LÉSIONS DU LARYNX ET DE LA TRACHÉE-ARTÈRE
visage , une suffocalion iuirainente , tels sont les prenriiers elFets produits par le contact d’un corps étranger sur la membrane muqueuse laryngo-trachéale. Si ce corps> est liquide ou peu volumineux, les efforts d’expulsion qu’il excite suffisent pour le chasser, et le calme se rétablit. Lorsque , au contraire , il ne peut repasser par la glotte , les accidens se prolongent pendant plus ou moins longtemps, et ne se calment que quand il s’est arrêté, soit dans les ventricules du larynx, soit à l’entrée des divisions des bronches. Alors la respiration redevient libre jusqu’à ce que le corps étranger, se déplaçant de nouveau, reproduise, et la toux, et les menaces de suffocation. C’est ainsi qu’une cause permanente produit quelquefois des effets intermittens.
Les circonstances commémoratives, les accidens auxquels le sujet est en proie , la sensation qu’il éprouve d’un corps étranger qui parcourt la trachée-artère de haut en bas et de bas en haut , ne permettent pas de méconnaître la lésion qui nous occupe. Il faut alors ouvrir le conduit irrité et extraire le plus promptement possible le corps qu’il renferme.
Cette circonstance n’est pas la seule qui puisse rendre une telle opération nécessaire. Il arrive quelquefois, bien que rarement, que l’inflammation aiguë du pharynx se prolonge à la glotte, et en tuméfie tellement les bords que l’entrée et la sortie de l’air en deviennent, ou fort difficiles, ou impossibles. L’infiltration séreuse du tissu cellulaire sous-muqueux du larynx, h laqjielle on a donné le nom d’angine œdémateuse ou d’œdème de la glotte, produit également la suffocation et peut rendre indispensable l’ouverture d’un passage anormal à l’air.
Accidens
qu’ils
détermiuentj
3 Obturation de la glotie par
l’inflammation
ou
par l’ccdbme.
La
Lioncliotoruie peu! être exécutée suivant trois mélliodes.
Laryngotomie.
Appareil,
Procédé
opératoire.
Pansement du sujet lorsque l’on ne veut
4l6 L. IV. CH. I. MALADIES DE l’aPP. RESPIRATOIRE, CtC,
La bronchotomie , ou l’incision du conduit laryngotrachéal , peut être exécutée d’après trois méthodes, suivant que l’on attaque le larynx , la trachée-artère , ou que la division, commencée à la première de ces parties, se prolonge à l’autre.
Pour pratiquer la laryngotomie , ou Fouverlure du larynx , il faut que le malade soit couché sur le dos , la poitrine élevée, la tête soutenue et légèrement inclinée en arrière. Les objets que l’on a dû préparer sont: un bistouri droit, un bistouri boutonné , des ciseaux, des pinces , des fds cirés , une éponge, de la charpie, des compresses, et, si l’on veut entretenir ouverte la plaie que l’on va faire, une canuîe longue d’un pouce, aplatie , large de deux à trois lignes, et garnie, à Fune de ses extrémités, d’un rebord saillant percé de deux trous.
Le chirurgien, placé au côté droit du malade , fait, ati devant du cou, une incision étendue de la partie moyenne du cartilage thyroïde au bord Inférieur du cricoïde. Les fibres des muscles sterno-hyoïdiens et slerno-thyroïdiens doivent être écartées latéralement, afin de mettre à découvert la membrane crico - thyroïdienne. Le doigt indicateur de la main gauche, porté dans la plaie, e.xplore la surface de cette membrane, et son ongle, qui est tourné en bas, sert de guide au bistouri, avec lequel on l’incise transversalement. Un rameau artériel assez volumineux rampe sur lu membrane crico- thyroïdienne; mais on l’évite facilement, en pratiquant la division près du cartilage thyroïde et parallèlement à son bord inférieur.
S’il ne s’agit que d’ouvrir un passage à Fair, l’opération est alors terminée. Afin que la plaie reste béante ,