C. Incision de cette
5l4 li. VI. CH, I. MALADIES DE l’aPPAREIL SENSITIF.
l5 Staphylôme.
Ses différences :
chez les enfaus ,
chez les adultes.
Traitement.
A. Antiphlogistiques.
B. Excision du sommet de la tumeur.
Procédés
ordinaires.
Procédé
de
M. Demours.
de Richter; il esl même toujours possible de commencer par cette opération.
On donne le nom de staphylôme à la saillie trop considérable de la cornée transparente , qui , sans que les autres*parlies de l’œil aient augmenté de volume, proémine en avant et écarte les paupières. Cette lésion peut affecter toute la cornée ou l’une de ses parties ; on l’a vue avoir son siège à la sclérotique. Chez les jeunes enfans , la cornée, rendue saillante, est épaissie et devenue pulpeuse ; il n’y a pas d’augmentation dans la cavité de l’humeur aqueuse; chez les adultes, au contraire la cornée est dilatée, amincie, et forme en arrière une sorte de cône creux dans lequel s’avancent l’humeur aqueuse, l’iris et quelquefois le cristallin.
Si la tumeur est peu considérable et récente , il faut lui opposer les antiphlogistiques et les révulsifs. Dans les cas plus graves où elle a occasioné des inflammations profondes et la désorganisation de la cornée, on doit , si les accidens persistent, vider l’œil. Le procédé le plus simple consiste alors à traverser horizontalement la tumeur avec un couteau à cataracte; le lambeau inférieur étant détaché, on le saisit avec des pinces et on l’excise /au moyen de ciseaux fins et courbés sur le plat. L’œil alors se réduit à un moignon peu considérable, mobile et qui supporte fort bien un œil d’émail. M. Demours a ! substitué au couteau à cataracte, pour l’excision du sta- i phylôme et de la cornée, une sorte d’anneau, qu’il ap- i plîqne sur l’œil , et devant lequel passe rapidement une i lame tranchante, mue par un ressort, et qui emporte toute j la partie saillante de la tumeur. Ce procédé n’a contre i lui que l’instrument compliqué dont il exige l’emploi.
LÉSIONS DU GLOBE DE l’oEIL. 5i5
L’iris , engagée par sa petite circonférence à travers une ouverture de la cornée*, se présente sous la forme d’une tumeur noirâtre, douloureuse au contact de l’air ainsi qu’au froissement des paupières, et qui entretient dans l’œil une ophthalmie habituelle. La pupille est d’autant plus déformée, que l’ouverture est placée plus près de la circonférence de la cornée et qu’une portion plus considérable de l’iris est déplacée. Il faut , dans ces cas, combattre d’abord l’irritation et la phlogose de l’œil. Ce traitement suffit quelquefois pour guérir la maladie. Mais lorsque la tumeur persiste et qu’elle seule entretient les accidens, il convient de la cautériser avec le nitrate d’argent fondu. Cette opération doit être réitérée jusqu’à ce que la saillie de l’iris ayant disparu , la maladie soit réduite à l’état d’un simple ulcère de la cornée.
L’opacité du centre de cette membrane, l’occlusion de la pupille normale, la disparition de cette ouverture à la suite des hernies de l’iris ou de ses adhérences h la cornée, telles sont les circonstances principales qui réclament la formation de la pupille artificielle. Cette opération consiste toujours dans l’établissement d’une ouverture anormale à l’iris.
Lorsque la cornée est opaque dans une partie de soh étendue, c’est sur le point devenu imperméable qu’il est le plus avantageux de la diviser, afin que la cicatrice ne vienne pas rétrécir encore sa partie transparente, au devant de laquelle on ouvre l’iris. Les adhérences de cette membrane à la cornée ou à la capsule cristalline doivent être d’abord déiruites: on examine ensuite comment se comporte la pupille normale; et si l’on croit devoir en ouvrir une autre, il faut y procéder comme si aucune com-
l6 Hernie, ou procidence de l’iriS',
Traileraent.
Cautérisation de la tumeur.
17O Circonstances gui exigent la formation d’une pupille anormale.
Règles générales sur
cette opération.
Procédé
opératoire.