‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 117 sur 170 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LISSIONS DE l’oBEILLE.

lO Plaies du pavillon de

Pareille.

2® Compression de

cette partie.

5° Imperforalion du conduit au liiif eœterne ,

A.fàt

une membrane anormale.

B. par la mntuelle applicaiion de ses paroi.s ,

Le pavillon rîe l’oreille, formé par un fibro - cartilage dont les mouveraens vitaux sont peu actifs, est une des parties que l'on a dit avoir vues se réunir après leur ablation complète. Toutes les fois qu’un appareil doit être appliqué sur cet organe, il faut, en plaçant de la charpie entre lui et la tête, prévenir sa trop forte compression. Les bandages les plus simples deviennent bientôt insup-' portables lorsqu’on néglige ce précepte.

Les enfans naissent quelquefois avec le conduit auditif externe imperforé. Lorsque î’orihce de c.e canal est fermé par une membrEne anormale, if faut porter sur elle un bistouri, l’inciser crucialcment, emporter ses lambeaux^ et maintenirla plaie béante, au moyen de mèches de charpie placées entre ses bords. La cloison dont il s’agit peut être située plus profondément. Il convient alors de l’ouvrir, soit au moyen d’un bistouri aigu, dont la lame est entourée de linge jusque près de sa jiointe, soit à l’aide de nitrate d’argent, dont on réitère l’application jusqu’à ce que l’on ait fait une perforation assez large.

Le tragus, l’antitragus et l’anthélix, sont, chez certains sujets, tellement rapprochés qu’ils ferment i’orihce du conduit externe de l’oreille. Dans ce cas, il est indispensable, si l’on ne peut les mainlenir écartés, d’excise

LÉSIONS DE l'oreille* 555

les éminences dont il s’agit. Les corps dilatans portés dans l’oreille sont utiles contre la tuméfaction et le rapprochement des parties molles du conduit auditif. 11 faut y joindre les fumigations émollientes, les topicpies relâchans, et même les saignées locales, afin de remédier à l’irritation chronique qui est, chez les adultes, la cause ordinaire de cette affection. Une canule d’argent ou d’or, à parois minces, et évasée à sa partie externe, ou le petit cornet acoustique de M. Larrey, ont suffi plusieurs fois pour dissiper la surdité ou la dureté de l’ouïe qui résultaient de l’incommodité qui nous occupe.

La maladie est incurable toutes les fois qu’elle dépend c. par

, , , . , . , , . la Don-exislence

de la réunion plus ou moins complète des parois osseuses du canal

du conduit auditif.

Le cérumen s’accumule et se durcît quelquefois dans corp^ urau^ert

le conduit auditif externe, au point d’y former une concrétion solide qui, interceptant le passage des sons, occasione une surdité plus ou moins complète. 11 faut dans ces cas exposer l’oreille à une vive lumière, tirer en haut son pavillon, afin de redresser le canal, et s’assurer de la présence de la masse étrangère. Celle-ci doit ensuite être ramollie avec de l’huile ou de l’eau de savon tiède, et extraite au moyen d’une curette. Lorsque de petits animaux pénètrent dans l’oreille, on peut, ou les retirer avec des pinces, ou les enchevêtrer dans une mèche de coton ou de laine, ou les engîumer avec de la térébenthine, ou enfin les faire périr au moyen de l’huile ou du mercure versés et maintenus pendant quelque temps dans le conduit qu’ils irritent. Les corps inertes introduits dans le canal auditif doivent être également retirés, soit avec les pinces, lorsqu’ils sont petits, longs,

introauiis ou formés dans l’oreille.

A. Amas de cérumen. /

B. Insectes qui ont pénétré dans

]e conduit auditif.

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