‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 115 sur 170 · I. En incisant l’iris · texte numérisé non relu

I. En incisant l’iris

Procédé de Cheselden,

de Sharp ,

de M. Adams,

5l6 L. VI. CH. I. MALADIES DE l’aPPAREÎL SENSITIF.

plication n’avait existé. Enfin, dans tous les cas, il est nécessaire, en même temps que-l’on ouvre une pupille anormale, de déprimer le cristallin et sa membrane. Si ces parties sont opaques, en effets leur déplacement est indispensable ; si elles sont encore transparentes , il est probable que, blessées parles inslrumens, ou participant à l’inflammation de l’iris, leur opacité consécutive rendra indispensable l’opération de la cataracte.

Le malade étant assis vis-à-vis d’une fenêtre bien éclairée , sans que la lumière en soit trop vive , sa tête est maintenue contre la poitrine d’un aide, qui, en même temps , relève la paupière supérieure , l’autre est abaissée par le chirurgien. Cheselden, à qui l’on doit la première opération de pupille artificielle, saisissait alors de la main droite, s’il opérait sur l’œil gauche, et réciproquement, un petit couteau qu’il enfonçait dans l’œil, derrière la cornée , à l’endroit où l’on introduit l’aiguille pour déprimer la cataracte. Le tranchant du couteau était dirigé en avant; et quand sa pointe était parvenue vers l’angle interne de l’œil, ce praticien l’appliquait -à la face postérieure de i’iris, qu i! incisait en travers en retirant l’instrument. Sharp, au contraire, tournait en arrière le tranchant du couteau , et , après avoir traversé la sclérotique , perforait aussi l’iris qu’il incisait de l’angle externe vers l’interne , et de sa face antérieure vers la postérieure. Ce procédé était tombé dans l’oubli lorsque M. Adams le reproduisit. Cet oculiste veut que l’on maintienne écartées les lèvres de la plaie de l’iris , en plaçant entre elles les débris du cristallin et de sa membrane ; mais ces corps étrangers gêneraient la vision pendant tout Iç temps qu’ils resteraient en place, etrabsorption les fah

LESIONS DU GLOBE DE l’oEIL. 5 1 7

sant dîspnraître, la plaie, abandonnée h elle-même, pourrait ensuite se réunir sans obstacle. Janin ouvrait la cornée avec le couteau de Wenzel, comme dans l’opération de la cataracte, puis avec de très petits ciseaux, dont une des branches avait une pointe très aiguë, et qu’il introduisait dans l’iris , il divisait cette membrane verticalement dans l’étendue de quelques lignes. Ces incisions sont toutes susceptibles de se fermer ; et dans le plus grand nombre des cas , les pupilles anormales qu’elles constituaient se sont effacées en un temps assez court. M. Maunoir luimême ne paraît pas avoir été beaucoup plus heureux, quoique, faisant usage du même procédé que Janin, il ait établi le précepte de diviser l’iris perpendiculairement à la direction des fibres qu’il croit exister à chacune des circonférences de cette membrane. Il a modifié ensuite ce procédé.

Wenzel , après avoir ouvert la cornée comme Janin , allait avec des pinces saisir le milieu de Tiris , l’attirait légèrement vers lui, et en retranchait un lambeau avec des ciseaux courbes sur le plat. La nécessité de faire une perte de substance, afin d’assurer la permanence de la nouvelle pupille que l’on pratique, fut généralement sentie. M. Beer , après avoir attiré l’iris avec un petit crochet, introduit à travers la cornée, emporte la portion déplacée. M. Gipson conseille de déterminer, après avoir fait une ponction à la cornée, la formation d’une procidence de l’iris, et de resciser la tumeur formée par celte membrane. A cette méthode se rattache le second procédé de M. Maunoir. Ce chirurgien , après avoir incisé la cornée, porte jusque sur l’iris dcsciseanx courbes déliés , dont une des branches est aiguë , tandis que

de laniü^

de M. Maunoir,

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