‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 24 sur 170 · LIV. I. CHAP. II. DE L INFLAMMATION · texte numérisé non relu

LIV. I. CHAP. II. DE L INFLAMMATION

linge sec et d’une bande. L’inflammation se concentre graduellement autour de l’escarre, qui détache et laisse après elle une plaie simple qu’on peut, ou laisser se cicatriser, ou entretenir ouverte avi moyen de pois ou d’autres corps étrangers.

Lorsque l’on veut produire avec les moxa une irritation vive et prolongée dans les parties extérieures du corps, il faut les faire petits et les appliquer deux par deux , à cinq ou six jours d’intervalles, de manière à ce qu’il y ait toujours un grand nombre de plaies, dont les unes se cicatrisent, tandis que d’autres sont en pleine suppuration, et que sur les derniers l’escarre commence seulement à se détacher. Cette méthode est souvent très utile dans les inflammations chroniques des organes intérieurs ou des articulations profondes.

A tous les moyens déjà indiqués de rubéfier , d’enflammer ou de désorganiser les tégumens , il faut ajouter l’ammoniaque concentrée. M. Gondret a combiné cet alcali avec le suif, et en a formé une pommade, au moyen de laquelle on peut à volonté produire l’un des trois effets dont il s’agit. Étendue sur du linge, e|^formant une cou-^ che d’une demi-ligne ou d’une ligne d’épaisseur, cette pommade n’a besoin de rester que de six à dix ou à quinze minutes pour que son action soit achevée. Alors on ôte le topique, on lave la partie , et le lieu de l’opération est recouvert d’un linge sec, ou enduit de cérat si fépîderme est enlevé. La pommade de M. Gondret présente d’incontestables avantages ; mais aussi elle a l’inconvénient de perdre bientôt de sa force, et il est fort difficile de la conserver à un haut degré d’activité. Aussi, quelques personnes préfèrent- elles se servir de l’ammoniaque pure.

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dont elles imbibent une compresse épaisse, qui, après avoir été convenablement exprimée , est appliquée pendant un temps plus ou moins long sur la partie. De cette manière, on produit plus sûrement les effets que l’on attend de la substance irritante, dont on peut à chaque instant constater et changer au besoin le degré de concentration.

Un des moyens les plus simples et les plus actifs de déterminer des révulsions à l’extérieur consiste dans l’eau bouillante, avec laquelle on imbibe des compresses qui, étant rapidement appliquées sur la peau, la rougissent, l’enflamment ou la désorganisent dans une étendue plus ou moins considérable. Ce procédé peut être employé avec sûreté toutes les fois que l’on se propose de produire une action irritante brusque, vive, et susceptible d’occasioner une secousse violente; tels sont les cas d’apoplexie, de syncopes , de convulsions, etc.

La douleur est l’élément indispensable de toute révulsion. Les agens et les procédés qui excitent les souffrances les plus vives constituent donc les révulsifs les plus puissans et les plus sûrs dans leurs effets. Ce sont eux que l’on doit préférer, toutes les fois que les irritations sont enracinées dans les organes, et qu’elles ne peuvent être que difficilement déplacées. Ils conviennent exclusivement aussi dans tous les cas où les viscères les plus importans sont le siège de congestions violentes, dangereuses, et de la prompte cessation desquelles dépend la vie des sujets» Bien entendu que, dans ces circonstances graves , on unit les évacuations sanguines et les applications réfrigérantes locales , à l’emploi des révulsifs.

J. Application de l’eau Louillaiite.

Les agens les plus douloureux sont ceux qui

produisent le plus sûrement les révulsions.

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