LKSIONS DES MUSCLES ET DE LEURS DEPENDANCES
Caractérisées par une douleur subite, violente, et quelquefois un sentiment de déchirure intérieure, les ruptures musculaires sont toujours des lésions graves, qu’une vive inflammation suit promptement, et qui réclament l’emploi des saignées générales et locales, des applications émollientes, du repos le plus complet, la partie blessée étant relâchée; enfin d’une compression douce et égale, propre à prévenir et à borner l’engorgement qui doit survenir.
Admises par Pouleau, et ensuite paf plusieurs autres praticiens, les luxations des muscles semblent imposr
DÎTision de ce ÜTie,
1° Rupture des muscles.
2® Déplacemens
de
ce» organes.
J30 Tétanos.
4° Rétractions pusculaires.
Torticolis.
Section des muscles rétractés en travers.
Section
transversale
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sibles. Si elles existaient, elles céderaient aisément au relâchement des parties, et à des pressions bien dirigées exercées sur elles.
Bien que le tétanos soit le résultat d’une irritation nerveuse, comme il se manifeste par la contraction permanente des muscles, il doit en être ici question. Considéré comme un accident des plaies, le tétanos peut être
prévenu par des pansemens doux, méthodiques, et par la rigoureuse exécution des préceptes de Thygiène chez les blessés. Les narcotiques à hautes doses, les saignées très abondantes, et plusieurs moyens du même genre lui sont opposés quelquefois avec succès.
Les muscles sont susceptibles d’un degré d’irritation assez obscur, qui détermine en eux une contraction habituelle, permanente et involontaire. L’organe rétracté forme sous les tégumens une corde tendue, quelquefois douloureuse , qui attire et fixe les parties dans une situation vicieuse. Le torticolis dépend souvent de cette cause. Lorsque la rétraction ne cède pas aux applications émollientes et narcotiques, aux saignées locales, à des mouvemens convenables, et que le muscle semble avoir perdu la propriété de s’alonger, il faut inciser longitudinalement la peau sur sa partie moyenne, glisser sous lui une sonde cannelée, et le couper en travers avec le bistouri. La plaie, réunie ensuite par première intention, se cica* Irise facilement ; mais il faut, pendant toute la durée de ce travail, maintenir la partie dans la situation qu’elle doit avoir, afin de prévenir l’agglutination immédiate des deux extrémités du muscle.
Dans quelques variétés des pieds-bots, M. Delpech a vu le tendon d’Achille, privé de développement, maintenir
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seul le pied redressé, renversé sur la face postérieure de la jambe. Il imagina alors d'inciser longitudinalement la peau sur cet organe, puis de le couper en^ travers avec le bistouri. Le pied étant maintenu droit, une substance intermédiaire s’est formée entre les deux bouts du tendon, et le sujet a repris l’exercice de son membre.
Les ruptures tendineuses, toujours produites par les effbrls violens des muscles, sont faciles à reconnaître à la douleur qui les accompagne, à l'impossibilité que le sujet éprouve de porter le membre dans le sens du tendon déchiré, à la dépression que l’on sent à l’endroit de la blessure, lorsque l’organe affecté est volumineux et superficiel. Rapprocher les deux extrémités du tendon rompu, et les maintenir solidement en contact, telle est l’indication qu’il faut remplir. C’est ainsi qu’agit le ban* dage de J.-L. Petit, dans la rupture du tendond’Achille ou du calcanéum. Ce bandage consiste en une pantoufle, du talon de laquelle part une forle courroie que l’on passe, en arrière, dans une boucle, fixée elle -même à une piècé de cuir qui embrasse le genou ainsi que la partie supérieure de la jambe. Le bandage unissant des plaies en travers peut remplacer cet appareil. C’est à lui, et surtout à la situation du membre qu’il faut recourir dans les ruptures du tendon des muscles extenseurs de la jambe, de la rotule ou du ligament de cet os, ainsi que dans celles de l’olécrane, ou du tendon du triceps brachial. Lorsque les fractures de la rotule peuvent être maintenues assez long -temps dans un contact parfait, elles se réunissent au moyen d’un cal osseux et solide comme celles des autres os, ainsi que j’ai eu l’occasion de le constater.
du tendon d’Achille.
