I. Amputation dans
les articulations des phàlatiges des doigts.
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644 VII. CH. IV. MALADIES DE l’aPP. LOCOMOTEUR.
Procédés
de
M. Lisfranc,
du même pour conserver le mouvement à
la première phalange , après
l’amputation des autres.
M. Lisfranc pense que Ton peut être quelquefois obligé de commencer l’opération qui nous occupe par la face antérieure des doigts. Dans ce cas, la main doit être placée dans la supination et l’organe maintenu étendu avec le pouce de la main gauche qui appuie sur son extrémité, tandis que l’indicateur avance au-dessous de la jointure à ouvrir. Le bistouri, tenu à plat, est alors plongé, de droite à gauche, au-devant de l’articulation, sous le pli transversal qu’on y remarque, si l’on opère entre la première et la seconde phalange, et à une ligne plus bas lorsque l’on retranche seulement la troisième. On forme et l’on détache ensuite un lambeau palmaire qu’un aide relève; puis, ouvrant la partie antérieure de la capsule, et divisant les ligamens latéraux, on termine l’opération par la section des tissus poslérieurument situés. Cette opération est évidemment moins simple et moins rapide à exécuter que la précédente, sur laquelle ses résultats n’ont aucun avantage.
Observant qu’aucun tendon ne s’attache à la première phalange des doigts, et que souvent cette partie reste étendue et immobile après l’amputation du reste de l’organe, M. Lisfranc a imaginé de faire d’abord au-devant de cette phalange une incision longitudinale, afin de découvrir les tendons fléchisseurs et de les diviser en travers. Ces tendons contractent ensuite des adhérences avec la phalange devant laquelle ils passaient , et quand, après la cicatrisation de la plaie, on pratique l’amputation suivant le procédé ordinaire, celte partie du doigt jouit de la même mobilité que les autres organes. Suivant ce procédé, on pratique deux opérations ; le malade est exposé h l’inflammation toujours grave de la gaine des
tendons, et, en définitive, l’adhérence de ces organes à la première phalange s’opère aussi bien après l’amputation ordinaire que lorsqu’on les a préalablement découverts et divisés.
Pour amputer les doigts à leur base , il faut conserver deux lambeaux latéraux. L’aide qui soutient la main dans la pronalion doit tirer les tégumens en arrière : quelques personnes alors plongent la pointe du bistouri sur le milieu de la jointure, et la glissant de côté, la font sortir au point opposé de la face palmaire de l’organe. Portant ensuite l’instrument le long de la phalange, ils y forment un premier lambeau que l’aide relève. Reportée dans l’angle supérieur de la plaie, le bistouri sert à tailler du côté opposé un second lambeau semblable au premier. Alors l’articulation étant découverte il devient facile de diviser tous les liens qui raffermissent.
Au lieu de procéder ainsi, le chirurgien peut porter sur la partie moyenne et postérieure de rarliculation le talon du bistouri, puis, dirigeant cet instrument sur le côté et ensuite à la face palmaire du doigt , former le premier lambeau latéral, qu’il est facile de détacher et de relever. L’instrument ouvre alors le côté correspondant de la jointure, y pénètre , et, contournant la base de la phalange, termine l’opération en taillant le second lambeau. Ce procédé, dans lequel il faut éviter de rendre la plaie irrégulière et de former les lambeaux trop longs , trop courts ou non symétriques , est moins douloureux pour le malade et d’une exécution plus rapide que le précédent.
Ayant remarqué qu’après les amputations qui nous occupent les doigts voisins ne se rapprochent qu’à leur