.

CA

de ramollissement., La cause la plus générale de Ja gangrène est la tropigrande vio-

lence.du mouvement inflammatoire, La faiblesse y dispose les sujets, parce que les tissus peu vivants et peu énergiques ne sauraient supporter, sans se désorganiser, une inflammation très-vive, L’altération du sang dans le scorbut est, par la même raison, une cau Ë prédisposante de la gangrène. La com- | Er, TS l'étranglement des tissus phlog0sés déterminent constamment leur mortification , lorsque l’art ne vient pas au secours de la nature. Enfin, certains principes pesti- Jlentiels ou vénéneux, tels que celui de la pustule maligne et du charbon, le venin de la vipère, le seigle ergoté, etc., déterminent des inflammations auxquelles la gangrène succède presque toujours.

C’est à l'influence de quelques-unesde ces causes sur la marche et les effets de l’inflammation qu’il faut attribuer les phlesmasies appelées gangréneuses par les auteurs. Ce qu’un nososraphe moderne a dit, à ce sujet, "soit de l'équilibre rompu entre les forces gé. nérales et les forces locales, soit des effets que produit la trop grande intensité de la phlogose locale comparés à ceux de la réaction générale, est entièrement hypothétique ; les conséquences que l'on voudrait déduire de ces principes doivent être considérées comme les résultats du jeu d’une imagination facile à se laisser entraîner, et seraient d’une application dangereuse dans la pratique.

Tout ce que le praticien doit faire, afin de prévenir ou de borner la gangrène dans les inflammations, consiste, d’une part, à diminuer la violence de celles-ci, del’autre à combattre les causes locales ou éloignées qui tendent àla provoquer ou à l’étendre.Ainsi, dans les furoncles et les anthrax, des incisions largement et profondément pratiquées arréteront sûrement les ravages de la maladie,

Dans le charbon et la pustule maligne, ca-

ractérisés par une tumeur dure, brûlante, d'une couleur brunûtre, recouverte à son centre de phlyctènes remplies dessérosité citrine, et bientôt couronnée-par une escarre grisätre ou noirâtre dont la circonférence: s'étend au loin dans ces maladies terribles par leurs ravages, il faut prompté-

| cle

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