LÉSIONS DU PÉNIS
térieures auraient- elles disposé les parties à devenir le siège de phlegmasies désorganisatrices ? Quoi qu’il en soit, le carcinome, reconnaissable ici à tous les caractères qui le distinguent dans les autres parties du corps, exige l’ablation du pénis. Pour pratiquer cette opération, le sujet étant placé sur le bord droit de son lit, on saisit, de la main gauche, la partie antérieure de la verge, en attirant la peau en avant , tandis qu’un aide soutient près du pubis ce qui doit rester de l’organe. Un bistouri à lame longue sert h. le diviser d’un seul trait. Après la ligature des vaisseaux, une sonde est introduite à demeure dans la vessie, et la plaie, couverte d’un appareil fort simple, se cicatrise ensuite avec facilité. Dans un cas de cancer très étendu du pénis, M. Dupuytren poursuivit la maladie jusqu’à la naissance des corps caverneux, afin de l’emporter tout entière. Lorsqu’une ulcération rongeante n’affecte que les tégumens de la verge, ou pénètre superficiellement dans le tissu cellulaire, il faut ou l’emporter avec l’instrument tranchant, ou désorganiser sa surface, soit au moyen de la pâte arsénicale, soit à l’aide du cautère actuel, de manière à conserver i’orsiane.
La gangrène de la verge n’exige jamais l’ablation de cette partie : il faut attendre la séparation spontanée des escarres. La dilatation des corps caverneux, maladie rare, dont on trouve un exemple dans l’ouvrage d’Albinus, devrait être combattue par le repos, la compression, les applications froides et astringentes.
Il exige l’aiiiputation de l’organe
Ab'alion des ulcères carcinomaleux siiperliciels.
9^ Gangrène de la verge.
lo'^ Anévrisme des corps caverneticç.
4ï4 maladies de l’app. respiratoirEj etc.