50 Rupture des tendons ,
du tendon d’ Achille ,
de la rotuleg \
de l’olécrane.
[Traitement.
Topiques
résolutifs.
Ecrasement.
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Produits par i’hydropisie des gaines membraneuses ou des sacs synoviaux qui entourent les tendons, et se rencontrent dans toutes les parties où des glissemens étendus s’opèrent, les ganglions sont faciles à reconnaître à leur situation, à leur indolence, à leur mobilité, à l’exacte circonscription des tumeurs qu’ils forment. On en a observé autour du poignet, sur le trajet des tendons extenseurs et fléchisseurs des doigts, au pied, au genou, au coude, et à plusieurs autres parties du corps. Ils sont le résultat de l’irritation des membranes synoviales tendineuses. On les voit succéder aux entorses, aux tiraille mens des tendons. M. S. Gooper dit qu’ils sont fréquens, à Londres, chez les hommes qui frottent les appartemens ; j’en ai observé un placé sur le tendon du muscle extenseur du pouce droit, qui était le résultat de la fatigue occasionée par le jeu continuel de la guitare. Ces tumeurs contiennent quelquefois un grand nombre de concrétions fibro-cartilagineuses, analogues à celles, que d’on nomme corps étrangers des articulations. Il ne faut pas confondre les ganglions avec les tumeurs formées par la hernie des capsules synoviales articulaires. Celles-ci sont immobiles, et disparaissent sous la pression, par la rentrée dans l’article du liquide qui remplit le kyste, ce que l’on n’observe pas dans les autres.
On a opposé aux ganglions les frictions mercurielles, les bains alcalins, l’huile d’origan, et plusieurs autres moyens aussi infidèles. Yoîci le traitement que j’ai adopté dans les diflerens cas. Si la tumeur est médiocre, indolente, ancienne, il faut l’écraser, ainsi qu’on l’a conseillé, soit avec les deux pouces réunis, soit au moyen d’un cachet de bureau garni de linge, le membre ma-
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lade étant solidement appuyé sur un meuble. Quelques résolutifs et une douce compression favorisent l’absorption du liquide épanché dans le tissu cellulaire , et l’adhérence mutuelle des parois du kyste. Lorsque le ganglion est récent, douloureux, qu’il succède à une /orte distension, ou à une fatigue excessive du tendon près duquel il est placé, le repos, quelques sangsues, et une compression permanente exercée par une plaque de plomb soutenue d’un bandage convenable, suffisent fréquemment pour le faire disparaître. L’incision ne convient que lorsque la tumeur est très volumineuse, et qu’elle renferme des concrétions étrangères. Alors sa cavité étant vidée, on place de la charpie au fond de la plaie, et l’on attend la cicatrisation de celle-ci. Il ne faut extirper les ganglions que si on ne peut les écraser, et si tous les autres moyens ont échoué. Une incision longitudinale ou cruciale permet alors de découvrir le kyste, qu’on emporte, sans l’ouvrir, après l’avoir isolé par la dissection. Les lèvres de la plaie sont ensuite immédiatement réunies. L’ouverture des ganglions expose toujours à des inflammations vives, étendues, et quelquefois très graves, qu’il faut s’attacher à prévenir et à com'battre par les moyens les plus actifs. Les caustiques et le séton, proposés pour ouvrir les tumeurs qui nous occupent, ne sont propres qu’à les irriter, et à les faire dégénérer en cancer.
Ilepo* , sangsues et
compiessious
directes.
Incision.
Estirpation,
Caustiques et séton.
jo luxations.
Elles sont incomplètes ou
complètes,
récentes
ou
anciennes ,
réductibles
ou
irréductibles ,
primitives
ou
spontanées.
Causes.
Signes.
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