‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 147 sur 170 · III. Amputation · texte numérisé non relu

III. Amputation

du bras.

642 h, vil, CH, IV. MALADIES DB l’aBP. LOCOMOTEUR.

IV* Amputation de

ravant-bias*

Les amputations circulaires doivent constamment être préférées aux amputations à lambeaux.

marche des instrumens, et disposer les incisions de manière à ce que les lambeaux soient situés, Fun en avant, et l’autre en arrière. Ce procédé est préférable à la formation de deux lambeaux latéraux qui seraient fort minces, et dans lesquels les muscles biceps, brachial antérieur et triceps brachial seraient échancrés à leur partie moyenne.

Pour amputer l’avant-bras à lambeaux, il faut plonger la pointe d’un couteau de dedans en dehors, au «devant du radius et du cubitus, un peu au-dessous du point où la scie doit être portée, et détacher un lambeau formé par la face palmaire du membre. L’instrument, enfoncé ensuite en arrière, sert à faire un lambeau postérieur semblable à l’autre ; après quoi les os doivent être isolés et sciés. La plaie est enfin réunie d’avant en arrière.

L’utilité de cette réunion des plaies, après les amputations, ne doit pas être aujourd’hui l’objet d’un doute, îl est cependant presque toujours impossible d’obtenir, et l’on ne doit pas même songer è opérer l’agglutination immédiate de leurs bords ; mais en rapprohant ceux“f.i, en diminuant par là l’étendue des surfaces suppurantes, on rend manifestement la guérison plus prompte elle séjour des opérés dans les hôpitaux moins long, ce qui est toujours d’une haute importance. Or, les amputations circulaires bien faites se prêtent aussi aisément que les amputations à lambeaux, aux réunions dont il s’agit; et comme elles sont plus simples, plus rapidement exécutées, moins douloureuses pour les malades , on leur donne généralement, et avec raison, la préférence.

Amputations dans la contiguïté des membres.

En désarticulant les diverses parties des membres, il faut constamment former des lambeaux propres à recouvrir la plaie et à se réunir facilement. Ces lambeaux , presque toujours au nombre de deux, et situés de chaque côté du plus grand diamètre de l’articulation que l’on se propose d’ouvrir, doivent être formés aux dépens des parties les plus épaisses et les plus charnues. On doit les tailler, autant que possible, d’un seul coup, en traversant les parties avec un couteau aigu, et en les détachant ensuite plus ou moins bas. Enfin, il est de la plus grande utilité que ces lambeaux soient disposés de telle sorte que la solution de continuité ait peu d’étendue, et que le pus qu’elle fournit trouve un écoulement facile.

Pour amputer les doigts dans leurs articulations interphalangiennes, il faut placer la main dans la pronation, la faire soutenir par un aide, qui, maintenant fléchis les doigts sains, tire en arrière la peau de celui sur lequel on va opérer, et qu’il présente en quelque sorte au chirurgien. Celui-ci saisit de la main gauche l’extrémité de l’organe à retrancher, la fléchit h angle droit, et avec un bistouri h lame longue et étroite, divise transversalement la partie postérieure de l’articulation. Les légumens et la capsule articulaire doivent être incisés du même trait. Ensuite, le bistouri étant porté à droite et h gauche, coupe les ligamens latéraux, puis, s’engageant entre les os, termine l’opération en taillant un lambeau palmaire propre à recouvrir toute la plaie.

Règles

générales.

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